La rectrice de l'UQTR contestée

Nadia Ghazzali, rectrice de l'UQTR.... (Photo: Sylvain Mayer)

Agrandir

Nadia Ghazzali, rectrice de l'UQTR.

Photo: Sylvain Mayer

Partager

Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Arrivée en poste il y a moins d'un an, la rectrice de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Nadia Ghazzali, fait face depuis quelques mois à une opposition croissante de la part de certains vice-recteurs, cadres supérieurs et cadres et même de la Commission des études.

 

 

 

 

L'affaire a rebondi au conseil d'administration, le 15 novembre, lequel a tenu une réunion extraordinaire afin de tenter d'y voir plus clair. Résultat, le c.a. a créé un comité de trois personnes chargées d'embaucher une firme spécialisée afin d'établir un diagnostic de la situation au sein de l'organisation.

Le vice-président du conseil d'administration de l'UQTR, Yves Tousignant, a été nommé président de ce sous-comité. L'ancien directeur-général de la Ville de La Tuque explique que le conseil d'administration tient à «avoir les deux côtés de la médaille» dans cette affaire. «On veut savoir c'est quoi le malaise, le problème entre la rectrice et son entourage», dit-il.

Le Nouvelliste a pu parler, hier, à plusieurs personnes occupant des postes de direction à l'UQTR. Étant donné le profond malaise qui sévit, toutes ont insisté pour que leur nom ne soit pas écrit dans le présent reportage.

Style de gestion

Il en ressort, dans un premier temps, que certains cadres supérieurs et vice-recteurs n'apprécient pas le style de gestion de Mme Ghazzali et craignent qu'il nuise à la lancée de prospérité que vit actuellement l'UQTR.

«Mme Ghazzali a une façon de faire qui lui est propre. Sa vision est très différente de ce qu'on a pu connaître dans le passé. Je ne dirais pas que c'est en rupture avec ce qu'on a déjà eu comme recteur ou rectrice précédemment, mais disons qu'il y une certaine difficulté à ce niveau-là», nous a-t-on expliqué.

Certains sont attachés à la réorganisation mise en place en 2007 par le recteur précédent, Ghislain Bourque qui, estiment-ils, fait en sorte que l'UQTR ne cesse de progresser dans son développement et son recrutement.

Pour deux autres personnes qui ont accepté de nous parler, le malaise dont il est question n'est qu'une simple lutte de pouvoir.

«Il y des gens qui n'acceptent pas la façon dont Mme Ghazzali peut gérer la situation parce que c'est quelqu'un de démocrate», nous a-t-on expliqué. Selon ces personnes, Mme Ghazzali a l'appui du personnel enseignant et non enseignant et la contestation ne provient que de quelques membres de la haute direction, actuellement et se résume à de la «petite politique», disent-elles.

Selon un cadre supérieur à qui nous avons parlé, la rectrice est actuellement blâmée pour des choses qui ont été amorcées avant même son arrivée.

Mais Le Nouvelliste a pu apprendre que le malaise déborde du côté de la Commission des études.

Tout cela a commencé lorsque la rectrice a annoncé une restructuration, l'été dernier, annonce qui a eu l'heur d'aggraver certains malaises et conflits naissants.

«Il n'y a pas que les cadres qui sont dérangés par cette restructuration, mais les professeurs aussi du côté de la Commission des études», nous a-t-on confié. «Dès que la rectrice a déposé un document écrit sur son projet, il y a eu un vote majoritaire, si ce n'est unanime, pour reporter toute décision à la fin du mois de janvier», nous indique-t-on.

On se plaint que sa démarche a été faite en accéléré alors que les professeurs souhaitent être consultés. Les membres de la Commission des études trouvent que «le train va trop vite» et d'autres d'ajouter que les «canaux de communication doivent être rétablis».

Tant du côté des personnes qui accordent leur appui à la rectrice que des personnes qui remettent sa gouvernance en question, le diagnostic organisationnel demandé par le conseil d'administration est bien accueilli car il permettra de faire la lumière sur la genèse du problème.

Mme Ghazzali est perçue par certains comme la meilleure personne pour donner une nouvelle orientation à l'Université, soutenir la recherche et développer les cycles supérieurs. «C'est une académicienne. Ce n'est pas une entrepreneure qui va essayer de couler du béton», nous a fait valoir un de nos interlocuteurs.

D'autres se plaignent au contraire que la restructuration qu'elle veut faire «change des fonctions, enlève des pouvoirs et des rôles au niveau de la recherche qui ne vont pas dans le sens souhaité.»

La rectrice appuie la résolution

Trois-Rivières (MLA) - La rectrice de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Nadia Ghazzali, appuie la résolution du conseil d'administration de l'UQTR concernant le mandat confié à une firme indépendante afin de procéder à une analyse organisationnelle.

«Je tiens à rassurer la communauté universitaire et les partenaires de l'UQTR quant à ce processus. En aucun cas cette mesure ne viendra ralentir les projets de développement en cours, ni affecter le fonctionnement général de l'établissement», a-t-elle indiqué dans un communiqué émis en fin de journée hier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer