Un été chargé pour Heidi Levasseur

 

Gabriel Delisle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'été d'Heidi Levasseur s'annonce très chargé. La sirène de la rivière Saint-Mauricie descendra la rivière des Outaouais entre Gatineau et Montréal avant de répéter le tour du lac Saint-Jean pour ensuite s'attaquer au colossal défi de traverser à la nage le fleuve Saint-Laurent de Baie-Comeau à Matane. Heidi Levasseur confirme de plus adorer la Mauricie et est maintenant déterminée à y rester.

Heidi Levasseur tentera de nager en juin prochain les quelque 200 km dans la rivière des Outaouais qui séparent Gatineau de Montréal en huit jours. «C'est un défi semblable à la descente à la nage de la rivière Saint-Maurice où j'avais nagé entre La Tuque et Trois-Rivières environ 165 km en 2010», avoue-t-elle. «C'est près de 30 km par jour.»

Descendre la rivière des Outaouais à la nage prend plus de temps que la rivière Saint-Maurice pour la simple raison que le courant y est moins fort. «C'est une grosse masse d'eau qui descend tranquillement. Il y a moins de courant que dans le Saint-Maurice.»

De plus, la nageuse entend arrêter dans plusieurs communautés le long de la rivière des Outaouais afin de participer à des activités sportives avec la population. Ce sera aussi l'occasion d'amasser des fonds pour les organisations sportives locales. Dans chaque ville que je visiterai, les organisations sportives vont organiser des petits tournois pour faire bouger la population. «Je veux promouvoir l'activité physique de manière différente cette fois-ci», dit-elle. «C'est important pour livrer mon message que j'arrête dans le plus de municipalités possible.»

La sirène retournera au Lac-Saint-Jean en juillet prochain pour répéter son exploit de 2010 en nageant le tour du lac. «Le parcours sera différent de celui de 2010. Je vais arrêter dans plus de villes», souligne-t-elle.

Par la suite, Heidi Levasseur s'attaquera en août à ce qui sera, selon elle, le plus gros défi de sa carrière. Elle envisage de traverser le fleuve Saint-Laurent de Baie-Comeau à Matane. «Le fleuve est un des plans d'eau les plus difficiles au monde. L'eau est froide, salée et il y a beaucoup de vagues. Il y a environ 75 km entre les deux villes.»

Heidi Levasseur estime que sa préparation physique pour réaliser ces nouveaux exploits va bon train. «Avec le printemps et le soleil qui revient, je retrouve beaucoup d'énergie», souligne-t-elle en précisant qu'elle a hâte de sauter à l'eau.

Les propos de la nageuse qui dénonçaient une certaine fermeture du monde des affaires de Trois-Rivières avaient fait grand bruit en décembre dernier. Elle affirmait que cela remettait en cause son choix de port d'attache. Plus d'un mois plus tard, elle ne sait toujours pas où elle ira en juillet. Toutefois, elle affirme ne pas vouloir quitter la Mauricie.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer