Voler de ses propres ailes

Nommé directeur administratif des Foreurs avant la saison... (Photo Foreurs de Val-D'Or)

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Nommé directeur administratif des Foreurs avant la saison 2016-2017, Frédéric Béliveau-Lajoie se sent déjà bien intégré à Val-d'Or.

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Chronique / En Mauricie, il est surtout connu comme le fils de Réal Lajoie et Carole Béliveau. C'est loin d'être une mauvaise chose, ce couple a dirigé avec brio les Aigles junior pendant des décennies!

Pratiquement élevé au stade Fernand-Bédard, Frédéric Béliveau-Lajoie a fini par suivre leurs traces, travaillant dans tous les recoins du stade. Sur le terrain comme dans les bureaux administratifs. Il a aussi touché un peu au hockey junior, en travaillant aux ventes pendant deux saisons avec les Cataractes de Shawinigan.

Mais cette fois, à 27 ans, il était mûr pour voler de ses propres ailes, et c'est à Val-d'Or qu'il s'est établi. Choisi comme nouveau directeur administratif des Foreurs, Béliveau-Lajoie n'a mis que quelques semaines à adopter sa nouvelle vie. 

«Les gens sont tellement accueillants ici. Je suis natif de Trois-Rivières mais maintenant, c'est Val-d'Or ma ville. C'est plus petit que Trois-Rivières, certaines choses fonctionnent différemment, mais j'aime ça!»

Béliveau-Lajoie ne pourra jamais être accusé de choisir ses combats. Non seulement il s'est installé à des centaines de kilomètres du domicile familial, mais il arrive dans une organisation où rédiger les bilans financiers à l'encre bleu relève presque de la magie.

Il y a quelques années, lors de la conquête de la Coupe du Président, les Foreurs avaient eu besoin de faire quelques activités de financement durant l'été pour boucler le budget. Imaginez maintenant une saison de reconstruction sur la glace...

Depuis la fin de la période des transactions, les Foreurs n'ont pas touché le plateau des 1700 personnes à leurs matchs locaux. Il y a même eu un match avec moins de 1300 spectateurs. 

Or, le Trifluvien ne se laisse pas abattre par ces chiffres, il préfère mettre l'accent sur les points forts du marché qui lui a été confié.

«La base de fans est vraiment passionnée. On a une cinquantaine de partisans à nos pratiques! Sur la rue, je me fais reconnaître, disons que je ne suis pas trop habitué à ça. Le sentiment d'appartenance est très fort ici, on le sait qu'on peut compter sur nos fans. Ça représente 20 % de l'affluence à nos matchs, c'est à nous de travailler très fort sur le 80 % qui reste pour créer un happening.»

En perte de vitesse

Là-dessus, les Foreurs ne sont pas différents des autres marchés. Sauf exception, le hockey junior semble en perte de vitesse.

«Ce n'est pas évident avec le calendrier condensé. Pour une famille de quatre, on peut prévoir 100 $ pour un match en comptant le prix des billets et un peu de bouffe. Quand tu joues trois fois dans la même semaine, on parle de 300 $ pour une même famille. C'est du stock. Disons que ce n'est pas à la portée de tous, il faut donc créer des promotions pour servir nos clients.»

«L'an dernier, les Foreurs ont connu leur meilleure année aux guichets, avec une moyenne de 2012 amateurs par rencontre. Faut dire que l'équipe performait sur la glace. Il n'y a pas de meilleur marketing que la victoire, c'est assez universel comme concept.

Cette année, nous sommes actuellement à 1654 avec un club en reconstruction. Il y a place à amélioration et on le sait. Ce sera toutefois un travail de longue haleine. Nous sommes chanceux, le support corporatif est important, nous n'avons pas besoin d'être à 2000 pour couvrir nos frais. Nos cibles sont réalistes.»

Pour les atteindre, Béliveau-Lajoie veut axer sa stratégie autour des enfants. Question de préparer la relève, évidemment. Mais aussi d'attirer les parents par la bande. 

«Tu ne peux pas juste déposer tes enfants à l'aréna s'ils veulent venir au hockey, tu dois les accompagner. On veut développer notre relation avec le hockey mineur, on a d'autres projets aussi. Ce qui est sûr, c'est qu'on va essayer des affaires. Est-ce qu'on va faire des erreurs en cours de route? Possible. Mais ce qui est sûr, c'est que nous allons faire les efforts nécessaires pour se rapprocher encore plus de la communauté.»

Il dit que son expérience aux Cataractes, quoique brève, le sert bien. 

«Je n'ai que de bons mots pour Claude Vallée, c'est lui qui m'a mis dans le bain. Et puis on va se le dire, les Cataractes fonctionnent très bien depuis quelques années. Nous sommes dans le deuxième tiers des équipes et si on veut intégrer le premier tiers, il y a un paquet de choses qui sont établies à Shawinigan dont on peut s'inspirer.»

Avec le marketing, les finances, les communications et la gestion d'employés, Béliveau-Lajoie n'a pas trop le temps de s'ennuyer de Trois-Rivières. Ça ne l'empêche pas de garder un contact étroit avec ses parents. 

«Mon père va toujours rester mon mentor. Il est venu à Val-d'Or avant les Fêtes, il a pu me donner son opinion sur ce qu'il a vu. On se parle constamment d'un paquet de choses et inévitablement, le sport revient souvent dans nos conversations. Ma maman aussi prend des nouvelles. Quand on gagne, le match est à peine terminé que je reçois un texto de félicitations de sa part!»

De l'univers du baseball, Béliveau-Lajoie se promet d'ailleurs d'emprunter quelques trucs. 

«Le baseball, c'est le royaume des promotions. Il y en a une à chaque demi-manche ou presque! Ça ne peut pas se transposer directement au hockey mais certaines choses peuvent se faire entre les périodes. Oui, il y aura un peu d'esprit du baseball dans l'expérience offerte à nos matchs à moyen terme!»

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