Blizzard: ajouter l'insulte à l'injure

Déjà éliminé avant le début du match, le... (Terry Charland)

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Déjà éliminé avant le début du match, le Blizzard s'est dégonflé en 12 minutes devant les Prédateurs, au grand désarroi des quelque 500 spectateurs réunis au Colisée.

Terry Charland

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(Trois-Rivières) Le duel entre le Blizzard et les Prédateurs de Laval, dimanche au Colisée, aurait pu avoir une importance cruciale, avec à l'enjeu une place en séries éliminatoires. Le problème, c'est que le sort de la formation trifluvienne a été réglé avant même que la rondelle ne soit déposée sur la surface glacée.

La veille, la troupe de Sébastien Vouligny a subi un revers crève-coeur de 3-2 face aux meneurs au classement de la LNAH, les Marquis de Jonquière. Les Trifluviens avaient pourtant pris l'avance 2-0 en première période, mais les locaux sont revenus de l'arrière pour l'emporter. Avec une victoire, suivie d'un autre gain dimanche contre Laval, le Blizzard se serait retrouvé à un seul point des Prédateurs au classement.

C'est donc avec le statut d'éliminé de la course à la danse printanière que le Blizzard s'est pointé le nez au Colisée dimanche après-midi. La performance a été à l'image de la dernière saison: extrêmement décevante. Les Trifluviens se sont écroulés de façon magistrale pour s'incliner 7-5.

Pourtant, le Blizzard avait bien paru pendant les 48 premières minutes du match, se forgeant une confortable avance de 5-1 sur les Prédateurs, indisciplinés. Le vent a alors tourné. Deux minutes plus tard, les Lavallois avaient réduit l'écart à 5-4, profitant des largesses du gardien Marc-Antoine Gélinas, d'une défensive qu'il serait trop aimable de qualifier de poreuse, et d'un festival de revirements.

«Ce n'est pas une affaire de ne plus avoir de gaz, le club est en santé. À 5-1, on avait tellement une grande avance qu'on a peut-être joué une autre game. Tout le monde a arrêté de travailler. On a créé des revirements à la ligne bleue des Prédateurs comme ce n'est pas possible», a souligné Vouligny au terme de la rencontre.

La remontée des visiteurs s'est poursuivie. Martin Gascon a fait 5-5, puis Steve Pelletier a battu Gélinas pour donner une première avance aux Prédateurs. David Bastien a finalement complété la marque avec un sixième but en un peu plus de 11 minutes pour les vainqueurs.

Le Blizzard venait d'abandonner, tout comme ce fut le cas de ses partisans, qui n'étaient que 535 dans le Colisée dimanche. Ils étaient peut-être peu, mais ils ont fait entendre leur mécontentement en huant copieusement les locaux après la sonnerie finale.

«Ça prend du caractère pour gagner. C'est la preuve qu'on n'avait pas ce qu'il fallait dans notre équipe. Quand tu mènes 5-1 et que tu n'es pas capable d'en finir, ça en dit long. On n'est peut-être plus dans la course, mais tu te dois d'essayer, juste par fierté et orgueil. C'est l'affaire de notre saison. Nous étions souvent près, mais toujours à court», a soupiré le pilote du Blizzard.

Dans le camp adverse, Éric Haley avouait avoir eu très chaud durant les 50 premières minutes de cette rencontre. Même s'ils sont assurés d'être des séries, les Prédateurs peuvent encore atteindre le cinquième rang du classement et éviter un duel avec Jonquière.

«On avait averti les gars de ce qui pouvait se passer. De l'autre côté, ils n'avaient plus de stress, et ce sont des professionnels qui allaient jouer et travailler, c'est certain. Dans ce temps-là, il faut faire attention. Mais parfois, ton subconscient peut être plus fort. Si tu t'es dit que tu t'en viens à Trois-Rivières, qu'ils sont éliminés et qu'ils ont voyagé toute la nuit, et que tu espères en jouer une petite tranquille et te sauver avec deux points, ça se peut que tu aies une surprise», résumait Haley au sujet de la performance de sa troupe.

Cousineau encore absent

Pour un troisième match consécutif, il y avait un absent de marque chez le Blizzard: le gardien numéro un Marco Cousineau. Celui-ci avait raté les deux dernières rencontres, retenu pour des raisons professionnelles en lien avec l'entreprise familiale. Ces deux parties, deux défaites, auront coûté une place en séries au club trifluvien.

Dimanche, Cousineau aurait pu être de la partie. Toutefois, puisqu'il n'y avait plus d'enjeu, Vouligny a préféré ne pas faire appel à lui.




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