Il se dégage de ces villages nés en Nouvelle-France (Champlain, Batiscan et Sainte-Anne-de-la-Pérade) une ambiance romantique teintée d'un je-ne-sais-quoi de suranné, un art de vivre au gré de la grande route bleue.
Les navires y passent parfois si près de la rive qu'on peut saluer le capitaine, tel un vieil ami enfin de retour.Ces temps-ci, c'est précisément par ses cours d'eau que ce pays de rivières compte séduire les touristes. D'abord, par une nouvelle marina, située à l'embouchure de la rivière Batiscan. Un endroit magique où on entend constamment le bruissement des feuilles des grands arbres gardiens de l'endroit.
Sans aucun doute, cette marina deviendra un des rendez-vous d'été les plus courus de la région avec sa salle à manger et surtout sa terrasse qu'on inaugurera en juillet. La qualité des installations mises en place pour recevoir les touristes en motorisés (5 services!) dépasse tout ce qu'on a vu jusqu'à maintenant dans la région.
Des quais tout neufs se sont multipliés sur la rivière, près de l'étroit pont de fer qui chante (oui, oui, au passage des voitures!) pour y accueillir des bateaux qui s'y amarrent nonchalamment pour tout l'été. Par temps de canicule, les plaisanciers parlent entre eux de cette marina comme d'un endroit de rêve. Cinq phases de développement sont prévues (dont des chalets) mais le site peut accueillir les touristes dès cet été.
C'est encore ce cours d'eau qui vole la vedette plus au nord, car la rivière Batiscan s'élance du lac Édouard jusqu'au fleuve sur un parcours de 177 km, entrecoupé de chutes violentes et de bassins sombres. Les adeptes du Convivium Slow Food de la Vallée de la Batiscan disent de cette rivière tumultueuse qu'elle pourrait donner son nom à un pays: le pays de la Batiscan... comme on dit le pays de la Loire.
Le meilleur endroit pour admirer et jouer (prudemment) avec ce cours d'eau est le Parc de la rivière Batiscan, si grand (400 hectares) qu'on peut y entrer par trois villages différents, soit Saint-Narcisse, Saint-Stanislas et Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Il faut savoir qu'un roi habite ces lieux, le papillon monarque, et qu'il aime suffisamment l'endroit pour y conclure ses brèves amours.
Mais cela dit, la nouvelle vedette du site est sans conteste la Via Batiscan, son parcours dans les arbres et ses tyroliennes. Grâce à ces dernières, vous pouvez vous élancer au dessus de l'eau, tête en bas si le coeur chante, et traverser la rivière en hurlant au bout de vos poumons. Le parcours de la via qui longe une paroi rocheuse au dessus de la rivière est même offert en virée nocturne! Les plus curieux peuvent aussi découvrir dans ce parc une étonnante marmite naturelle sculptée par la rivière, si vaste qu'on peut y tenir à plusieurs personnes.
L'autre rivière des Chenaux, la petite soeur, est la rivière Sainte-Anne qui commence son cours à 656 mètres d'altitude dans les Laurentides et prend sa source dans lac Sainte-Anne dans la réserve faunique des Laurentides pour couler en direction sud-ouest sur une longueur de 123 km jusqu'au Saint-Laurent. Célèbre en hiver pour la pêche blanche, ce cours d'eau reste méconnu en été et pourtant, plus au nord, les spectaculaires gorges de la rivière Sainte-Anne, phénomène géologique exceptionnel, s'étendent de Saint-Alban à Saint-Casimir et sont un véritable joyau (dans Portneuf, il est vrai) qui vaut le détour. Les amateurs de kayak adorent ce chemin d'eau et la faune qui l'habite.
En plus du fleuve et des deux rivières citées ci-haut, il ne faut pas oublier le vénérable Saint-Maurice. On peut y mettre canot et kayak à l'eau au Parc nature de la Gabelle et descendre ainsi jusqu'à Trois-Rivières, à peine interrompu en route par le rapide des Forges... qu'il ne faut tout de même pas sous-estimer. Ce parc est également un bel endroit pour pique-niquer. La vue sur le barrage est saisissante!
La maison Dupont
Un petit arrêt à Saint-Narcisse s'impose. Pour la superbe église et les spectacles des Mercredis de l'agora mais aussi pour la petite maison Dupont, citée monument historique en 2004. Cette minuscule maison de pierre construite à l'été 1871 par l'architecte-entrepreneur Édouard Hamelin a ceci de particulier qu'elle devait servir de maison modèle, d'où le format réduit. On peut d'ailleurs voir la même maison, grand format, à Saint-Stanislas. Cette demeure «québécoise» de style néoclassique, est héritière à la fois de la tradition française et des préoccupations esthétiques classiques anglo-saxonnes. Ayant appartenue à la famille Dupont de 1897 à 1982, on y retrouve un aménagement, des meubles et des objets datant du 19e siècle, dont quelques-uns d'origine. On peine à imaginer que toute une famille a vraiment vécu dans cette maisonnette! Entrée gratuite.
Incontournable!
Les Boissons du roy à Sainte-Anne-de-la-Pérade.
On y sert des liqueurs fruitées alcoolisées pas piquées des vers.
La plus belle vue
Le nouveau sentier du Parc de la Gabelle.
Un petit rosé
Sur la terrasse de la nouvelle Marina de Batiscan. Dolce vita!
Découvrir le terroir
La ferme la Bisonnière de Saint-Proper. Les enfants adorent.
Une page d'histoire
La crypte de l'église de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Spooky!
Fait de leurs blanches mains
La boutique du hangar sur le quai de Batiscan. Embarras du choix! (et visitez l'Office des signaux au premier étage)
Pour une saucette
La plage de Batiscan, surnommée le petit Cuba, c'est dire!
Un Belvédère
Celui de Champlain (en face de l'église). Petite brise garantie.
Une Crème glacée
À la Ferme Tournesol de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Pour l'accueil.
Pourquoi pas?
Le Carré de fraises, à Champlain, autocueillette au son de la musique classique!
Avec bébé
Le camping du Parc de la rivière Batiscan. Reposant aussi pour maman.
Une galerie d'art
La sympathique galerie du presbytère de Champlain
Pour toute la famille
La ménagerie du Domaine de la forêt perdue, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Bambi y habite.
Pour dormir
La Maison du notaire à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, pour rencontrer la Contessa!