«Faut que je fasse quelque chose»

Femme de coeur, qui aime aider son prochain, Louise Denis a organisé le... (Photo: François Gervais)

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Roland Paillé
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Femme de coeur, qui aime aider son prochain, Louise Denis a organisé le printemps dernier le premier souper du Ruban rose à Trois-Rivières. Ce qui allait de soi dans son cheminement de vie. Le jour de son anniversaire de naissance, il y a trois ans, elle a eu une mauvaise nouvelle, dans le bureau de son médecin.

«Mme Denis, vous avez des tumeurs cancéreuses dans le sang. Vous avez rendez-vous avec le chirurgien mardi prochain.» Un vendredi, juste avant de partir pour une fin de semaine toute planifiée, en famille à Montréal, pour voir Louis-José Houde et les Canadiens au Centre Bell. Disons que le week-end a été moins divertissant que prévu.

De retour, le combat a commencé. «J'ai eu tout le cocktail de traitements possibles que ça implique. Et quand tu es dedans, tu réalises combien ça coûte cher: tu t'aperçois à quel point ils ont besoin d'argent. Je ne sais pas si je voulais oublier le mien (son cancer) pour penser à celui des autres - comme mettre le mien en dormance -, mais je me suis dit : «Faut que je fasse quelque chose.»

Organiser une collecte de fonds? «Des activités-bénéfice, il y en avait des tonnes à Trois-Rivières. Mais des événements un peu plus relevés, il n'y en avait pas beaucoup.»

Le concept de la soirée-bénéfice n'a pas mis de temps à prendre forme. Dans sa tête comme dans les faits. «Pendant que j'étais malade, j'ai entendu dire que (le ténor) Marc Hervieux venait à Trois-Rivières.» Elle a donc acheté ses billets avec une idée bien précise en tête. «Quand je vais aller le voir au mois d'octobre, c'est parce que je vais être mieux. Marc Hervieux a été mon rendez-vous avec la guérison.»

Elle se souvient être allée à la salle Thompson alors qu'elle avait une très courte repousse de cheveux sur la tête. Mais elle était guérie. «Je l'ai rencontré après le spectacle et je l'ai bien aimé.» C'est ainsi que s'est imposée l'idée du souper du Ruban rose, qui a pu bénéficier du support de Marc Dontigny des pharmacies Uniprix.

L'événement a eu lieu le 5 avril 2012 à l'hôtel Delta, et quelque 365 personnes ont répondu à l'invitation de Louise et de son comité organisateur. Grâce à cette soirée, c'est une somme d'environ 20 000 $ qui a été remise à la Fondation du cancer du sein.

Femme courageuse, notre Tête d'affiche remet ça cette année, avec le couple formé de Marie-Eve Janvier et Jean-François Breau, le 28 mars à l'hôtel Delta. En plus, le Dr Christian Carrier, chef du département d'hématologie et de biologie médicale du CHRTR, prendra la parole sur le cancer vu par le médecin. Et il y aura à nouveau un défilé de mode avec quatre survivants du cancer : une femme de 82 ans, un homme de 50 ans, un policier de 35 ans (qui a complété ses traitements il y a un mois) et une infirmière de 23 ans du département d'oncologie. «Le cancer n'a pas d'âge», lance Louise. La recette ira à la Fondation du CHRTR.

Pourquoi le couple Janvier-Breau? «Sur son nouveau disque, il y a une chanson qui a pour titre C'est plus facile à deux. Et quand on se bat contre le cancer, c'est pas mal plus facile à deux», dit celle qui a pu compter sur son conjoint, Jean-René Pelletier, chef exécutif au Delta. Comme l'an dernier, le souper spectacle tombe le Jeudi saint, trois jours avant Pâques : la fête de la résurrection.

Louise n'en est pas à ses premiers pas pour aider son prochain. Le souper du Ruban rose lui a permis de mettre à profit ses qualités de leader.

«J'ai toujours été impliquée dans diverses causes... Et je ne suis pas bonne deuxième. Je prends les devants. J'aime ça quand il y a quelque chose qui se passe.»

Elle est attirée par les causes humanitaires, et celles-ci sont venues à elles par le biais de la maladie. «Oui je veux m'impliquer pour ramasser des sous. Oui c'est important de ramasser des sous. Mais je veux qu'on se rappelle que si on ramasse des sous, c'est pour qu'il y en ait qui vivent. C'est pour donner de l'espoir».

Force est d'admettre que Louise est un bel exemple d'espoir. Et aujourd'hui, elle en savoure chaque instant.

«Je ne suis pas morte. Je travaille encore. Je fais ma vie. Je ne suis pas malade... Il y en a qui ne passent pas. Mais il y en a qui passent», conclut-elle.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'édition matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.

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