Les Cataractes répliquent, l'intensité monte

Menés par leur capitaine Anthony Beauvillier, les hommes... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

Agrandir

Menés par leur capitaine Anthony Beauvillier, les hommes de Claude Bouchard ont été très convaincants samedi soir, empochant une victoire de 7-1 devant 4100 personnes au Centre Gervais Auto.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Shawinigan) Les Cataractes n'avaient pas du tout l'intention de quitter Shawinigan sans avoir signé un gain dans cette demi-finale les opposant aux Sea Dogs de Saint John.

Menés par leur capitaine Anthony Beauvillier, les hommes de Claude Bouchard ont été très convaincants samedi soir, empochant une victoire de 7-1 devant 4100 personnes au Centre Gervais Auto.

Beauvillier a préparé le premier but des siens, le super filet d'Alexis D'Aoust en première, en plus d'offrir une priorité de 3-1 grâce à un tir parfait en avantage numérique en deuxième période. Il a complété sa soirée avec un autre plomb en troisième pendant une attaque massive qui a porté la marque à 5-1 et qui a chassé Marc-Antoine Turcotte de la surface de jeu.

À l'image du choix de première ronde des Islanders de New York, les Cataractes ont joué avec fougue, autant en attaque qu'en défensive, ce qui a limité au minimum les chances de marquer accordées aux visiteurs. Battu six fois sur 26 tirs la veille, Philippe Cadorette a été beaucoup plus solide, et il a gagné haut la main la bagarre des portiers.

Les Sea Dogs ont été très indisciplinés quand l'écart s'est creusé au tableau indicateur, laissant le champ libre au jeu de puissance des locaux pour faire encore plus de dégâts.

Cette tentative d'intimidation a peut-être aussi coûté les services de Matt Murphy, qui a eu la mauvaise idée de se ruer sur Gabriel Sylvestre en fin de deuxième lors d'une mêlée. Renversé par Sylvestre, de trois ans son cadet, Murphy a quitté la glace en se tordant de douleur et en tenant l'une de ses épaules. Il est revenu en troisième au banc des siens, mais il n'a fait aucune présence.

«On ne peut pas offrir 12 avantages numériques à une équipe aussi puissante sans en payer le prix. Il y a des choses que nous n'avons pas aimé au cours de la soirée, quelques appels des officiels aussi que nous n'avons pas compris. Et les gars ont joué avec frustration par la suite», faisait valoir Danny Flynn, qui ne croit pas qu'une rivalité particulière est en train de se créer avec les Cataractes.

«La rivalité, elle serait là contre n'importe quelle équipe que tu affrontes en demi-finale!»

Thomas Chabot, lui, croyait que les Cataractes avaient tendu un piège à son équipe, avec succès. «On savait qu'ils allaient amorcer le match en force. Par la suite, ils ont voulu nous sortir de notre match en posant certains gestes. Et ils ont réussi, nous avons mal réagi», a fait valoir le défenseur vedette des Sea Dogs, qui n'a pas apprécié le comportement de la foule shawiniganaise.

Si Chabot pouvait vivre avec les huées provoquées par sa grosse mise en échec servie la veille à Gabriel Gagné, il était pas mal moins poli sur la façon de réagir des spectateurs en fin de match.

«Ils chantaient la chanson Goodbye, j'ai trouvé ça très baveux. D'accord, les Cataractes ont gagné par un gros pointage, mais cette série est loin d'être terminée», prévenait le choix de premier tour des Sénateurs d'Ottawa.

Dans l'autre camp, Claude Bouchard rendait hommage à sa bande. «On fait face à de l'adversité depuis le début des séries. Et on revient toujours en force. On l'a encore fait ce soir. Il y avait deux choses à corriger: il fallait mieux jouer défensivement, notamment en repli, et il fallait obtenir quelques arrêts-clés de plus de notre gardien. Ça s'est produit, et la différence est là», proposait le pilote des Cataractes, qui a aimé voir son jeu de puissance faire souffrir ses ennemis.

«On insiste sur la discipline de notre côté, on ne veut pas voir nos gars répliquer. On a suivi la consigne et nous avons eu beaucoup de temps de jeu en avantage numérique. Je pense que lorsque tu reçois un coup de bâton à deux mains, ça fait toujours plus mal de marquer que de répliquer avec un coup toi aussi.»

Pour sa part, Beauvillier notait davantage le travail défensif de son groupe plutôt que le pique-nique offensif. «On a fait des petits détails qui font la différence à ce temps-ci de l'année. On s'est notamment appliqué plus dans notre zone, on a pris charge du match», analysait l'athlète de 18 ans, qui ne croit pas que les Sea Dogs repartent de la Mauricie ébranlés.

«C'est un un petit bonus de gagner par un grand écart mais une victoire de 3-2 ou de 7-1, ça ne change pas grand chose. En séries, c'est un jour à la fois. Les Sea Dogs ont gagné [vendredi], c'est notre tour [samedi] et ça ne garantit rien pour le prochain match. C'est toujours à recommencer.»

Outre Beauvillier et D'Aoust, Dennis Yan (2), Brandon Gignac et Gabriel Sylvestre ont aussi fait secouer les cordages pour les Cataractes qui ont pris la route de Saint John dimanche matin. Cette série, à égalité 1-1, reprendra mardi au domicile des Sea Dogs.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer