Bruneau défend le travail de la CRÉ

Gérard Bruneau... (Photo: François Gervais)

Agrandir

Gérard Bruneau

Photo: François Gervais

Partager

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Sylvain Gaudreault, répète que les Conférences régionales des élus (CRÉ) devront se recentrer sur leur principale mission: la concertation, Gérard Bruneau défend le bilan de la Conférence régionale des élus de la Mauricie, dont il est le président, et assure que jamais elle ne s'est substituée à des organismes existants.

Le ministre y est en effet allé de quelques déclarations ces derniers jours dans le cadre d'entrevues accordées sur l'avant-projet de loi sur la décentralisation que prévoit déposer le gouvernement Marois. M. Gaudreault confiait que, selon lui, certaines CRÉ faisaient dans le développement économique et d'autres dans l'environnement, bref, qu'à l'échelle du Québec, toutes ses responsabilités apparaissaient pour le moins disparates, y compris le salaire des présidents.

M. Bruneau rappelle que la mission d'une CRÉ est d'établir un plan quinquennal de développement d'une région tout en offrant ses services pour assurer une concertation entre les MRC et les villes qui la composent. Les cinq orientations du dernier plan quinquennal était de diversifier l'économie de même que les compétences des Mauriciens, améliorer la qualité de vie des communautés, mettre en valeur le territoire de façon durable et enfin, d'améliorer les infrastructures régionales de transport et de télécommunication.

«Je pense honnêtement qu'en Mauricie, on n'a pas de problème vis-à-vis ça. Il y en a peut-être dans d'autres endroits, mais il reste qu'ici tout se fait dans la concertation et par ententes entre les villes et les territoires. Nos compétences n'interfèrent pas avec celles des MRC ou les villes, soutient-il... sauf si c'est elles qui demandent à la CRÉ d'agir en leur nom.»

Gérard Bruneau rappelle qu'il est lui-même maire et préfet et qu'il ne veut pas que la CRÉ dédouble les dossiers avec la MRC des Chenaux. «En Mauricie, j'ai senti une synergie lorsque nous avons préparé le dernier plan quinquennal. Il y avait la collaboration de la société civile, des ministères, des municipalités et des MRC. On tirait tous dans le même sens même si des opinions divergeaient parfois.»

Au moment de l'entrevue, M. Bruneau sortait justement d'une réunion de la Commission régionale des ressources naturelles où il fut question des propos du ministre des Affaires municipales.

«J'ai rappelé aux gens sur quoi portaient nos compétences, soit le Fonds de développement régional, qui répond à des demandes de la part des territoires concernant des projets qui ont des retombées sur plusieurs territoires, exemples: les Jeux du Québec, la Coupe Memorial. Le fonds était là pour aider à bâtir le cadre financier. On a aussi le volet II qui vient en aide aux travaux en forêt privée ou publique. La CRÉ redistribue l'argent aux MRC et aux villes sur une base fixée par elles-mêmes. Même chose pour le Fonds québécois d'initiative sociale, ça passe par la CRÉ mais tout redescend au niveau des territoires qui décident des projets. La CRÉ sert seulement de boîte aux lettres, suivant une entente décidée par les territoires. Tout ce que l'on fait, c'est vérifier si ça respecte les normes fixées par les ministères. Même chose pour le Plan de développement en agriculture de la Mauricie, etc.»

Gérard Bruneau est formel, tous ces dossiers ne relèvent pas des villes ou des MRC. À son avis, il serait impensable que le développement des ressources naturelles relève d'une ville seulement.

«Mais je comprends ce que certains peuvent dire des CRÉ. Il y a toujours eu cette crainte du dédoublement. On a eu ce débat au niveau de l'assemblée à Québec, avec M. Bernard Généreux, président de la FQM. On craignait qu'à la longue, Québec passe par dessus des MRC pour faire affaires uniquement avec les CRÉ. La fameuse question de la décentralisation relance le débat. Les MRC veulent que cette dernière se fasse en leur faveur. Et j'abonde dans le même sens. Cela dit, il y a des décisions purement locales qui doivent le rester.»

Il note également qu'il espère que la nouvelle décentralisation de pouvoirs s'accompagnera de budget et qu'on ne refera pas le coup du transfert des routes sans ajuster le budget pendant 20 ans. Cela dit, la disparité observée au Québec dans le traitement des élus des conférences régionales est aussi une réalité dans la région.

À la Conférence régionale de la Mauricie, le président Gérard Bruneau reçoit 20 000 $, et se dit à l'aise avec ce salaire. Du côté de la Conférence régionale du Centre-du-Québec, la présidente, Francine Ruest-Jutras, touche 10 000 $, les deux vice-présidents 4000 $ par année et les membres du conseil d'administration, 100 $ par séance.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer