Sa mission: aider les autres

Michel Thibeault... (Photo: Stéphane Lessard)

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Michel Thibeault

Photo: Stéphane Lessard

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Roland Paillé
Le Nouvelliste

La Société Saint-Vincent-de-Paul a pignon sur rue à Trois-Rivières depuis 2004, et Michel Thibeault y est associé depuis les débuts. Ce n'est pas d'hier qu'il aime faire du bénévolat et venir en aide aux autres: agir, sans être payé, pour la satisfaction de rendre service. «Pourquoi je me ferais payer?», murmure-t-il. «Pour moi, c'est comme une mission d'aider les autres.»

Il souligne que tout au long de sa carrière, il a aussi été appelé à aider les autres. «J'ai été 35 ans policier-pompier. Notre rôle était de venir en aide, de secourir les gens, autant comme policier que pompier. J'ai ça en moi, dans mes gènes, d'aider les autres.»

Notre Tête d'affiche de cette semaine a bien raison de parler de gènes, puisque petit bonhomme, il aimait rendre service: accomplir des tâches pour d'autres, et ce, sans rétribution. «L'hiver, je pelletais chez des voisins, et l'été, je coupais leur pelouse.»

Plus tard, après une couple d'années à la CIP, il s'est retrouvé policier à Gagnonville. «Quand j'étais jeune, on se demandait ce qu'on allait faire. Dans mon cas, c'était jouer au hockey - il a d'ailleurs porté les couleurs des Reds de Trois-Rivières - et être policier- pompier. Parce que dans ma famille, tant du côté de mon père que de ma mère, il y avait des policiers», se souvient-il.

De retour à Trois-Rivières, il a été engagé comme policier à la Ville de Trois-Rivières. Il a commencé «au pied de l'échelle» et a gravi les échelons jusqu'à celui de capitaine aux incendies. Durant cette période, il a été décoré par la gouverneure générale du Canada, Jeanne Sauvé, pour avoir sauvé des flammes une femme en compagnie d'un collègue, Yvon Tourigny.

C'est l'ex-directeur de la Sécurité publique trifluvienne, Gérald Cholette, qui a eu l'idée d'implanter la Société Saint- Vincent-de-Paul à Trois-Rivières. Ce dernier s'est adjoint celui qui était, à ce moment-là, le directeur du service aux incendies, Michel Thibeault. Le premier emplacement de la SSVP a été au 2525 de la rue Royale. Pendant plusieurs années, M. Thibeault a même utilisé son auto et sa remorque pour transporter des meubles. Jusqu'à ce que l'organisme fasse l'acquisition d'une camion usagé.

Dès les débuts, les bâtisseurs ont recruté des bénévoles, si essentiels à une telle oeuvre. «Sans bénévole, la Société Saint-Vincent-de-Paul...», un silence qui traduit bien à quel point ils sont indispensables et que l'organisme n'existerait pas sans leur généreuse contribution.

Depuis qu'il y est associé, il s'est investi à plus d'un égard. Entre autres, dans l'aménagement des locaux. En novembre 2011, l'organisme a déménagé de l'autre côté de la rue, où on retrouvait les commerces Discount (location de véhicules) et Solarium de Paris. Celui qui est devenu président de la SSVP il y a trois ans a alors agi comme maître d'oeuvre et a mis la main à la pâte. «Quand on a déménagé, on était 23 bénévoles et on traversait la rue avec le matériel», fait-il savoir.

Et pour l'aménagement des nouveaux locaux, il y a encore mis du sien: bricolage d'envergure, peinture, etc. «C'est des bénévoles qui ont fait cela», souligne fièrement celui qui est aussi membre du conseil d'administration provincial de la SSVP. Et s'il n'en tient qu'à lui, des travaux il y en aura d'autres, car l'espace commence à manquer.

En tant que représentant de la SSVP, M. Thibeault est également impliqué dans la Guignolée des médias et le Noël du pauvre. «Je ne sais pas si je suis né pour cela, mais j'ai toujours eu un penchant pour les personnes en difficultés. Les personnes âgées aussi. J'en ai vu mourir plusieurs au cours de ma vie. Je suis catholique pratiquant - j'ai la foi - , et je pense que c'est cela qui m'aide. Ça m'a été transmis par mes parents.»

Et d'aider les autres lui rapporte beaucoup. «Je me sens bien. Je me dis: Je suis capable de rendre quelqu'un heureux».

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'édition matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.

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