Déluge au stade Diablos

L'offensive des Diablos n'a pu se signaler face... (Olivier Croteau)

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L'offensive des Diablos n'a pu se signaler face à la défensive de l'Outaouais.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Si la pluie s'est abattue sur la région samedi soir, pour les Diablos, c'était le déluge. Incapables de générer la moindre offensive, les Trifluviens se sont inclinés par la marque de 32-9 face aux Griffons du Cégep de l'Outaouais.

Les visiteurs doivent une fière chandelle à leurs lignes offensive et défensive. Au sol, le porteur de ballon des visiteurs Sébastien Béland a récolté 108 verges et un touché avant de subir une blessure au troisième quart. Ses coéquipiers ont pris la relève, ajoutant 115 verges et deux autres majeurs, gracieuseté du quart Olivier Sabourin. Profitant du fait que sa ligne offensive tenait le coup face au flanc trifluvien, Sabourin a engrangé 145 verges avec son bras.

«Nos gars travaillent fort et nos entraîneurs aussi. Nous étions capables de nous imposer par la course. C'est la base de notre offensive. Mais nous ne sommes pas mauvais pour lancer le ballon non plus. Quand Sébastien est tombé au combat, notre profondeur à ce poste a pris la relève», a souligné le pilote des Griffons, Sébastien Tétreault.

À l'inverse, le quart des Diablos William Frost a passé la soirée à se sauver de la ligne défensive des Griffons. Il a été victime de trois sacs, lui qui a trop souvent dû se débrouiller avec des remises trop basses.

«Ce n'est pas facile de trouver des solutions lorsque la guerre des tranchées est difficile. On a tenté de les étirer verticalement et horizontalement pour ralentir la pression, ou encore trouver des moyens d'amener de la pression (en défensive), mais nous n'avons pas été capables de profiter des fois où nous l'avons bien fait», a analysé le pilote trifluvien François Dussault.

Le seul touché des Diablos a été marqué au deuxième quart sur un jeu truqué lors du quatrième essai. Plutôt que de tenter un jeu offensif, William Frost a botté le ballon, qui a roulé jusqu'à trois verges de la zone des buts. Installé derrière son quart, Kevin Morin a parcouru la distance pour être le premier à rattraper le ballon. Les Diablos reprenaient ainsi possession. Quelques secondes plus tard, Michaël Morin traversait les trois verges restantes pour porter la marque à 7-7.

«Ça nous a permis d'égaliser le match, mais nous n'avons pas été capables de maintenir le feu que nous venions d'allumer», a souligné Dussault.

Car les Griffons se sont remis en marche. Dès la séquence suivante, la course de 57 verges de Sabourin a mené au deuxième touché des siens. À la demie, l'équipe de l'Outaouais détenait l'avance 17-7 et l'offensive a continué son travail au retour de la mi-temps. Cette fois, les Griffons ont aussi fait appel à la voie des airs et ont ajouté deux majeurs.

L'offensive trifluvienne n'a amassé que 137 verges samedi soir, dont 47 grâce aux jambes de Frost. C'est donc la défensive, menée par Anthony Cassidy-Richard (9 plaqués), qui a eu le gros du boulot.

«On s'attendait à un gros défi, mais nous n'avons pas su capitaliser sur nos opportunités et nous sortions du terrain rapidement en offensive. Notre défensive se retrouvait donc plus longtemps que voulu sur le terrain. On n'a jamais été capables de prendre un rythme, et avec la température, ça n'a pas aidé à la cause. Mais nous avons une jeune équipe et je trouve que les gars ont fait preuve de caractère», a conclu Dussault.

Les Électriks en piteux état

À leur quatrième match de la saison samedi, les Électriks de Shawinigan n'ont pas trouvé le chemin de la victoire. À vrai dire, ils n'ont même pas été en mesure de se faire valoir et ont subi une défaite de 42-1 devant leurs partisans face aux Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe.

Même s'ils ont été les premiers à s'inscrire à la marque, les locaux ont rapidement réalisé qu'ils n'allaient pas être en mesure de tenir longtemps face à l'équipe maskoutaine. Après quelques minutes, seulement 19 joueurs étaient disponibles pour l'entraîneur-chef Guy Bergeron, les autres étant tombés au combat.

«On était maganés et on a manqué de gaz. Dans ces conditions, tu manques tes plaqués et ça devient exponentiel. Tu es moins capable de performer et tu exiges des joueurs des choses auxquelles ils ne sont pas habitués parce que nous sommes rendus très profondément dans l'ordre des joueurs.»

C'est ainsi que les Lauréats ont rapidement repris l'ascendant dans ce match, terminant la première demie avec une avance de 25-1. Une première demie lors de laquelle Louis-André Pacarar n'a pas quitté le terrain pour les Électriks, faute de ressources.

«Nous nous sommes approchés quelques fois, mais nous avons cafouillé et nous nous sommes tirés dans le pied avec des interceptions. Ça n'a pas aidé à notre cause. Si nous étions 50 gars, ce serait une autre histoire, nous en sommes conscients. Il n'y a pas de frustration dans l'équipe, nous voulons juste jouer du bon football. Nous sommes heureux, mais maganés.»

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