Ce sont les chaires en gynéco-oncologie moléculaire du professeur Éric Asselin, celle sur les trajectoires d'usage de drogues et les problématiques associées du professeur Natacha Brunelle et celle sur la neuropharmacologie moléculaire du professeur Michel Cyr qui ont été renouvelées. Les trois chercheurs se disent très heureux de voir leurs efforts des dernières années récompensés et surtout, d'obtenir les moyens pour poursuivre leurs travaux.
«Dans un contexte de plus en plus compétitif et dans lequel il faut être de plus en plus créatif, nous sommes honorés d'avoir vu nos chaires renouvelées. Ça veut dire que nous avons fait nos preuves qu'ici à l'UQTR, on peut faire de la science de calibre canadien et même international», mentionne Michel Cyr.
Les trois chaires reçoivent donc un financement de 500 000 $ chacune provenant du Programme des chaires de recherche du Canada. Deux d'entre elles ont également obtenu des fonds pour l'acquisition d'infrastructures de recherche. La chaire en gynéco-oncologie moléculaire a reçu 69 597 $ en provenance de la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI), du gouvernement du Québec, de fournisseurs d'équipement et de l'UQTR elle-même. Celle sur les trajectoires d'usage des drogues et les problématiques associées a quant à elle obtenu 22 180 $ de la FCI.
Pour la population en général, les travaux qu'effectuent les chercheurs dans le cadre de ces chaires peuvent sembler vagues et abstraits. Mais pourtant, ils ont des implications très concrètes dans les combats que mènent les spécialistes de la santé contre certaines maladies.
C'est notamment le cas des découvertes du professeur Éric Asselin et de son équipe. Ces dernières vont d'ailleurs peut-être prochainement changer la façon de traiter les cancers, notamment ceux dont souffrent généralement les femmes.
«Ce qui nous intéresse, c'est de comprendre pourquoi certaines cellules ne veulent pas répondre aux médicaments employés pour le traitement du cancer. Nous avons notamment découvert des interrupteurs dans les cellules pour que les médicaments puissent avoir leurs effets et tuer les cellules cancéreuses», explique le professeur Asselin.