Hockey senior: le BigFoot poursuit sa dynastie

Auteur du but vainqueur, Marc-André Laroche s'est empressé... (Nicolas Ducharme)

Agrandir

Auteur du but vainqueur, Marc-André Laroche s'est empressé d'aller rejoindre le gardien Vincent Lamontagne pour célébrer le championnat du BigFoot.

Nicolas Ducharme

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Saint-Léonard-d'Aston) Le BigFoot de Saint-Léonard-d'Aston est champion de la Ligue de hockey senior A de la Mauricie pour une troisième fois en quatre saisons. Les hommes d'André Alie l'ont emporté de manière spectaculaire vendredi au Centre Richard-Lebeau par la marque de 5-4 sur les Maroons de Waterloo.

On ne peut pas dire que les Léonardais se sont rendus la vie facile dans cette rencontre. À vrai dire, ils se sont tirés dans le... pneu à plusieurs reprises. Ils ont permis aux visiteurs de marquer deux fois en désavantage numérique après ce qui avait tout l'air d'un manque de concentration.

Tirant de l'arrière 4-2 avec moins de 13 minutes à faire au match, la tâche s'annonçait difficile et un sixième match très possible dans cette série. Mais le jeu en avantage numérique du BigFoot, qui avait connu des difficultés jusqu'à présent face aux Maroons, a explosé.

Olivier Bélanger a battu Olivier Laliberté pour porter la marque à 4-3, avant que Charles-Olivier Levasseur ne fasse de même avec moins de cinq minutes à faire au troisième engagement pour retourner les deux équipes à la case départ.

Avec un peu plus de deux minutes au cadran, c'est Marc-André Laroche, qui est avec l'équipe depuis les tous premiers instants, qui a joué les héros. Luc Paquin s'est amené dans l'enclave et y est allé d'une feinte de lancer avant de remettre à Laroche qui a tiré dans un filet laissé pratiquement vide pour donner au BigFoot une avance qui semblait impossible plus tôt dans la période.

Le but de Laroche est tout ce qu'il y a de mérité, puisque celui-ci évoluait avec une main fracturée mais a tenu a disputer tous les matchs de la série.

«Ce but, et l'autre en prolongation dans le quatrième match, ce sont les deux plus importants de ma carrière. C'est spécial de jouer ici. Ça va bien terminer ma carrière, je suis sorti pas mal amoché de ces séries», a avoué le héros de la série qui pense maintenant à la retraite.

Une fin rocambolesque

Les quelques 900 spectateurs réunis dans l'aréna léonardais n'étaient pas au bout de leurs émotions.

Alors qu'il tentait de protéger son avance, le BigFoot a écopé d'une pénalité pour avoir accroché. Les Maroons ont tout tenté en retirant leur gardien.

Alors qu'il restait sept secondes à faire, les locaux sont parvenus à effectuer un dégagement jusqu'en fond de zone alors que le temps s'écoulait.

Tous les joueurs ont sauté sur la glace pour amorcer les célébrations. Le problème, c'est que l'officiel a sifflé un dégagement refusé alors qu'il n'aurait pas dû, puisque les locaux se défendaient à moins d'un homme.

Le juge de lignes a reconnu son erreur... mais a tout de même annoncé qu'une mise au jeu au centre de la glace avec sept secondes à faire serait nécessaire. Les joueurs du BigFoot ont dû remettre leur équipement, avant de finalement terminer la rencontre officiellement et célébrer pour une deuxième fois leur conquête de la Coupe Sherwood.

«L'arbitre a dit qu'il a fait une erreur. Ç'a aurait pu être une erreur fatal, mais l'erreur est humaine. Ça nous aura permis d'avoir deux feeling de gagnants!», a rigolé André Alie, qui a remporté son premier trophée à titre d'entraîneur-chef.

«Le feeling est aussi fort comme entraîneur que comme joueur. Le mérite revient au gars. Ça n'a pas été facile avec les deux buts accordés en désavantage numérique, mais j'ai toujours cru en notre équipe, parce qu'on dirait qu'on a besoin du sentiment d'urgence pour bien jouer. Chaque fois qu'on a le fusil sur la tempe, on est à notre meilleur. Même si on avait perdu par deux buts avec une minute à jouer, j'aurais été confiant. Je lève mon chapeau aux joueurs.»

Jesse Lebreton, Charles-Olivier Levasseur et Alexis Bernier ont amassé trois points dans ce match. Jason Pitt a été nommé le joueur offensif des séries éliminatoires alors que le gardien Vincent Lamontagne, qui a réussi quelques petits miracles ce printemps, a reçu le titre en défensive.

«Avec le calibre qui n'arrête pas d'augmenter, je pense que c'est la coupe la plus le fun de la gang, a mentionné Lamontagne, qui remporte le trophée pour la troisième fois. Il n'y a jamais eu personne qui a gagné une coupe qui a regretté les sacrifices qu'il a dû faire. On joue une fois par semaine. Les gars se lancent devant les tirs, ils se défendent entre eux. Quand tu viens ici, tu veux gagner.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer