Réduction du nombre de matchs: pas d'appétit du côté de Gilles Courteau

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Le commissaire Gilles Courteau est très à l'aise avec le calendrier de 68 matchs dans la LHJMQ.

Le Soleil

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(Trois-Rivières) Les surdoués de la LHJMQ ont beau être pressés comme des citrons, il n'est pas question pour la LHJMQ de plancher sur une réduction du calendrier, qui est figé à 68 matchs depuis quelques années.

Le commissaire Gilles Courteau a fait le point mardi sur la charge de travail imposée aux meilleurs éléments de sa ligue, après un article paru dans Le Nouvelliste où deux directeurs généraux émettaient de sérieuses réserves sur la situation actuelle. 

Rappelons que ces jeunes âgés entre 16 et 19 ans sont soumis à un camp d'entraînement interminable chevauchant août et septembre, 68 matchs de saison régulière et les séries. Ajoutez le voyagement en autobus, l'école, les camps provinciaux et nationaux, le Combine de la LNH, le Match des meilleurs espoirs, le Défi face à la Russie, le camp de développement de l'équipe du circuit Bettman qui les ont repêchés, suivi du camp d'entraînement.

Les rares temps libres à travers cette grille démentielle sont meublés par les sessions de perfectionnement offertes par les agents, comme le power skating, par exemple. Et l'entraînement estival personnalisé.

«Nous cherchons constamment des façons d'améliorer l'horaire. Par exemple, il y a quelques années, nous avons fait déplacer le Défi mondial des moins de 17 ans à l'automne car c'était plus logique pour nos joueurs. Chaque année, c'est un exercice que nous pratiquons. Mais il faut comprendre que nous faisons face à de nombreuses contraintes.»

En gros, la LHJMQ ne contrôle pas l'agenda des tournois internationaux. Et même la série Canada-Russie, pilotée par la LCH, vient avec des demandes pointues côté horaire des télédiffuseurs. À l'interne, la situation n'est pas plus rose, beaucoup de dates sont réservées pour autre chose que du hockey junior dans les arénas des 18 villes du plateau, ce qui vient débalancer le calendrier régulier. 

«La disponibilité de nos arénas cause beaucoup de soucis à Raymond Bolduc quand il confectionne le calendrier. Il y a aussi le fait que les clubs ont tous certaines dates où ils tiennent à jouer à domicile pour des activités spéciales. Quand tu combines le tout, ça fait plusieurs irritants que nous tentons de contrôler.»

Courteau assure toutefois que son comité hockey garde à l'oeil les situations problématiques qui peuvent survenir. Voir des gars comme Samuel Girard, des Cataractes, et Maxime Comtois, des Tigres, disputer cinq matchs en six jours dans quatre villes différentes parce qu'ils ont été utilisés dans la série Canada-Russie le fait réfléchir. 

«C'est sûr que la corde est étirée à ce moment-là. Ce n'est pas la norme, c'est l'exception qui amène souvent des problèmes. C'est une situation que l'on va regarder.»

La solution facile serait de charcuter le calendrier régulier de quelques matchs pour récupérer un peu d'oxygène. Dans un passé pas si lointain, il était composé de 72 matchs. Il a passé à 70, puis à 68. Un pas de plus est-il possible? Selon Courteau, ce n'est pas demain la veille que ça va se passer, si jamais ça se matérialise. 

«Si on voulait regarder de ce côté-là, il faudrait faire un travail de longue haleine pour cibler tout ce qui est en jeu. Les dépenses des équipes augmentent sans cesse. Certains propriétaires ne sont peut-être pas fermés à l'idée de réduire notre calendrier mais ce n'est pas un sentiment généralisé. On discute du calendrier chaque année mais ce n'est pas une option envisagée pour l'instant.»

Quant aux idées du directeur-gérant Steve Ahern de plancher sur un plan d'entraînement et de nutrition commun, Courteau se dit prêt à l'étudier. «S'il veut développer ses idées et nous les présenter, évidemment que nous allons prendre le temps de les analyser. On a progressé sur l'encadrement offert à nos joueurs. Si on peut le bonifier encore, on ne se gênera pas.»

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