Chaudement applaudi par une foule de 100 à 150 personnes qui se sont entassées au bistro étudiant du campus, la Chasse-Galerie, Amir Khadir s'est empressé d'applaudir à son tour les étudiants de l'UQTR.
«J'espère que vous êtes conscients que c'est vous qui devez être félicités et applaudis pour cette brillante réussite. D'après ce que je comprends, ça s'est fait de manière assez dramatique, en plein milieu de la nuit», a-t-il dit.
Le député a rappelé que Québec-Solidaire est «enfaveur de la gratuité de l'éducation, de la maternelle jusqu'à l'université.»
Alors que des groupes manifestaient bruyamment à l'extérieur, Amir Khadir a expliqué aux étudiants qu'une étude menée récemment par l'Institut de recherche en économie contemporaine du Québec «chiffre la gratuité de l'éducation au niveau universitaire à quelque chose entre 175 et 450 millions $ annuellement. Le calcul comprend également ce que ça permettrait des économies à l'État en crédits d'impôt et en soutien financier aux étudiants», signale-t-il.
Le député de Mercier s'est inquiété du fait que les plus grandes universités américaines sont aussi celles qui demeurent les plus inaccessibles financièrement alors que dans les pays scandinaves, non seulement l'université est gratuite, mais l'État offre aux étudiants de l'aide au logement et à l'alimentation.
«Pourquoi, aux États-Unis, la politique est-elle en déclin? Pourquoi aux États-Unis, on assiste à une telle érosion des principes fondamentaux de la démocratie? Pourquoi aux États-Unis, on voit une si grande montée du populisme, de la démagogie, de la xénophobie et des idées de droite? C'est en raison principalement que l'accès au savoir pour la plus grande partie de la population est gravement inégalitaire», prévient-il.
Vouloir augmenter les droits de scolarité pour rattraper les autres provinces, «c'est suivre les pires de la classe», estime-t-il.