Éric Lord, directeur de Culture Mauricie, se réjouit de ce nouveau soutien de la CRÉ qui permet à son organisme de poursuivre son travail entamé il y a trois ans dans le positionnement de la Mauricie comme première destination pour le tourisme culturel d'expérience au Québec.
Déjà, la région offre plusieurs produits de ce type, mais il lui faut aller encore plus loin pour bien se démarquer. On n'a qu'à songer à «On monte au camp» du Musée du bûcheron, au Théâtre en rivière, sur la rivière du Loup, au «Parcours des oubliés» dans les voûtes de Boréalis ainsi qu'au «Verdict attendu» du Musée québécois de culture populaire, à l'Office de signaux de Batiscan, sans oublier «Histoire de quartier», de la Démarche des premiers quartiers, les Visites gustatives de la salle d'exposition Raymond Lasnier, ainsi que «Les voyageurs», un projet qui anime les terrains de camping... pour ne nommer que ceux-là. Autant d'activités où le visiteur n'est pas que spectateur, mais aussi un acteur.
«Ce sera en fait notre deuxième phase pour le développement de ce type de tourisme, poursuit M. Lord. Nous avions déjà signé une entente spécifique avec les différents partenaires régionaux dont le ministère de la Culture, la CRÉ Mauricie, différents CLD de la région et Tourisme Mauricie afin de se doter d'une stratégie collective nous permettant de nous positionner dans le secteur du tourisme culturel d'expérience.»
Ce premier processus étant terminé, Culture Mauricie vient de mandater la firme DAA pour qu'elle analyse la démarche et fasse ensuite des recommandations pour la suite des choses. «Ils nous ont fait la recommandation de poursuivre notre démarche de développement, nous confirmant que nous avons investi un créneau porteur, mais nous ne sommes pas rendus encore assez loin pour vraiment nous positionner dans le marché touristique. Il faut donc continuer à soutenir les organismes culturels pour le développement de nouveaux produits tout en soutenant également nos organisations au niveau de la commercialisation.»
Une fois que le portefeuille de produits touristiques culturels d'expérience sera enrichi, le positionnement de la Mauricie sera encore plus fort et elle sera reconnue comme une région d'excellence en ce domaine.
M. Lord ne pouvait dire combien il faudra avoir cumulé de produits pour atteindre cette excellence. De nouveaux appels de propositions seront donc lancés au milieu culturel prochainement.
«Il ne faut pas seulement avoir un nombre suffisant d'activités, il faut qu'elles soient de qualité et que tout ce monde-là soit bien arrimé au niveau de la commercialisation. C'est pour cela que nous entamons la deuxième phase de développement. C'est bien parti, mais ça en prend plus. Nous allons donc soutenir financièrement les nouveaux projets du genre et les projets de commercialisation,» résume M. Lord.
Fait intéressant, la Mauricie est la première région du Québec à se doter d'une stratégie concertée dans le domaine du tourisme culturel d'expérience. Une avant-garde qu'on veut d'autant plus préserver qu'elle se situe dans une tendance mondiale du marché touristique. «Les touristes ne veulent plus être de simples spectateurs, ils veulent aller plus loin, vivre autre chose pendant leurs vacances», de conclure le directeur de Culture Mauricie qui croit que six ans de développement seront suffisants pour atteindre l'objectif.