Mais entre temps, le conseil d'administration qui se réunissait d'urgence hier, doit régler la question du successeur du directeur général de l'établissement, M. Raymond Gignac, qui a fait connaître son intention de quitter le musée.
Une personne sera rapidement choisie pour assurer l'intérim. Les administrateurs se consacreront à remettre de l'ordre dans les finances du musée, histoire que tout soit prêt pour sa conversion en un organisme sans but lucratif, doté d'un conseil d'administration indépendant de la Municipalité.
On se souviendra qu'une des principales doléances du directeur général concernait précisément la composition du conseil d'administration, trop municipale à son avis. Ce à quoi le maire Ratelle répliquait que depuis (2008-2009) que la Municipalité investissait des sommes importantes (plus de 75 000 $) dans ce musée tout en étant garante de sa marge de crédit, il n'était que normal qu'elle ait son mot à dire au sein du C.A..
Mais cela dit, il reconnaît que la situation n'est pas idéale et il a hâte que le musée vole de ses propres ailes. Ce dernier était même étonné de lire dans le journal hier, les propos du directeur général du CLD de Mékinac, à l'effet «que le maire ne s'était pas montré intéressé à changer la composition du conseil d'administration et ses règlements». Ce serait tout le contraire, soutient M. Ratelle qui assure avoir remis en avril tous les règlements à M. Patrick Baril pour qu'il en prenne connaissance. «Moi-même, j'ai dit qu'il faudra bien couper les ponts un moment donné.»
Le maire avoue que depuis novembre dernier, le musée se débat pour trouver des commandites dans le privé afin de combler son manque à gagner. «Tout cela aurait dû être déjà attaché, dès la signature du contrat avec Développement économique Canada, mais on s'est rendu compte que tout n'avait pas été fait et on s'est couru à la dernière minute.»
Il ajoute que le musée a toujours fonctionné à partir de subventions salariales et de nouveau personnel presque à chaque année, mais que, depuis 2011, ce type de subvention avait pratiquement complètement disparu puisque plusieurs postes, dont celui du directeur général, sont devenus permanents et donc payés par le musée, sans subvention.
«Malheureusement, l'augmentation de nos revenus à la suite de notre plan triennal n'a pas été suffisante pour couvrir tous nos salaires. On commence 2012 en sachant qu'il faudra gérer de façon très serrée. Il nous manque environ de 10 000 $ à 15 000 $ pour finir l'année. Ce n'est pas un déficit important. Mais là, on veut rouvrir la cookerie. On a demandé de l'aide au centre local d'emploi pour pouvoir engager deux personnes.»
Une fois la question de la direction générale réglée, M. Ratelle espère que les partenaires financiers seront rassurés ainsi que les employés. «On n'est pas morts, loin de là. Il y a une volonté du conseil de maintenir le musée ouvert», de répéter le maire Ratelle... qui trouve tout de même que c'est une infrastructure importante pour une municipalité de la taille de Grandes-Piles.
En attendant, le maire lui-même recevait les visiteurs, hier.