Cri du coeur du Centre-du-Québec: «Notre territoire est orphelin»

Jean-Guy Doucet, président de la Chambre de commerce et... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Jean-Guy Doucet, président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Impatiente de voir des projets se concrétiser, la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec (CCICQ) lance un cri du coeur aux instances gouvernementales et à Hydro-Québec pour une action rapide dans les dossiers en dormance.L'organisme digère mal qu'aucune annonce formelle ou aucun investissement tangible n'ait eu lieu de la part de Québec et de la société d'État en matière de développement économique régional.

«On constate que la région est toujours en mode attente depuis la fermeture de Gentilly-2. C'est tout à fait déloyale la façon que nous avons été traités dans la région. Que de belles promesses», affirme le président Jean-Guy Doucet, pour qui l'heure est à la «priorité rive sud».

Celui-ci rappelle que la région «s'est même fait passer sous le nez» le centre de relève de données d'Hydro-Québec. «On s'est fait dire que Nicolet-Bécancour ne correspondait pas aux critères de l'entreprise. Malgré tous les efforts déployés par le député Donald Martel, il est évident que notre territoire est orphelin au niveau des gouvernements», déplore M. Doucet.

La Chambre appuie d'ailleurs les propos du représentant caquiste concernant la mise en place d'un centre de recherche. «Il est d'une importance capitale de conserver l'expertise de nos ingénieurs dans la région et on s'attend à ce que le gouvernement agisse rapidement dans ce dossier et demande à Hydro-Québec de réunir tous les éléments favorables à la création de cette infrastructure qui comblerait une partie des pertes que nous avons subies dans la région», plaide le président de la CCICQ.

Confiante que les entreprises telles qu'IFFCO, Quest et Stolt LNGaz s'installent dans le parc industriel et portuaire de Bécancour, la Chambre demande formellement au gouvernement de maintenir les tarifs concurrentiels d'électricité aux entreprises du parc pour consolider les usines actuelles, dont Silicium et Olin.

«Et on veut un tarif concurrentiel d'électricité comme atout majeur pour attirer de nouvelles entreprises. Le parc doit retrouver ses avantages dans une économie mondiale. C'est au gouvernement de mettre des conditions favorables quand l'économie est au ralenti», poursuit M. Doucet.

À son avis, l'autoroute 55 est un bel exemple d'investissement à court terme que pourrait réaliser Québec pour, oui, améliorer la sécurité du tronçon, mais aussi, faire travailler les gens dans une région «qui vit avec des fermetures d'usines et des retards de projets».

Et la Chambre est convaincue que le ministère des Transports possède les statistiques d'achalandage pour aller de l'avant «au lieu de réagir à une catastrophe malheureuse».

«Faut-il sortir avec des casseroles pour être entendu? Le projet de l'autoroute 55 devient un projet structurant, concret et réalisable au printemps 2015 pour le gouvernement alors que le ministre des Transports, Robert Poëti, a placé la sécurité routière au sommet de ses priorités», soutient la directrice générale Martine Pépin.

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