Le jour de la marmotte

Martin Bernard souhaite modeler le Drakkar de la... (Le Soleil)

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Martin Bernard souhaite modeler le Drakkar de la même façon qu'il a bâti les Cataractes.

Le Soleil

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CHRONIQUE/Ce n'est pas la même ville. Ni le même patron. Et les maillots sont différents. Sans ces éléments, Martin Bernard pourrait toutefois se croire dans Le jour de la marmotte, délicieux film où l'acteur Bill Murray revit sans cesse la même journée!

Maintenant à la tête du Drakkar, Bernard se retrouve en effet au sein d'une organisation en lourde reconstruction, comme il y a quatre ans lorsqu'il a pris les guides des Cataractes.

Les plus jeunes éléments de l'équipe sont les plus talentueux, alors la meilleure méthode pour les faire progresser est de leur donner de grosses minutes même si à court terme, ça va priver l'équipe de victoires. Le mot-clé sur la Côte-Nord, c'est la patience. Vous connaissez le refrain, hein?

«C'est le même défi qu'à Shawinigan. Comme entraîneur, on se remet toujours en question mais grosso modo, c'est le même plan. Il faut travailler étroitement avec les jeunes, leur donner des responsabilités, les aider à grandir, les responsabiliser. Et accepter d'être patient», expliquait Martin Bernard samedi, quelques minutes après avoir vu ses joueurs échapper une avance de 3-0 et s'incliner 6-3 face aux Cataractes.

Il n'a pas caché que le match était émotif pour lui et qu'il aurait aimé un scénario différent pour son retour en Mauricie. 

«Nous sommes jeunes, nous sommes en train de nous bâtir. C'est plate que ça arrive ici, mais je n'y pouvais rien. C'est le genre de soirée qui va arriver dans le processus que nous vivons. Ce fut quand même une journée spéciale pour moi, j'ai pu revoir certains travailleurs de l'ombre de l'organisation qui sont venus me saluer. Ils n'avaient pas eu le temps de le faire quand je suis parti...»

C'était il y a un peu plus de neuf mois. Un délai qui n'a pas permis à Bernard de saisir pourquoi Martin Mondou l'a tiré sous l'autobus, au lendemain d'un revers gênant à Québec. 

«Nous avions 35 victoires au compteur. Ce n'est pas si mal, non? J'avais 10 nouveaux joueurs sous la main, ça prend du temps pour placer les choses. Mon travail, c'était de faire un plan et de l'exécuter. On ne m'a pas donné le temps de l'exécuter. C'est Claude (Bouchard) qui l'a eu, et on a vu les résultats. Je n'ai pas été surpris du tout de voir l'équipe atteindre la finale.»

Pendant le parcours de son ancien club le printemps dernier, Bouchard a plusieurs fois lancé des flèches à Bernard, l'accusant d'avoir négligé la préparation physique et laissant aller une indiscipline généralisée. De son salon, comment Bernard a-t-il réagi? En secouant la tête et en serrant les dents, Bernard tente de rester poli. 

«Qu'est-ce que tu veux que je réponde à ça? Tout ce que je peux dire, c'est que c'était facile comme excuse de pointer quelqu'un qui n'est pas là. Qu'est-ce qu'il dit de son club ces temps-ci? Aujourd'hui? Est-ce que les Cataractes ont travaillé 60 minutes aujourd'hui? C'est son travail de mener cette équipe aux grands honneurs. Elle a été bâtie puis élevée depuis quatre ans afin d'arriver à cette conclusion le printemps prochain. Je souhaite sincèrement aux joueurs que ça se passe ainsi. Je sais plus que quiconque par où ils sont passés dans leur cheminement, je leur souhaite la récompense qu'ils espèrent...»

Vous vous doutez bien que s'il avait le choix, Bernard serait avec eux à Shawinigan présentement, afin de terminer ce qu'il a commencé. Il est plutôt revenu à la case départ à Baie-Comeau. Loin de se plaindre de son sort, il y va d'une prédiction.

«Dans un avenir pas si lointain, ce Drakkar va ressembler aux Cataractes d'aujourd'hui», promet-il.

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