Gaétane Désilets quitte la vie politique

Élue à la mairie de Bécancour le 12... (Photo: Émilie O'Connor)

Agrandir

Élue à la mairie de Bécancour le 12 août 2012, lors d'un scrutin partiel rendu nécessaire par le départ inattendu de Maurice Richard, Gaétane Désilets a annoncé hier qu'elle ne sollicitera pas un autre mandat en novembre prochain.

Photo: Émilie O'Connor

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Coup de théâtre, hier, à la Ville de Bécancour. La mairesse Gaétane Désilets a annoncé à son conseil municipal qu'elle ne sollicitera pas un nouveau mandat le 3 novembre prochain.

«Je me suis choisie. C'est trop exigeant au niveau du temps. Je suis déchirée entre la Ville et moi. Je veux du temps pour moi», a-t-elle confié hier midi au Nouvelliste en marge d'un dîner d'affaires, visiblement émue, avant d'aller annoncer la nouvelle à ses collègues, en caucus privé.

Elle avait été élue le 12 août 2012 lors d'un scrutin partiel rendu nécessaire par le départ inattendu de Maurice Richard, en avril de la même année, pour le poste de président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour.

«J'étais en vacances quand Maurice a annoncé son départ et j'ai appris ça dans Le Nouvelliste», avait-elle déjà raconté.

C'est sans complexe que Gaétane Désilets aspirait à chausser les grands souliers du maire sortant, d'autant plus qu'elle offrait un renouveau par rapport à son adversaire, Jean-Guy Dubois. Un «beau défi» qui nécessitait toutefois sa démission de son poste de conseillère.

Mais à la tête de la municipalité, elle aura connu une année passablement chargée avec la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 et la création du Fonds de diversification économique. C'est sans compter tout le tourbillon médiatique dans lequel elle aura été plongée.

«Avec l'urgence des choses, ça s'est bousculé et tu veux travailler à ta Ville», raconte celle qui a vite connu les semaines de travail de sept jours.

Parallèlement, la mairesse aura brassé sa cage à la table de la MRC dans le dossier du tourisme, croisant le fer plus d'une fois avec son homologue de Saint-Pierre-les-Becquets, Jean-Guy Paré.

«Il y a dix ans, j'ai pris ma retraite de Télébec et j'ai fait dix ans de politique municipale. À l'aube de mes 57 ans, je n'avais pas le goût d'un mandat de quatre ans», a-t-elle admis.

Reconnue pour ses implications bénévoles, la p'tite fille de Saint-Grégoire avait été invitée à faire le saut à l'hôtel de ville en 2003. Elle aura encore été réélue sans opposition en 2005 et 2009 dans son secteur natal. Et sa courte victoire de 32 voix à la mairie aux dépens d'un ancien premier magistrat, elle la doit en bonne partie aux gens de son quartier.

«Quand je me suis présentée, j'avais alors un projet de voyage», fait savoir celle qui aura mûri sa décision au début du mois d'août alors que les différents élus faisaient connaître leurs intentions autour d'elle.

Gaétane Désilets quittera donc la vie politique avec de beaux projets sur la table: la venue d'IFFCO dans le parc industriel, les fruits éventuels du Fonds de 200 millions de dollars, un échangeur 55 prometteur pour le développement commercial et un Office de tourisme sur les rails.

Par contre, la mairesse aura dû composer au cours des dernières semaines avec la grogne entourant la fermeture de centres de services Desjardins dans divers secteurs de Bécancour.

«Je suis rendue à cette étape de ma vie», conclut celle qui retenait ses émotions en quittant l'Auberge Godefroy pour se rendre à son hôtel de ville.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer