Sa contribution au GP3R a débuté aux promotions. «Pendant au moins cinq ans, j'ai parcouru la province», fait-il savoir. Il a par la suite collaboré à la semaine des festivités.
Puis, voulant être directement impliqué sur le site des compétitions, il a saisi l'occasion qui s'est offerte à la salle de presse, où sa tâche consiste (encore) à l'aménagement des lieux afin que tout soit prêt quand les journalistes arrivent, et à répondre, en autant que faire se peut, à leurs demandes, comme aller chercher les pilotes avec les essais, les qualifications ou les courses proprement dites.
«Nous, on est là presque pour s'amuser. Mais eux, ils sont là pour travailler. On est donc là pour les aider dans leur travail.»
Daniel souligne que les journalistes de la province ne sont pas si nombreux que cela. «Il y en a beaucoup qui viennent de l'extérieur. Par exemple, l'an dernier, on avait des concurrents d'Europe. Ils étaient donc suivis par des médias européens.»
Il se souvient aussi qu'un photographe anglophone deNew York lui a envoyé, en guise de reconnaissance, un DVD de photos qu'il avait prises à bord d'un hélicoptère. Le valeureux bénévole avait servi de traducteur entre le visiteur et le pilote qui ne parlait pas anglais.
«C'est super beau, le circuit vu de haut. On n'en voit pas des photos comme ça. Quatre-vingt pour cent des photos (du Grand Prix) qu'on voit sont prises au niveau de la piste. Mais d'en haut, c'est vraiment spécial. Quand les voitures passent sous la porte Duplessis, lorsqu'on survole le cimetière Saint-Louis, ça donne de très, très belles photos.»
Un aspect qu'il retient de son rôle au Grand Prix est sa rencontre avec des gens provenant de l'étranger, leur rendre service, et constater le rayonnement dont bénéficie la ville hôtesse du Grand Prix.
«Un pilote français (Tristan Vauthier) qui est venu l'an dernier, faisait carrière en Europe. Et partout où il allait, tout le monde lui parlait de Trois-Rivières et lui disait: «Il faut que tu ailles courir à Trois-Rivières», raconte Daniel. Une histoire qui finit bien puisque le coureur de 22 ans a gagné dans la série Star Mazda.
Même s'il n'est pas un grand connaisseur en matière de course automobile, Daniel a vu son bénévolat être reconnu en recevant à cinq reprises le prix Reconnaissance du GP3R, en plus d'avoir été intronisé en 2010 au Temple de la renommée du Grand Prix.
Au fil de toutes ces années au GP3R, il a recruté ses deux filles, Geneviève et Julie, qui ont suivi ses traces dans le bénévolat pour cette organisation. Geneviève y a contribué 10 ans tandis que Julie poursuit son engagement, depuis quatre ans... à la salle de presse. Non seulement Daniel a le Grand Prix tatoué - façon de parler - sur le coeur, mais il a conservé casquettes, chandails et polos des 30 dernières éditions.
En jetant un regard sur les 33 dernières années, Daniel ne compte plus les causes qu'il a épaulées dans la grande région trifluvienne, et même en Mauricie, avec la récente Coupe Memorial. Mais il a toujours su conjuguer travail et bénévolat. Nouveau retraité, il a encore plus de temps à sa disponibilité.
«Avant (la retraite), je m'occupais de tout cela, à 100 milles à l'heure. Tout le temps. Même quand je travaillais, je trouvais du temps. J'ai toujours dit: «Tu ne demandes pas à quelqu'un qui ne fait rien de t'aider: il va dire qu'il n'a pas le temps. Trouve quelqu'un qui est toujours occupé, et il va trouver un petit moment pour te donner un coup de main.»
Et même si c'est pour un travail non rémunéré, Daniel a à coeur de livrer la marchandise. Pas question de demi-mesure. «Quand je m'implique dans quelque chose, je le fais au maximum. Si je dis non, c'est parce que je ne suis pas capable de donner mon plein rendement.»
Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'édition matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.