Québec accueille favorablement la demande de Gilles Courteau

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Gilles Courteau, commissaire de la LHJMQ

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(Trois-Rivières) Gilles Courteau peut presque sabrer le champagne. Le commissaire de la LHJMQ a appris mardi que le gouvernement provincial accueille favorablement sa demande de modification de la Loi sur les normes du travail, afin de soustraire ses équipes à l'obligation d'offrir le salaire minimum à ses joueurs.

Une telle mesure fragiliserait encore plus, sinon éliminerait carrément des franchises de la carte du hockey junior canadien. Mais il y a plus: c'est le modèle d'opération en vigueur depuis plus de cinq décennies qui serait jeté aux ordures.

«Au-delà des coûts importants engendrés pas un changement aussi majeur, ce sont les bases du hockey junior qui seraient remises en question. Si on traite nos joueurs comme des salariés, ceux-ci vont devoir assumer leurs frais scolaires, leurs frais de pension, d'équipement, d'assurances etc. Ce seraient des salariés, ils pourraient décider d'aller ou non à l'école. Une formule comme ça ne tient pas la route», lance Courteau en entrevue au Nouvelliste.

Le commissaire de la LHJMQ prévient du même souffle que plusieurs propriétaires pourraient tout simplement abandonner leur équipe. «Ils sont là parce qu'ils aiment redonner à la communauté. Parce qu'ils aiment le hockey, et qu'ils aiment aider des jeunes à se former comme hockeyeurs, comme étudiants et comme individus. Si ça devient strictement une business, nos propriétaires auront-ils le même intérêt? Je ne suis pas convaincu...», souligne le Trifluvien, en ajoutant que ses concessions vivent déjà avec une réalité économique difficile. 

«Quand vient le temps de parler de notre ligue, ce sont les Remparts ou les Mooseheads qui sont toujours cités. Or il y a 16 autres clubs dans notre ligue! Au pays, c'est au Québec qu'il s'est bâti le moins d'arénas de 5000 places depuis 30 ans. Il y en a eu un seul et c'était à Shawinigan. Il y a bien eu quelques arénas rénovés mais à part Sherbrooke, ce fut le minimum qui a été fait. Il faut aussi tenir compte des conditions dans lesquelles nos équipes opèrent.»

Visé par un recours collectif de 50 millions $, Courteau martèle que ses équipes encadrent des athlètes-étudiants. «Nous sommes les plus visibles, alors nous sommes les premiers attaqués. Mais nous ne sommes que la pointe de l'iceberg. Par la suite, tous les sports amateurs avec des revenus seraient visés, notamment le football et le hockey universitaire. Ça n'a aucun sens.»

La Presse a révélé lundi que Courteau s'était inscrit au Registre des lobbyistes pour plaider sa cause auprès du gouvernement, une nouvelle qui l'a forcé à enchaîner les entrevues mardi. «Mais cette nouvelle a aussi permis d'entendre la ministre du Travail Dominique Vien à ce sujet et ce que j'ai entendu, c'était très positif. Juste pour ça, ça valait la peine de s'enregistrer au Registre des lobbyistes», sourit Courteau.

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