Bob Lord est natif de Grand-Mère et y a toujours vécu. Durant une quarantaine d'années, il a travaillé au SSM, où il a été technicien en loisirs. En fait, toute sa vie a baigné dans le sport - il a joué au hockey, au football, au tennis et le golf - et les loisirs.
Le Grenier du sport vise d'abord et avant tout à protéger et à mettre en évidence le patrimoine sportif du Centre-de-la-Mauricie, mais aussi celui de toute la Mauricie. Il a plus d'une vingtaine d'années d'existence. Ses origines? La propre famille de Bob, mais aussi le public.
«L'histoire des athlètes locaux, c'est important que les gens la connaissent. Et si les jeunes d'aujourd'hui font du sport, c'est peut-être à cause de ces hommes et de ces femmes-là. Le patrimoine sportif, c'est la raison d'être du Grenier du sport.»
C'est ainsi qu'au fil des ans, le Grenier a accumulé beaucoup d'articles de sport ou reliés au sport. Si bien qu'il occupe depuis un an deux locaux à l'école Jean-Bosco, qui devrait changer de vocation. Parmi les objets qui sont les plus chers à Bob, il y a une coupe de 102 ans, qui était mise à l'enjeu lors d'un tournoi canadien semi-professionnel.
Bob souligne fièrement que Grand-Mère a raflé les grands honneurs à quatre occasions; le même trophée a été remplacé par la coupe Allan. On retrouve également un canot utilisé par Ovila Dénommé dans les années 50.
Dans ces deux entrepôts, on retrouve aussi le trophée Frank-Gauthier, remis au bénévole de l'année dans le secteur Grand-Mère, un bâton (très courbé) de Stan Mikita, de même qu'un bout de branche d'arbre en forme de bâton de hockey, qui est également courbé.
Bob a des projets pour son Grenier du sport. Comme l'école Jean-Bosco est appelée à devenir un centre communautaire, le Grenier y exposerait en permanence ses artefacts de tous genres, notamment dans un corridor, dans des vitrines le long des murs.
Outre la collection d'artefacts de sport, le Grenier du sport a aussi sa fondation qui a remis, depuis huit ans, 45 000 $ en bourses. L'argent aide les sportifs à défrayer l'achat d'équipement ou des coûts reliés à leurs activités sportives. Et la demande est là, fait remarquer le bénévole.
Le Grenier du sport est sollicité pour les grands événements dans la région. C'est ainsi qu'une partie de sa collection s'est retrouvée à Espace Shawinigan dans le cadre de la Coupe Memorial.
«Le Temple de la renommée de la Ligue nationale de hockey voulait partir avec toute notre exposition», fait remarquer, pas peu fier, Bob.
Le Grenier du sport a également été mis à contribution dans le cadre des Jeux d'été du Québec à Shawinigan, ainsi qu'au Musée québécois de culture populaire (à Trois-Rivières).
Et au chapitre des collaborations à venir, il y a une exposition permanente au Centre Bionest, sur la Ligue de hockey junior majeur du Québec, et une autre, axée sur le ski celle-là, à Vallée-du-Parc.
Friand de sport, Bob n'hésite pas à s'engager au niveau social. C'est ainsi qu'on l'a déjà vu au sein d'organisations comme Opération Nez rouge, ou comme membre de différents regroupements (Chevaliers de Colomb, Amical Sacré-Coeur, etc.) ou encore au Centre d'action bénévole de Grand-Mère, à la Fondation des maladies du coeur et à l'Association du tourisme de Grand-Mère. Voilà qui meuble bien une «carrière» vouée au bénévolat.
Finalement, on lui doit trois actes de bravoure au cours desquels il a sauvé autant de personnes.
Marié à Nicole Aylwin, il a deux enfants: Bruce, membre de la Sûreté du Québec, et Christine, qui fait de la recherche pour le ministère du Sport et du Loisir du Québec.