André Landry: sport et politique dans le sang

André Landry... (Photo: François Gervais)

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André Landry

Photo: François Gervais

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Cindy Levesque
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Difficile de rester inactif quand on s'appelle André Landry. L'ancien maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, attiré en politique après avoir vu son grand-père au même poste, garde un pied bien ancré dans le milieu du baseball, où il est bénévole à plusieurs titres depuis de nombreuses années.

«On m'a toujours dit: quand tu reçois, il faut que tu donnes. Ça m'a motivé», dira le principal intéressé, qui est encore président de la Ligue de baseball rurale de la Mauricie, vice-président de la Fondation du Cégep de Trois-Rivières et président du comité régional des sentiers récréatifs en Mauricie.

 

Né d'une mère institutrice, aîné de six enfants, c'est aussi dans ce domaine que l'ingénieur en électricité de formation a passé 20 ans de sa carrière au sein de ce qui deviendra en 1968 le Cégep de Trois-Rivières. On le connaît d'ailleurs comme l'un de ceux - avec Gaétan Boucher et Daniel Laganière - qui ont travaillé à l'érection de l'observatoire astronomique de Champlain en 1980, suite logique du cours d'astronomie qu'il avait accepté de donner. M. Landry a par la suite travaillé comme formateur pour Hydro-Québec à la centrale nucléaire de Gentilly.

Dans le milieu du loisir, c'est beaucoup à titre d'entraîneur (1980-1990), de responsable des entraîneurs (1989-1992) et de président de Baseball Mauricie (1992-1997) qu'on le connaît. Père de trois enfants et sportif dans l'âme, il a rapidement consacré du temps au hockey amateur mais surtout au baseball. «Malheureusement, on a manqué de bénévoles. Aujourd'hui, il y a beaucoup moins de gens qui s'impliquent. Les gens ont moins de temps et les pressions sociales sont énormes», déplore celui qui a dû lui-même faire des compromis lorsqu'il a embrassé la carrière politique.

«Quand je suis rentré en politique, c'est sûr que j'avais moins de temps à consacrer. Mais je suis resté dans le comité de discipline provincial à Baseball Québec», explique-t-il. À la suite de son grand-père paternel, qui fut maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, lui-même s'est lancé comme conseiller entre 1978 et 1980. «J'ai toujours eu dans l'idée de revenir», se rappelle-t-il. Il l'a fait en 1997, cette fois à la mairie où il a été réélu en 2001.

Pendant ses mandats, André Landry s'est particulièrement attardé aux infrastructures de la municipalité. «J'ai réglé le problème d'eau potable pour les 100 prochaines années», résume-t-il.

L'un des projets qu'il chérit le plus est l'achat et le rajeunissement de la salle paroissiale - un projet de son grand-père! - qui est devenue bibliothèque moderne et salle communautaire.

«Ça avait un côté sentimental pour moi. C'est pour les jeunes, pour le futur», explique M. Landry, bien conscient que la hausse de taxes qui a suivi ces projets lui a peut-être coûté sa réélection. «Je me suis donné à 125%. Ça m'a vraiment fait de quoi quand j'ai perdu mon élection», raconte-t-il.

Maintenant âgé 66 ans, même s'il a dû ralentir la cadence ces derniers mois pour des raisons de santé, André Landry entend reprendre le flambeau de ses implications en début d'année tout en gardant du temps pour ses quatre petites-filles.

S'il avait à recommencer ce qu'il a déjà accompli, il le ferait. «Je ne regrette rien», résume-t-il.

 

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