L'heure de gloire des Estacades Relève 2000!

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Les membres des Estacades Relève 2000 se sont réunis en vue du repêchage de la LHJMQ... et ont accepté de révéler le signe secret de l'équipe. On retrouve sur la photo, avec un genou au sol, Félix-Antoine Tourigny, Benjamin Thibeault et Olivier Mathieu, surplombés de Xavier Bouchard, Olivier Rodrigue, Jean-Philippe Tourigny, André Tourigny, Xavier Bernard et Gilles Bouchard.

Rocket Lavoie

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(Charlottetown) Il y a une photo qui circule abondamment sur Internet depuis quelques années où on voit les jeunes PK Subban et Steven Stamkos partager le même vestiaire à leurs premiers pas dans le hockey organisé. Qui sait si, dans quelques années, ce ne sont pas des clichés des Estacades Relève 2000 qui ne deviendront pas viraux, tellement il y avait du talent au pouce carré dans cet alignement concocté par Gilles Bouchard!

Ce sera l'heure de gloire de cette équipe printanière ce samedi à Charlottetown, alors que pas moins d'une dizaine de leurs porte-couleurs seront vraisemblablement repêchés par les formations de la LHJMQ. Et certains ne moisiront pas longtemps dans les gradins du Eastlink Centre, puisqu'ils sont répertoriés en première ronde.

Olivier Rodrigue est le mieux coté du groupe, perçu comme le quatrième meilleur espoir disponible. Cinq rangs plus loin, il y a Xavier Bouchard, le fils de Gilles, qui a connu un Challenge Gatorade du tonnerre ce printemps. Xavier Bernard et Olivier Mathieu sont eux aussi classés en première ronde. Parce qu'ils jouaient à Kanata, en Ontario, la saison dernière, les jumeaux Jean-Philippe et Félix-Antoine Tourigny, les fils d'André, n'ont pas été évalués par la Centrale du soutien au recrutement de la LHJMQ mais ils trouveront eux aussi preneur. À ce groupe étoile, il faut ajouter Benoît-Olivier Groulx, fils de Benoît et pressenti pour être le tout premier choix de cette cuvée, qui s'est joint à l'équipe pour deux printemps tout juste avant l'adolescence. Si jamais Gilles Bouchard perd sa touche derrière le banc, il pourra toujours se recycler en recruteur!

«On avait une pas pire équipe», sourit le patron hockey des Huskies de Rouyn-Noranda, qui a bu du champagne dans la coupe du Président il y a trois semaines à peine, et qui s'apprête maintenant à vivre un moment unique père-fils. «On en a gagné des tournois! On a tous beaucoup de souvenirs très positifs de cette période.»

C'est lui qui a été l'instigateur du projet. Avec ses amis Frédéric Lavoie, Daniel Payette et Jean-Philippe Glaude, il a élaboré une petite structure pour accélérer la progression des jeunes les plus doués. La première année, l'équipe a évolué sous la bannière Thibault-Bégin-Thibault, puis elle est devenue les Estacades Relève 2000. «On a commencé alors qu'ils avaient 6-7 ans. Ça ne me rentrait pas dans la tête qu'à l'atome BB, où sont réunis les plus avancés, les jeunes n'avaient que 50 minutes de pratique par semaine, sur une demi-glace. Et c'était dirigé par des parents. Je ne crois pas que ce sont des conditions optimales pour aider le développement, alors on a parti un petit programme, pour les jeunes.»

Les Estacades Relève 2000 ont connu leur part... (Courtoisie) - image 2.0

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Les Estacades Relève 2000 ont connu leur part de succès au hockey de printemps, mais surtout, ont produit une dizaine de joueurs qui devraient être repêchés samedi. 

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Sur une base annuelle, quinze heures de pratique de plus ont été programmées, de même que trois tournois. Le groupe d'hommes de hockey a identifié quelques jeunes, puis ont complété l'équipe avec les fils d'amis. Il manquait quand même un gardien au groupe, alors Bouchard a lâché un petit coup de fil à son pote Sylvain Rodrigue. «Je savais qu'il avait un fils du même âge qui était bon. Au début, Sylvain ne voulait rien savoir! Il me disait que selon lui, le hockey de printemps, c'était une arnaque! Je lui expliqué en long et en large ce qu'on voulait faire, il n'embarquait pas plus! À force de l'achaler, il a consenti à ce que Olivier fasse notre premier tournoi à Québec. Finalement, il a été avec nous pendant cinq ans!», raconte avec beaucoup de passion celui qui a piloté les Estacades midget AAA et les Patriotes de l'UQTR, avant de joindre les rangs des Huskies.

Le premier tournoi de l'équipe est encore frais à la mémoire de Bouchard. Après un parcours sans faille en ronde préliminaire, l'équipe avait été écrasée en demi-finale. Tanné de se faire déjouer, le petit Rodrigue avait quitté son filet, laissant son club sans gardien. Rêvant de porter les grosses jambières lui aussi, Jean-Philippe Tourigny a pris sa place comme gardien, une position qu'il a depuis adoptée. «Je le vois encore dans le but, à se tirer partout, avec son équipement de joueur! Il était comme un poisson dans l'eau. Quant à Mini Rod (Olivier Rodrigue), il a grandi là-dedans, il a compris qu'il ne pouvait pas abandonner son équipe comme ça.»

Sur la blacklist de Hockey Québec

Cette dure défaite a été suivi par beaucoup de conquêtes. Certains joueurs ont quitté le navire en cours de route, d'autres se sont ajoutés. Au fil des ans, Bouchard, André Tourigny et Benoît Groulx se sont relayés derrière le banc. «Même très jeune, il n'y avait pas de niaiseries dans la chambre. Les gars se préparaient, on avait un petit plan de match. On avait du fun, mais on trouvait important de mettre en place certaines balises dès le départ. Les jeunes ont beaucoup apprécié.»

Hockey Québec, pas mal moins! Quand c'est venu aux oreilles de Bouchard que son initiative était mal perçue au sein de la structure provinciale, il s'est mis en tête de changer les choses. «On m'avait fait comprendre que j'étais sur la blacklist d'Hockey-Québec! On avait alors monté (une présentation) PowerPoint, puis on est allé le présenter à Yves Archambault. Notre initiative a fait des petits, Hockey Québec a récupéré l'idée pour ajouter ce genre de programme à leur offre. Ils ont compris que ce nous voulions, c'était seulement aider les jeunes.»

Bouchard était loin de se douter à ce moment-là qu'une grande proportion de son noyau dur allait parader sur le parquet du repêchage de la LHJMQ une décennie plus tard. Une étape qu'ils vont tous franchir ensemble, avec des souvenirs plein la tête. Et parmi eux, il y aura ces multiples aventures printanières sous les couleurs des Estacades Relève 2000...

Deux nouveaux défis pour Ricard

Dominic Ricard n'a jamais été du genre à se tourner les pouces. Congédié tout juste avant les séries par les Voltigeurs, le Shawiniganais pourrait se la couler douce à la maison, en encaissant son chèque de paie. Après quelques semaines de repos, il a opté pour retourner au coeur de l'action avec deux nouveaux défis!

Ricard a accepté le rôle de directeur technique au développement des joueurs de la Ligue de Hockey Préparatoire Scolaire. Il fait de plus ses premiers pas dans l'univers des agents, aux côtés d'André Ruel. «Je voulais travailler avec des gens avec qui j'avais des affinités, avec qui je partageais une vision commune. C'est exactement ce que j'ai trouvé», racontait Ricard vendredi midi, quelques minutes après avoir félicité Dominique Ducharme, son successeur à la tête des Voltigeurs.

Ricard aurait pu rester actif au sein de la LHJMQ. Il a repoussé les avances du Drakkar, qui le courtisait comme entraîneur-chef. Il a eu des discussions avec Éric Veilleux, qui aurait aimé en faire son bras droit à la fois à la gérance et derrière le banc. Il a aussi discuté d'un plan de match similaire avec les Cataractes. S'il reste dans le monde du hockey, il a décidé d'élargir ses horizons.

Alexis D'Aoust, Stéphane Lajoie et Natacha Llorens, directrice... (Rocket Lavoie) - image 5.0

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Alexis D'Aoust, Stéphane Lajoie et Natacha Llorens, directrice des programmes d'éducation, antidopage et d'aide aux joueurs de la LHJMQ.

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Lajoie récompensé

Soirée émotive pour Stéphane Lajoie, qui a été choisi le conseiller pédagogique de l'année lors du cocktail du commissaire vendredi soir. Lajoie encadre depuis des années les joueurs des Cataractes dans leurs études. Cette année, il a notamment aidé Alexis D'Aoust à rafler le titre de joueur-étudiant par excellence sur la scène nationale.

Nouveau contrat pour Tommy Tremblay

Les Cataractes ont apprécié les premiers pas de Tommy Tremblay dans les bureaux de l'équipe. L'ex-petite peste, devenu directeur des opérations l'an dernier, a accepté les termes d'un nouveau contrat de cinq ans cette semaine à Charlottetown, une entente qui ravit le président de l'équipe Roger Lavergne. 

«Il a fait de l'excellent boulot. Au point où des équipes sont venues chez nous afin de se servir de notre recette pour améliorer leur produit. C'est assez révélateur à mes yeux», soulignait Lavergne, dont l'équipe est l'une des rares du circuit à avoir enregistré des hausses d'assistance.

Mondou aux aguets

Martin Mondou disait vrai à son arrivée à Charlottetown, il est l'un des directeurs généraux les plus discrets cette semaine aux Assises. Le grand manitou des Cataractes a mené quand même quelques discussions et il a certaines options sur la tables, mais elles ne sont pas assez alléchantes à ses yeux pour peser sur le bouton en ce moment. 

«On avait un plan de match en arrivant, on s'y colle. C'est tranquille pour l'instant, mais on ne sait jamais ce qui peut se produire une fois rendu sur le plancher. Je me souviens que la transaction de Charles-Olivier Roussel avait été bouclée très très rapidement le matin du repêchage», rappelle-t-il. 

Si rien ne bouge, les Cataractes parleront pour la première fois au 34e échelon.

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