Les drapeaux en berne à cause de l'austérité à Nicolet

Le maire de Nicolet, Alain Drouin, reste amer... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le maire de Nicolet, Alain Drouin, reste amer des mesures d'austérité du gouvernement Couillard.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Nicolet) L'an dernier, seulement trois personnes avaient jugé bon de s'enquérir des prévisions budgétaires. Cette fois, les mesures d'austérité du gouvernement Couillard, qui privent la ville de 175 000 $, et les sorties du maire Alain Drouin ont amené plusieurs dizaines de citoyens à se déplacer à l'hôtel de ville, où les drapeaux avaient été mis en berne pour l'occasion.

Si la population présente a été en mesure de constater l'ajout de 353 668 $ dans la colonne des revenus, elle a pu apprendre du même coup que la hausse du fardeau fiscal pour 2015 allait être en moyenne de 2,13 %.

Pour le secteur de Nicolet, l'augmentation moyenne de la taxe résidentielle est de

1,64 % alors que pour Saint-Jean-Baptiste et Nicolet-Sud, elle est respectivement de l'ordre de

2,14 % et 2,60 %.

Concrètement, pour une maison de 128 231 $ à Nicolet, soit la valeur moyenne, cela représente une augmentation de 33,34 $. Ainsi, la taxe foncière générale pour le résidentiel passe de 0,97 $ à 0,996 $ du 100 dollars d'évaluation.

Au budget 2015, du côté des fermes de culture, l'écart sur le compte de taxes varie entre

2,69 % et 2,73 %. Au plan industriel, les hausses varient de 2,07 % à 3,85 % selon les secteurs. Quant à l'École nationale de police qui est évaluée à 58,4 millions $, l'augmentation de 2,04 % va représenter des taxes additionnelles de 18 114 $, pour un total de 907 013 $. Par ailleurs, l'enlèvement et la récupération des ordures resteront respectivement à 90 et 35 dollars l'unité.

Le budget 2015 connaît donc une hausse de 353 668 $ par rapport à l'an dernier, pour se situer à 12 281 532 $, et ce, malgré un recul de 104 204 $ au poste tenant lieu de taxes, conséquence du pacte fiscal transitoire, et de 11 865 $ au niveau des transferts. Quant à l'assiette fiscale, elle passe de 806 à 821 millions de dollars, soit une hausse de 1,8 %. Mais la partie imposable grimpe de 2,5 %, passant de 601 à 616 millions de dollars.

En ce qui concerne le budget triennal d'immobilisations 2015-2017, il totalise 30,4 millions de dollars. Même si leur réalisation est compromise tant et aussi longtemps que le prochain pacte fiscal ne sera pas connu, la réfection du boulevard Louis-Fréchette, la nouvelle bibliothèque et la rénovation de l'hôtel de ville figurent toujours au menu de la prochaine année avec des sommes respectives de 2,6 millions $, 2 150 000 $ et 1,3 million de dollars.

«Si on a mis un frein aux dépenses qui nécessitent des investissements à long terme, c'est en raison de l'incertitude qui plane autour du monde municipal au lendemain du pacte fiscal transitoire», a rappelé le maire Drouin.

Si Québec devait donner suite aux recommandations de la commission Robillard, soit couper 1,3 milliard de dollars, le premier magistrat estime à 700 000 dollars l'impact sur le prochain budget de sa ville. 

«Il faudrait fermer le centre sportif de l'École nationale de police et l'aréna et attendre que la neige fonde car on ne peut plus aller chercher l'argent dans le CLD, ni dans la CRÉ», a-t-il donné comme exemple.

Déjà, pour la préparation du budget 2015, les directeurs de service ont dû refaire leurs devoirs après l'annonce des compressions de 300 millions de dollars. «Et les partenaires de la Ville sont tous un peu maltraités, avec une diminution de 10 % de leur budget», a-t-il déploré.

Pour Alain Drouin, le ministre Pierre Moreau «va trop loin quand il nous menace». «Le monde municipal ne peut plus accepter ce genre d'intervention là», a-t-il conclu.

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