Une année mi-figue, mi-raisin à Bécancour

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Après une année de «mise en place», le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, s'attend à une bonne année 2015 avec le 50e anniversaire de sa ville.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Un an après son retour à l'hôtel de ville à Bécancour, l'homme est serein. Visiblement satisfait de son comeback réalisé 18 ans après un premier règne de 1986 à 1995, Jean-Guy Dubois affiche un calme qui s'explique par cette capacité qu'il a développée à gérer ses frustrations.

Car si le politicien expérimenté a eu plusieurs raisons de se réjouir au cours des douze derniers mois, la «boulimie réglementaire» et la dormance économique l'ont amené plus d'une fois à exprimer son impatience.

«C'est incroyable le nombre de réglementations et d'intervenants avant de réaliser quelque chose. C'est pénible à manoeuvrer», confie celui qui apprécie le Livre blanc proposé par l'UMQ pour le «dégraissement des structures et des règlements».

Par ailleurs, le maire Dubois parle de «gestion de l'incertitude» et «d'attentes pénibles» au plan économique alors que, dit-il, «plein de projets flottent autour, mais la pluie ne tombe pas encore», faisant allusion à IFFCO qui a reporté le début de la construction de son usine d'engrais dans le parc industriel.

Et à cela vient s'ajouter le fameux Fonds de diversification économique créé dans la foulée de la fermeture de la centrale nucléaire et «qui n'a pas porté ses fruits pour des raisons d'ordre structurel».

«On n'est pas équipé pour en profiter pleinement. On est une population de 13 000 habitants, les projets proviennent d'entreprises et celles de 25 emplois et plus qui sont susceptibles d'en présenter sont seulement au nombre de neuf sur le territoire. On ne peut pas s'attendre à ce que les projets pleuvent. On n'est pas une pépinière comme Drummondville», explique-t-il.

Ce qui ne l'empêche pas de s'attendre à une attention particulière de la part du gouvernement envers Bécancour. «On va le tester dans les deux derniers mois de l'année», promet-il.

Car celui-ci est à peaufiner un plan de développement économique qui comprendra, entre autres, un arrimage entre le CLD de la MRC de Bécancour et son futur Carrefour entrepreneurial, une sorte de guichet unique pour les entreprises.

Cette dernière idée faisait d'ailleurs partie de l'une des recommandations découlant de son chantier économique réalisé tel que promis dans les 100 premiers jours de son mandat. L'accomplissement des «travaux de Dubois» figure d'ailleurs sur la liste de ses bons coups.

Tout comme sa décision de confier des «ministères» aux conseillers municipaux «sans limousine, ni garde du corps», s'amuse-t-il à les taquiner. «C'est l'un de mes bonheurs d'avoir un conseil très engagé. Ça donne une image de cohérence et ils prennent leur charge très à coeur. Et les cadres ont embarqué là-dedans», se plaît-il à raconter tout en soulignant «la belle atmosphère» qui règne à l'hôtel de ville.

En plus de s'être attaqué à la gestion de la dette, le «nouveau» maire a voulu «dédramatiser» la question environnementale avec la Commission consultative en environnement. Et ce promoteur du développement durable se réjouit que le conflit autour du tourisme ait été réglé.

«Je suis heureux de la participation citoyenne à Bécancour. Nous avons des événements et des équipements intéressants. Les gens de Bécancour se rassemblent bien et facilement. Et on verra la fierté locale des six villages lors des fêtes du 50e l'an prochain. Ce sera une très grosse année 2015 et en novembre, on dévoilera la programmation et nous allons rajeunir l'image de la Ville», fait-il savoir.

Autre sujet de fierté depuis son élection du 3 novembre 2013: ce lien développé avec Trois-Rivières. «On se regardait dos à dos au fleuve. On disait que la job est à Bécancour et que le bonheur est à Trois-Rivières. On se parle très régulièrement pour une stratégie complémentaire de développement et c'est prometteur», affirme celui qui a déjà avancé le concept de zone économique naturelle (zen).

Lors de son premier passage à l'hôtel de ville, ce dernier aura assisté à l'arrivée des grandes industries telles que l'Aluminerie de Bécancour, Norsk Hydro et Petresa, devenue Cepsa. Mais cette fois, Jean-Guy Dubois aura commencé son mandat avec la disparition de 800 emplois.

«L'époque des méga projets est révolue. On commence à écrire l'histoire de l'après-Gentilly-2», conclut celui qui travaille toujours à l'implantation d'un incubateur.

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