Entre l'éducation et la culture

Jean Panneton...

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Jean Panneton

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Roland Paillé
Le Nouvelliste

Jean Panneton est un amoureux des mots et des livres. Ayant à son compte une dizaine de titres, dont quelques-uns sur Ringuet - Philippe Panneton de son vrai nom, auteur de Trente arpents -, il a été le président fondateur de la Société des écrivains de la Mauricie.

Son oeuvre comprend également des ouvrages sur les 150 ans du Séminaire de Trois-Rivières ainsi que les 150 ans du diocèse de Trois-Rivières, et de nombreux cahiers et une multitude d'articles publiés dans En Vrac, Le Ralliement et Le Nouvelliste.

Sa thèse de doctorat a d'ailleurs porté sur Ringuet. Jean Panneton a surtout oeuvré dans le domaine de l'éducation. À notre époque, on le connaît surtout pour son association avec le Séminaire Saint-Joseph, dont il est le supérieur. Il y avait enseigné au début des années 1950, avant de passer à «l'autre» séminaire de la région: le Séminaire Sainte-Marie (SSM).

Il y a enseigné, pendant 13 ans, le français, la littérature et un peu d'histoire. «Le Séminaire Sainte-Marie, c'était un peu particulier car on appelait cela la «colline inspirée». On y retrouvait une vitalité et une créativité (intellectuelle) extraordinaire, avec du théâtre, des cercles littéraires», se rappelle-t-il.

Il y avait même une société de conférences qui se penchait sur de grands écrivains qui n'étaient pas inscrits au programme académique. Comme Ionesco, (Luigi) Pirandello ou encore Rabîndranâth Thâkur dit Tagore. Du côté théâtral, on y a joué une pièce de Gilles Boulet ainsi que Agadir de Jean Panneton. «On peut dire qu'il y avait, à partir du Séminaire Sainte-Marie, beaucoup d'animation culturelle pour toute la région de Shawinigan. Avec des gens comme Gilles Boulet, Jean-Marc Tousignant et Gilles Désaulniers.»

De retour à Trois-Rivières à 1968, il a été des professeurs-fondateurs du Cégep. «C'était la belle aventure du Cégep. Il n'y avait pas de tradition. On était en pays de liberté.»

Toutefois, son passage sur la rue Marguerite-Bourgeois a été entrecoupé d'un séjour de deux ans en Algérie (de 1972 à 1974), où il a aussi enseigné.

Après son retour au Québec, il est retourné au SSM, cette fois comme directeur général (de 1975 à 1980). Et depuis 23 ans (1989), il est supérieur du SéminaireSaint-Joseph.

Avec Alphonse Piché et Alexis Klimov, Mme Claude Marville-Poulin, Louis-Joseph Beaumier et François de Vernal, il a fondé la Société des écrivains en 1978. Il a mis sur pied la revue En Vrac (de la SÉM), qu'il a dirigée pendant de nombreuses années, en plus de créer le prix Clément-Marchand, qui est remis à chaque année au terme d'un concours littéraire.

En 1984, à l'occasion du350e anniversaire de la ville de Trois-Rivières, notre Tête d'affiche a fondé le Grand prix littéraire de Trois-Rivières qui, depuis, a été intégré aux Grands prix culturels de Trois-Rivières et qui porte le nom de l'écrivain, poète, journaliste et politicien: Gérald Godin.

En plus de ses ouvrages littéraires, il revendique deux pièces de théâtre, dont Les Pissenlits qui a été diffusée à Radio-Canada.

Au STR, son poste de supérieur en est un administratif. Il fait partie de l'exécutif de la Corporation, qui est propriétaire de cette institution. Mais il est aussi responsable des archives et du musée Pierre-Boucher, en plus de privilégier deux actions qui se rattachent aux anciens, avec l'intention avouée de nourrir le sentiment d'appartenance, soit Le Ralliement (le journal du STR), qui est tiré à plus de 7000 copies, et la participation et l'organisation des conventums. «Depuis 23 ans, je me suis absenté d'un seul conventum. J'ai toujours tenu à être présent et à participer à ces retrouvailles.»

Parallèlement à sa carrière en éducation, il ne faut pas oublier que Jean Panneton est prêtre depuis 61 ans. «Je n'ai jamais été curé de paroisse, mais depuis 1953, j'ai toujours fait du ministère paroissial le dimanche, dans le diocèse», conclut l'homme de 85 ans.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'édition matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.

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