Joindre l'utile... aux besoins humains

Guidée par la vie vers le secteur hospitalier, Luce Girard a su faire profiter... (Photo: Sylvain Mayer)

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Photo: Sylvain Mayer

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Roland Paillé
Le Nouvelliste

Guidée par la vie vers le secteur hospitalier, Luce Girard a su faire profiter de ses qualités et de ses connaissances en administration et en gestion aux gens qui luttent pour leur vie.

Luce Girard est depuis huit ans la directrice de la Fondation québécoise du cancer (FQC). À son arrivée, l'édifice de la rue Louis-Pasteur était à peine construit. La tâche à accomplir était énorme. «Il fallait compléter la construction, mettre tout en place: les services de la Fondation, le service d'hébergement, un réseau de bénévoles (qui sont plus de 300 aujourd'hui) et toutes les thérapies complémentaires qu'on a maintenant, en plus d'engager le personnel et d'établir avec le CHRTR les liens entre nos services», donne-t-elle en exemple.

La Tête d'affiche de cette semaine voit aussi à la campagne de financement annuelle de la Fondation, ce qui implique solliciter les gens d'affaires et les entreprises du territoire que dessert la FQC de Trois-Rivières (Mauricie, Centre-du-Québec et Lanaudière-Nord). «C'est quotidiennement que je dois aller chercher de l'argent dans notre milieu.» Et la facture annuelle des services s'élève à 500 000 $. «Au cours des huit dernières années, on a accueilli (à Trois-Rivières) plus de 3000 personnes», note la directrice.

Sortie de l'UQTR après des études en administration, elle a rapidement trouvé un emploi comme agente de développement à la Fondation de l'hôpital Cloutier (comme on l'appelait à l'époque). Elle en a été la première directrice et a découvert la philanthropie. L'expérience acquise lui a ouvert d'autres portes, comme celles de la Société canadienne du cancer, section Mauricie, où elle a été agente de développement.

Ce n'est pas le fruit du hasard si Luce s'est retrouvée si souvent dans le domaine hospitalier depuis le début de sa carrière. Il y a 27 ans, sa mère a été atteinte d'un cancer. «On a été touchés par le cancer et par l'importance qu'il y ait des services», relève-t-elle, tout en rappelant qu'à cette époque, on ne retrouvait pas tous les services qu'il y a aujourd'hui. «Mais pour moi, c'est un privilège de pouvoir combiner ma carrière et d'aider les gens frappés par le cancer», précise-t-elle.

«Tant que tu n'es pas touché, tu ne saisis pas la nécessité du bienfait qu'apporte une organisation comme celle-ci. C'est vraiment un milieu de vie. Ce qui se vit ici, entre eux, et avec nous, ce sont de vraies relations humaines, d'entraide, de partage, de fraternité. On voit qu'il y a encore des belles relations humaines. Recevoir un diagnostic, c'est difficile. Mais on essaie de faire en sorte que ça se passe bien.»

Le fait que les gens puissent rester à la FQC entre quatre et six semaines est plus que propice à la création de liens très proches avec le personnel. «À notre grande surprise, ils sont tristes quand ils partent. Parce qu'il y en a qui n'ont peut-être pas pris le temps de prendre soin d'eux-mêmes. Des fois la vie va vite, et ils n'ont jamais pris le temps d'avoir de la massothérapie, de rencontrer un psychologue ou de raconter ce qu'ils vivent. Et là, il y a un arrêt. Pendant six semaines ils viennent ici et ils en profitent pour faire un cheminement.»

Pendant les années de Luce à la Fondation de l'hôpital Cloutier et à la Société canadienne du cancer, le projet d'hôtellerie de la Fondation québécoise du cancer alimentait les conversations dans le milieu hospitalier et elle était au courant de ce qui s'en venait. «Il y a 16 ans, ce projet-là m'animait et je me disais: «Le jour où il y aura cette hôtellerie-là, je veux en être la directrice». Et le projet a vu le jour. Et son voeu s'est réalisé. «Accueillir et être auprès des gens qui ont le cancer: ça m'animait et ça m'anime encore. Travailler au sein de la Fondation québécoise du cancer m'a permis de réaliser ce rêve que j'avais. Dès le début de ma carrière, c'est ce qui était important: que j'apporte un plus dans ma communauté.»

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