Les Estacades reçus par les olympiens

Les jeunes du premier cycle du programme Sport-études... (La Presse)

Agrandir

Les jeunes du premier cycle du programme Sport-études à l'Académie les Estacades ont rencontré des olympiens dans le cadre d'une rare journée où les portes de l'Institut national du sport du Québec s'ouvraient à eux, vendredi à Montréal. Ils ont notamment pu découvrir les rudiments de l'escrime, un sport qui ne figure pas dans la concentration des Estacades.

La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Montréal) À moins de deux mois des Jeux de Rio, des étudiants-athlètes de l'Académie les Estacades ont eu la chance de passer une journée avec une vingtaine d'olympiens, vendredi à l'Institut national du sport du Québec de Montréal.

Les jeunes de secondaire 1 et 2 de l'institution, de même que ceux de sixième année de l'école primaire de l'Académie sportive, ont été choisis par l'INS parmi de nombreux programmes. Accueillis comme des rois, ces derniers ont vu les portes des centres nationaux s'ouvrir sous leur yeux.

Au menu du jour: des rencontres enrichissantes, des activités ludiques et quelques calories brûlées! C'était aussi une occasion en or pour les élèves de poser  des questions aux olympiens.

Un centre dernier cri

Inauguré en septembre 2014, l'Institut incarne la révolution longtemps souhaitée dans le monde du sport amateur au Canada.

Les équipes nationales de water-polo y résident, à l'instar des adeptes de judo, d'escrime, de gymnastique, de plongeon, de nage synchronisée, de natation, de boccia et de patinage de vitesse courte piste.

Un complexe considérable, construit à même le Centre sportif du Parc olympique et dans lequel le gouvernement du Québec a injecté plus de 24 M$. Peu d'amateurs de sports le savent, mais ça grouille d'activités derrière le tableau indicateur du Stade olympique, à l'endroit même où l'INS a établi ses quartiers, au grand bonheur des athlètes d'élite.

«La dynamique a beaucoup changé en deux ans, c'est génial de pouvoir côtoyer les autres sportifs des fédérations. On dirait un mini village olympique», lancent d'emblée les nageuses synchronisées Jacqueline Simoneau et Karine Thomas, qui défendront les couleurs du pays au Brésil cet été.

«La différence, c'est qu'on a maintenant toutes les infrastructures à proximité. Ça augmente notre efficacité à l'entraînement ainsi que notre récupération», poursuit Thomas.

En effet, nos athlètes misent sur des installations de qualité, qui se rapprochent enfin de ce que l'on retrouve au sein des meilleures fédérations internationales, comme aux États-Unis, en France ou en Allemagne. Ça aura pris du temps, mais il semble qu'un véritable mouvement est enclenché.

Car en plus des plateaux pour les disciplines énumérées plus haut, une salle d'entraînement, des bureaux administratifs, des laboratoires, une clinique médico-sportive de même qu'une clinique de sommeil ont été construits.

Parmi les accompagnateurs des Estacades, le responsable du Sport-études en judo, François Noël, était particulièrement loquace. «On a payé des milliards pour construire un stade aux Jeux olympiques de 76, mais il ne s'est plus rien passé par après», faisait-il remarquer, un brin sarcastique.

«On a fait du progrès avec l'Institut, mais il a fallu se montrer patient! Peut-être que si les gouvernements avaient eu un véritable intérêt pour le sport dans les dernières décennies, nos fédérations ne seraient pas confinées dans le sous-sol d'un stationnement. Mais comme je dis, c'est déjà un pas de géant.»

Rares privilégiés

Visiter les installations de l'INS représente un privilège. Histoire de permettre aux athlètes de s'entraîner dans un environnement optimal, peu de gens y ont accès, sauf lors de journées spéciales comme celle de vendredi.

L'Académie les Estacades a été sélectionnée puisque son programme Sport-études concordait avec les valeurs de l'INS et du Comité olympique canadien, comme le souligne l'ex-olympienne en escrime Sandra Sassine, Gestionnaire de programme au COC.

«Nous avions organisé une journée comme ça l'an dernier avec une école défavorisée de Montréal. Pour cette année, l'objectif était d'attirer une école déjà familière avec le volet des sports. J'avais donné une conférence il y a deux ans aux Estacades, donc le choix s'est fait naturellement.»

La directrice des programmes Sport-études à l'Académie, Luce Mongrain, était tout aussi comblée que ses jeunes. 

«Juste de voir leur réaction, ça valait la peine! On se sent privilégiés de pouvoir visiter le site, surtout en cette année olympique», soulignait l'ancienne membre de l'équipe nationale de soccer féminin, convaincue que «99 % des étudiants ignoraient l'existence de l'Institut.»

«On a fait le résumé en une journée de ce à quoi ça ressemble, les valeurs sportives. Autant les anciens olympiens que ceux du présent ont été généreux. Quand ils vont suivre les compétitions de nage synchronisée à la télévision, ils pourront dire qu'ils ont déjà rencontré Jacqueline et Karine.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer