«Le Challenge 255 est sauvé»

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Le Challenge 255 est sauvé.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Baie-du-Febvre) «Le Challenge 255 est sauvé à l'heure actuelle. Nous aurons une très belle fin de semaine en 2015.» Voilà l'annonce que réservait le président de l'événement, Robert Jutras, à la centaine de citoyens venus assister, mercredi soir, à une séance d'information au centre communautaire de Baie-du-Febvre.

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Robert Jutras

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

C'est que la survie de l'activité était menacée en raison d'un manque à gagner de 250 000 dollars. Or, si la campagne de financement en ligne, devant se terminer le 31 janvier, n'a pas donné de résultats, la sollicitation directe aura déjà permis à l'organisation d'amasser la somme de 130 000 dollars, sur un objectif minimal de 150 000 $. Et cette approche est toujours en cours avec, dit-on, «beaucoup de contacts en marche».

Le président Jutras attribue l'échec de la méthode en ligne à des informations véhiculées sur les réseaux sociaux. «On n'a pas mis de l'argent dans nos poches et c'est pas vrai qu'on a mal géré. On a eu des problèmes», a-t-il clairement affirmé.

Les dirigeants ont donc choisi «une autre façon à l'ancienne» d'effectuer une campagne de souscription, soit visiter directement les petites entreprises, les commerces et les particuliers, mais par une «collecte en fidéicommis».

Les «donateurs» acceptent de prêter une somme d'argent remboursable sur deux ou trois ans, à un taux d'intérêt de 5 %. Disposant aussi d'actifs, le Challenge 255 souhaite obtenir de l'aide des institutions financières qui, combinée à un budget d'austérité pour 2015, devrait permettre le remboursement graduel des fournisseurs, pour un total de 320 000 $.

Bien que l'événement organisé à Baie-du-Febvre connaisse du succès depuis une dizaine d'années, ayant même atteint plus de 50 000 visiteurs en 2013, les pluies diluviennes de l'été dernier ont ravagé les terrains du Challenge 255, occasionnant des dépenses importantes pour restaurer le sol et une baisse significative du nombre de visiteurs d'une journée. «J'ai des pertes à trois postes budgétaires: les entrées quotidiennes (-170 000 $), le stationnement (-10 000 $) et les bars (-50 000 $ à - 60 000 $)», a répété, mercredi, le directeur général, Patrice Proulx.

Depuis l'arrivée du Challenge 255 sur le nouveau site en 2010, de nombreux investissements ont été faits pour améliorer l'expérience des festivaliers. Et 2014, il y a eu l'acquisition «au moment propice» d'une nouvelle propriété pour adapter l'offre à l'achalandage. «Les dépenses et les investissements sont complétés», a-t-on fait savoir.

Déterminés à tenir la barque à flot et, aussi, à répliquer à leurs détracteurs, les administrateurs ont expliqué que dans la réalité, chaque «visiteur» n'est pas synonyme d'une entrée payante. Et on a finalement précisé les salaires (193 000 $) et les honoraires professionnels (près de 24 000 $) en plus de justifier une longue liste de travaux et d'achats d'équipements.

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