S'investir plutôt que subir

Christiane Lafrance... (PHOTO: ÉMILIE O'CONNOR)

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Christiane Lafrance

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Roland Paillé
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Sauf pour ses études universitaires, Christian Lafrance a toujours vécu à Saint-Tite, sa ville natale. Et qui dit Saint-Tite dit Festival western. À différents niveaux, il est bénévole pour le Festival western depuis plus de 20 ans. Il a fait partie du comité organisateur, du comité des fêtes de la 40e édition, et du conseil d'administration, qu'il préside depuis six ans.

Il a aussi été impliqué comme bénévole dans l'organisation de tournois de baseball et de hockey et comme instructeur au hockey, au soccer et au baseball. C'est là que tout a commencé. «Dès que mon premier garçon a été en âge de faire du sport, je me suis impliqué comme bénévole à partir de ce moment-là (en étant instructeur). Et ma blonde, Manon Trudel, était gérante de l'équipe. Et ça n'a jamais arrêté», raconte-t-il. «Tant qu'à être assis dans l'estrades de l'aréna, je me suis impliqué comme instructeur. Même chose avec le Festival. Je me dis: tu pourras davantage contribuer et faire partie du succès de cette organisation-là. C'est comme ça que je réfléchis, et depuis 12 ans, j'ai pas passé une journée chez moi pendant le Festival. On arrive à 8 h et on repart à minuit. C'est comme ça à tous les jours et c'est correct comme ça.»

Dédié au Festival, il n'hésite pas à puiser dans ses semaines de vacances annuelles et ses congés pour être présent pendant les dix jours que dure l'événement, mais aussi pour le représenter durant l'année, comme lorsqu'il va au Stampede de Calgary, depuis quelques années.

Dans ce contexte, il faut aimer ça. «Il faut aimer s'engager. Il faut avoir une disponibilité. Il faut surtout avoir une mission ou une raison derrière ça. Ma raison, c'est que ma municipalité, sans l'organisation du Festival, je ne sais pas de quoi elle aurait l'air aujourd'hui. Elle est déjà en décroissance (démographique) - elle est passée de 5000 à

3700 résidents -, mais elle est quand même reconnue à la grandeur de la province, à cause de cette organisation-là. Mon bénévolat contribue à faire en sorte que ma municipalité est reconnue et elle rayonne, d'une certaine façon.»

Si le bénévole ne paie pas, il rapporte. «En 2001, quand je me suis embarqué là-dedans, j'étais loin de savoir où ça me mènerait. Tant sur le plan personnel que professionnel. Détenteur d'un baccalauréat en informatique, Christian Lafrance est directeur de l'informatique et des ressources matérielles à la Commission scolaire de l'Énergie. «Avec l'expérience que m'apporte le Festival, ça me permet d'être un meilleur directeur. Et d'un point de vue personnel, cette implication-là constitue un développement extraordinaire et un enrichissement gigantesque.»

Impossible d'établir le nombre total d'heures consacrées au Festival au fil des années. Et il n'en voit pas l'importance. «L'importance, c'est le résultat, c'est là où j'en suis aujourd'hui. Je suis content de voir mon festival progresser, de voir que ma municipalité se soit maintenue en tête de ligne dans Mékinac. Saint-Tite est reconnue partout au Québec.»

Son plus grand plaisir est de voir que les festivaliers sont contents d'être à Saint-Tite. «C'est d'entendre des gens dire qu'ils en sont à leur première visite et qu'ils se proposent de revenir, ou qu'ils sont venus à 10, 15 éditions ou plus et qu'ils réservent leur place pour l'année suivante. Ou pour cinq ans. Quand on vient me le dire, ça fait en sorte que je suis content et que c'est intéressant de continuer.»

Le Festival western de Saint-Tite, c'est 630 bénévoles qui en «sont le moteur». «C'est une force incroyable: tout le monde le reconnaît. Les commentaires sont tout le temps dans ce sens-là. Et positifs comme ils sont, ça ne peut pas faire en sorte que je cesse de participer à cette organisation. Pas pour l'instant, ça, c'est garanti.»

Il aurait pu regarder passer le défilé: il a préféré en faire partie. «J'ai décidé de ne pas subir mais bien de m'investir dans le Festival, de le vivre à plein.» Avant, pendant, et après.

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