Les Cataractes accèdent au carré d'as

Pour une deuxième fois ce printemps, les Cataractes... (Stéphane Lessard)

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Pour une deuxième fois ce printemps, les Cataractes ont célébré l'ultime victoire dans une ronde éliminatoire devant leurs partisans à Shawinigan.

Stéphane Lessard

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(Shawinigan) Tant qu'à s'inviter dans le carré d'as, aussi bien y mettre les pieds avec panache! Les Cataractes ont éliminé les Islanders de Charlottetown dimanche après-midi grâce à une victoire de 6-1 enregistrée devant 4500 partisans comblés.

Ces derniers ont laissé tomber une journée estivale pour s'enfermer dans un aréna et personne n'a regretté sa décision! Les Cataractes ont dominé dans toutes les phases du jeu et ils sont venus à bout des nerfs des Islanders, qui ont creusé leur propre tombe avec plusieurs gestes stupides à partir du milieu de la deuxième qui leur ont valu beaucoup de visites au cachot.

Le match était pourtant encore serré quand les Islanders ont perdu la tête, et l'avantage numérique des locaux s'est assuré de leur faire payer lourdement leur indiscipline en plaçant le match hors de leur portée.

Bien sûr, les gros canons ont tonné. Mais il faut relever aussi le travail défensif de l'équipe en première période, alors que les Islanders ont eu quelques bonnes chances de marquer. Deux poteaux ont aidé Philippe Cadorette, qui a lui-même réussi deux bijoux aux dépens de Kameron Kielly et Daniel Sprong. Cadorette a tenu le fort jusqu'au filet d'Alex Pawelczyk en fin de première période, sur une superbe mise en scène de Dmytro Timashov durant un avantage numérique.

Ce but a fait mal aux visiteurs, qui n'ont plus été les mêmes par la suite. Anthony Beauvillier a rapidement procuré une avance de 2-0 aux locaux après s'être moqué de Daniel Sprong, pas très à l'aise en repli défensif. C'est à ce moment que les Islanders ont pris un abonnement au banc des pénalités. Gabriel Gagné, puis Timashov à deux reprises, ont alors fait payer lourdement cette crampe au cerveau collective en gonflant l'avance à 5-1 avant le deuxième entracte.

Rendu là, la troisième a été disputée pour la forme. Pawelczyk s'est quand même offert un deuxième filet, qui a concrétisé ce triomphe en deuxième ronde des séries de l'organisation pour la première fois depuis le printemps 2009.

«Je suis content de notre performance. Mettre fin à une série dans cette ligue, c'est difficile. On a eu deux chances de le faire jusqu'à maintenant, et on a réussi à les saisir. À domicile en plus. On va savourer ce moment pour quelques heures», expliquait Claude Bouchard. 

«Je suis content pour nos joueurs, notre noyau n'avait pas gagné une ronde avant d'entrer en séries. Pour nos propriétaires et nos partisans aussi, qui vont goûter à une demi-finale pour la première fois depuis 2009. Notre avantage numérique a fait le travail, on a marqué des gros buts dans les moments importants. La clé dans cette série pour moi, ce fut notre victoire au match 4. On avait perdu la veille, les gars ont acheté qu'ils devaient payer davantage le prix pour gagner à ce temps-ci de l'année. Depuis, on joue du gros hockey.»

Beauvillier renvoyait volontiers les compliments vers son pilote. «On a amélioré beaucoup de choses depuis l'arrivée de Claude. L'éthique de travail est là, notre constance est mieux et l'équipe est plus unie. C'était la claque au visage dont nous avions besoin», expliquait le 91, fier des trois victoires d'affilée qui ont mis fin à la saison des Islanders.

«Ça prend du caractère pour faire ça. Mentalement, on a fait du bon travail. On s'est bien concentré sur un match à la fois. On était prêt et on a donné le tempo pratiquement à chaque match», faisait valoir le choix de première ronde des Islanders de New York, qui dit avoir apprécié le soutien de la foule, la plus dense depuis son arrivée à Shawinigan il y a trois ans. 

«Quand je suis embarqué sur la glace, je me sentais comme d'habitude. Mais juste avant la première mise en jeu, quand j'ai entendu les flûtes, j'ai tout de suite pensé à l'ambiance à Baie-Comeau à mes premières armes en séries. Une foule aussi bruyante, ça donne de l'énergie.»

Samuel Girard braquait lui aussi les projecteurs sur son entraîneur. «Après notre deuxième défaite dans la série, Claude a fait une bonne job. Il nous a calmés, il nous a rappelé l'importance des jeux simples. On a ensuite fait preuve de caractère», a lancé la Tornade de Roberval, en confiant que Bouchard s'était aussi assuré au deuxième entracte que ses hommes n'aient pas oublié l'avance de quatre buts bousillée au dernier match. «Il a écrit un seul mot sur le tableau et c'était Remember. C'est vrai que nous étions dans la même situation. Nous sommes arrivés prêts pour la troisième.»

Dans l'autre vestiaire, Jim Hulton rendait hommage aux Cataractes. «On a eu des chances en première période, on n'a pas été en mesure d'en profiter. Puis nous avons accordé un premier but, ce qui nous a obligés à jouer du hockey de rattrapage comme on l'a fait tout au long de la série», analysait Hulton, qui n'a pas voulu pointer du doigt ses meilleurs éléments, qui ont été éclipsés par ceux des Cataractes au cours de cette série. 

Daniel Sprong, notamment, a été limité à un seul but et il a présenté un différentiel de -2. «On va laisser retomber la poussière avant d'analyser nos performances. Ce que je sais, c'est que nous avons perdu contre une équipe très talentueuse. Les Cataractes avaient plus de profondeur que nous à leur disposition et je crois que c'est ce qui a fait la différence.»

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