Le camp Notre-Dame-de-la-Joie est à vendre

Le camp Notre-Dame-de-la-Joie est à vendre.... (Photo: François Gervais)

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Le camp Notre-Dame-de-la-Joie est à vendre.

Photo: François Gervais

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Nicolet) Déjà l'an dernier, le cri d'alarme des dirigeants laissait présager le pire. Voilà que le 6 mai, le conseil d'administration a finalement décidé de mettre en vente le camp Notre-Dame-de-la-Joie. Une décision qui, dit-on, était rendue inévitable en raison de l'évolution du marché des colonies de vacances et des camps de jour, des pertes financières accumulées au cours des dernières années par l'organisme sans but lucratif et d'une succession d'événements.

«La valeur marchande du terrain et des bâtiments constitue un atout qu'il ne faut pas dilapider, par respect à l'égard des personnes qui ont soutenu cette oeuvre au fil des décennies», a commenté le procureur diocésain de Nicolet, Claude Larose.

À l'heure actuelle, la valeur des immobilisations du CNDJ situées à Nicolet, en bordure du fleuve Saint-Laurent, terrains et bâtiments, est estimée à plus d'un million de dollars.

«Il s'agit d'une estimation faite par une firme professionnelle en date de 19 novembre 2010», précise Claude Larose. Et bien que le terrain soit situé en zone verte, la vocation institutionnelle du lieu est protégée par un droit acquis, dans l'éventualité d'une vente.

Outre les chalets et dortoirs, l'emplacement compte des constructions intéressantes pour un éventuel acquéreur. Le pavillon L'Assomption, construit en 1991, affiche une capacité d'accueil de 150 à 200 personnes.

Ce bâtiment comprend un équipement de restauration en excellent état. Le manoir d'Youville, quant à lui, offre une salle pouvant accueillir environ 60 personnes. La propriété est dotée d'une piscine creusée, d'installations équestres et de nombreux autres attraits.

Une décision crève-coeur

La fragilité financière de l'organisme s'est installée graduellement. Au cours des dernières années, les membres du conseil d'administration ont tenté d'orchestrer une relance des activités en développant un créneau distinctif pour le CNDJ.

Malheureusement, leurs projets n'ont pu voir le jour malgré leur grand potentiel. En décembre dernier, le conseil d'administration avait annoncé la suspension des activités de camp d'été qui se tenaient annuellement au CNDJ, pour ne poursuivre que ses opérations de location de salles.

Le vice-président de la corporation, André Martin, dresse le bilan suivant: «En 63 ans d'existence, des dizaines de milliers de jeunes ont fréquenté le camp; des milliers de personnes handicapées y ont vécu des séjours heureux en offrant un répit à leur famille; les écoles primaires et secondaires de la région ont pu y vivre des classes vertes; des dizaines de milliers de personnes ont bénéficié de l'emplacement pour des réceptions. Le CNDJ a travaillé intensivement pour continuer de servir la population tout en respectant ses valeurs. C'est pourquoi nous réaffirmons notre fierté d'avoir servi la communauté pendant 63 ans».

L'organisation continue d'entretenir les lieux et d'ouvrir ses portes pour les contrats de location courants.

Au terme de sa réflexion, le conseil d'administration estime qu'il vaut mieux offrir la chance à un acquéreur de relancer ou de réorienter les activités du site de manière inventive, sans aggraver sa situation financière.

«Nous conservons l'espoir qu'un organisme intéressé à la mission éducative et communautaire du camp puisse en prendre la relève avec les ressources nécessaires à sa revitalisation», indique Claude Larose, nouveau membre du conseil d'administration.

Le camp Notre-Dame-de-la-Joie est à la base une oeuvre diocésaine, incorporée comme organisme sans but lucratif en 1978 en vertu de la Loi des évêques catholiques romains. À sa dissolution, les actifs ou les pertes résiduelles seront remises à la Corporation épiscopale de Nicolet.

Portes ouvertes

Le camp accueillera toutes les personnes intéressées dans une formule «portes ouvertes» qui leur permettra de visiter les lieux à loisir. Les 22 et 23 mai prochains, de 10 heures à 15 heures, il suffit de se présenter sans rendez-vous au 4055, route les soixante à Nicolet.

Les personnes ou organisations intéressées à se porter acquéreur du domaine peuvent dès maintenant présenter une offre d'achat au camp Notre-Dame-de-la-Joie, à l'attention du vice-président, André Martin.

La qualité de chaque offre sera évaluée globalement, tant pour le prix offert que pour la vocation future du site.

«Toutes les offres reçues en date du 15 juin seront examinées soigneusement; l'organisation ne s'engage toutefois pas à accepter une offre, ni la plus haute ni aucune autre en particulier. Si aucune offre satisfaisante ne découle de ce processus, des mesures seront prises pour élargir le marché», a-t-on conclu.

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