L'incertitude vient gâcher la fête

:Dans l'ordre habituel, on retrouve Suzanne Boucher, présidente... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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:Dans l'ordre habituel, on retrouve Suzanne Boucher, présidente de la CDC et directrice du Centre d'action bénévole, Josée Gariépy, directrice du Centre du Plateau Laval, Anthony Deshaies, agent de concertation de la CDC, et Marie-Line Audet, directrice de la CDC.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) La Corporation de développement communautaire (CDC) de la MRC de Bécancour était fière de dévoiler un portrait de la contribution sociale et de l'empreinte économique des 24 organismes du territoire. Or, la politique d'austérité du gouvernement libéral est venue assombrir la célébration d'un pareil bilan.

«Les organismes communautaires sont déjà sous financés et à bout de souffle. Il y a des limites à la créativité pour rejoindre les deux bouts. Et il y a une hausse importante des besoins», a lancé la directrice de la CDC, Marie-Line Audet.

Selon elle, il est déjà préoccupant de constater qu'au Centre-du-Québec, le quart des bénéficiaires de l'aide alimentaire ne sont pas des prestataires de l'aide sociale.

«De plus, une grande partie de la MRC de Bécancour constitue un désert alimentaire où l'accessibilité à des aliments sains à faible coût est très limitée», a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, la CDC se dit inquiète de voir disparaître des interlocuteurs privilégiés à l'échelle locale. «Un fonctionnaire à Trois-Rivières, chargé d'appliquer des directives de Québec, sera-t-il sensible à la réalité vécue à Saint-Sylvère? Existera-t-il encore une quelconque marge de manoeuvre pour appliquer les programmes sociaux ou mesures gouvernementales afin qu'elles répondent efficacement aux besoins locaux?», se demande Mme Audet.

En cette Semaine nationale de visibilité de l'action communautaire autonome, l'occasion était donc belle pour la CDC afin d'exprimer ses craintes, mais surtout, de faire valoir l'importance du mouvement qui rejoint près de 30 % de la population.

«Les 640 bénévoles donnent plus de 60 000 heures chaque année pour une valeur de près de 630 000 dollars calculée au salaire minimum. De ces personnes, 150 participent à la gestion active des organismes en siégeant sur les conseils d'administration», a souligné l'agent de concertation, Anthony Deshaies.

Celui-ci a signalé le fait que le mouvement communautaire représentait un employeur de choix dans la MRC avec ses 130 emplois et sa masse salariale de 3,5 millions de dollars. «On est au 11e rang, devançant Télébec», a-t-il fièrement indiqué.

En matière de revenus, les organismes comptent en moyenne sur plus de six sources différentes et 30 % provient du milieu, soit plus de 1,5 million $.

Finalement, la directrice du Centre du Plateau Laval, Josée Gariépy, a témoigné des nombreux services offerts à la communauté. «On est vraiment un milieu de vie», a-t-elle conclu.

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