Du soutien pour l'Écol'Hôtel K

Une centaine de commerçants et professionnels du centre-ville... (Photo: Sylvain Mayer)

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Une centaine de commerçants et professionnels du centre-ville appuient l'Écol'Hôtel K.

Photo: Sylvain Mayer

Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les réactions à l'accueil mitigé de quelques hôteliers au projet de l'Écol-Hôtel K de Vire-vert ne se sont pas fait attendre. En effet, une bonne centaine de commerçants et professionnels du centre-ville de Trois-Rivières ont montré qu'ils appuient le projet d'écol'hôtel en acceptant de cosigner une lettre en ce sens, (dont Le Nouvelliste a obtenu copie) destinée principalement au ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand, mais aussi aux cinq autres ministères concernés par le projet.

Jeanne Charbonneau, directrice générale de Vire-vert, se réjouit de ces nouveaux appuis qui s'ajoutent à ceux déjà connus qui proviennent des institutions d'enseignement intéressées par la partie scolaire du projet.

«En deux semaines, ce sont plus de 100 commerçants qui ont signé la lettre de soutien et presque tous les commerçants sollicités ont donné leur appui, a-t-elle confié. Notre équipe, aidée d'organismes alliés, a fait un travail colossal d'explication du projet et de ses bénéfices pour la communauté et les commerçants. Cela nous permet d'alimenter notre députée, Danielle Saint-Amand, grâce à qui nous avons eu une rencontre récente avec tous les cabinets des ministères concernés.»

Selon Mme Charbonneau, les commerçants se sont montrés particulièrement intéressés par la venue d'un concept novateur dans le centre-ville, d'autant plus que les expérimentations et découvertes réalisées à l'Écol'Hôtel K seront diffusées vers les différents commerces et entreprises de la région. Par ailleurs, le mur d'escalade, qui sera le second plus haut mur urbain extérieur au monde, devrait permettre d'attirer une clientèle internationale et nationale qui bénéficiera à ces commerces.

Bref, les commerçants se sont manifestement montrés sensibles aux prétentions de Virevert suivant lesquelles le projet pourrait produire 32 millions $ de retombées socio-économiques et créer jusqu'à 50 emplois. Enfin, sa politique d'achat local et responsable représenterait entre 300 000 $ et 600 000 $ de retombées par année.

Selon Valérie Guindon-Bronsard, designer urbain chez Vire-vert, les commerçants de la rue Notre-Dame sont sensibles à la réhabilitation de l'édifice Ameau, le premier gratte-ciel de Trois-Rivières, un édifice qui présente une valeur patrimoniale. On aime également l'idée de revitaliser ce coin du centre-ville tout en assurant la continuité entre les rues des Forges et des Ursulines.

Du côté de la Société de développement commercial de Trois-Rivières, la directrice Catherine Raymond confirme que son organisme ne s'est pas positionné officiellement par rapport à ce projet du centre-ville (on ne le lui a pas demandé) mais qu'à prime abord, il n'est pas contre, surtout à cause de son aspect novateur et particulièrement avant-gardiste. Mme Raymond n'était pas surprise de l'accueil positif obtenu par Vire-vert, particulièrement auprès des professionnels du centre-ville.

Elle ajoute que la SDC aurait dans doute été moins enthousiaste face à un projet d'hôtel traditionnel compte tenu du taux d'occupation actuel. Elle note par ailleurs que son organisme n'est pas non plus spécialisé en tourisme et qu'il lui faudrait faire une étude pour avoir une idée exacte de l'impact du projet de l'Écol'Hôtel K. Mais cela dit, avec ou sans nouvel établissement hôtelier, elle rappelle qu'il faut que Trois-Rivières et sa région augmentent l'offre de produits touristiques pour les visiteurs, ce qu'on aura sans doute réussi à faire d'ici l'ouverture d'un nouvel hôtel dans un an ou deux.

Pour sa part, la députée Danielle Saint-Amand se montre satisfaite de ces appuis. «Ce dossier suit son cours, il chemine bien. Ces appuis ne peuvent être qu'une bonne nouvelle, car le milieu ne s'était pas encore prononcé et c'est important qu'il le fasse.»

Mais cela dit, la faisabilité de ce projet, qui a beaucoup évolué depuis son premier dépôt, reste toujours à démontrer. Une quatrième rencontre doit avoir lieu à Québec afin de vérifier le montage financier.

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