«Personne ne veut retourner en 1975»

Le propriétaire des Mooseheads d'Halifax Bobby Smith aimerait... (Le Quotidien)

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Le propriétaire des Mooseheads d'Halifax Bobby Smith aimerait que le jeu de la LHJMQ offre davantage de spectacle afin de ramener les foules dans les arénas du circuit.

Le Quotidien

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(Charlottetown) L'aspect spectacle a monopolisé les 18 propriétaires du circuit Courteau jeudi soir, au cours d'une réunion orchestrée par Bobby Smith, des Mooseheads d'Halifax.

Ouvertement en faveur des bagarres dans le hockey junior, l'ex-vedette du Canadien de Montréal a profité des Assises pour lancer une discussion sur la façon de ramener un peu plus d'émotions dans la LHJMQ.

«Ce fut une très bonne discussion. Nous sommes tous unanimes que nous devrions tenir ce genre de réunion plus souvent. On a parlé du spectacle, de ce qui se fait dans la LNH, dans l'Ouest, en Ontario. Nous pouvons toujours améliorer notre produit», martelait Smith.

«Tout le monde comprend mon opinion sur les bagarres. Ça offre un meilleur spectacle et c'est moins dangereux pour nos joueurs quand il y a une rare bagarre qui peut éclater. Je n'ai pas peur de dire ça. On a parlé d'autres choses aussi. Ce sont deux heures de discussions bien placées, et le commissaire peut maintenant former un comité s'il le souhaite. C'est lui qui a le pouvoir de le faire. Ce ne sont pas les propriétaires qui changent les règles, mais nous avons des idées.»

Courteau était plus prudent, vantant le positivisme autour de la table.

«Ce fut une excellente réunion. On a réuni 18 membres dans une conversation très très ouverte pour améliorer notre situation, c'est extrêmement positif. On veut continuer de travailler pour améliorer notre game, notre business et nos équipes», a dit le commissaire, préoccupé par les baisses d'assistance de la dernière année.

«On a du travail à faire. Il faut ramener les amateurs dans les amphithéâtres. Nous sommes conscients du contexte économique et des opportunités différentes pour le dollar-loisir. On va étudier la situation.»

Pas question toutefois selon Courteau de miser davantage sur les bagarres. Il y en a de moins en moins, les statistiques le prouvent. Le commissaire dit du bout des lèvres qu'elles font partie du jeu, mais il ne croit pas que leur diminution a amené des amateurs de hockey à délaisser le junior.

«Je ne crois pas du tout qu'il y ait un lien. Personne ne veut faire la promotion des bagarres, mais ça fait partie de notre game. Personne ne veut retourner en 1975», lance le Trifluvien, ouvert cependant à laisser un peu plus de marge de manoeuvre aux entraîneurs, mis à l'amende dès le moindre faux pas au cours des dernières années. «En ce qui concerne l'émotion, on va regarder jusqu'où on peut aller. Il faut trouver un juste milieu. Je serai toujours strict concernant les critiques envers les officiels mais pour le reste, je suis ouvert à regarder ça.»

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