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Les Cataractes ont éliminé le Phoenix de Sherbrooke... (Stéphane Lessard)

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Les Cataractes ont éliminé le Phoenix de Sherbrooke en cinq matchs.

Stéphane Lessard

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(Shawinigan) Pour la première fois depuis le printemps 2012, il y aura du hockey en deuxième ronde des séries à Shawinigan. Les Cataractes ont mérité ce privilège en épinglant le Phoenix de Sherbrooke sur leur tableau de chasse grâce à une victoire de 4-1 enregistrée devant plus de 3900 partisans enthousiastes au Centre Gervais Auto.

Si les Shawiniganais ont disposé en cinq matchs de leurs coriaces rivaux, ils le doivent à leur début de soirée. Il n'y avait pas 20 secondes écoulées que Danny Moynihan plaçait, du revers s'il-vous-plaît, la rondelle par-dessus l'épaule droite d'Evan Fitzpatrick après un revirement causé par l'échec-avant de Dennis Yan. Philippe Cadorette s'est ensuite dressé devant quelques chances de marquer des visiteurs, puis Brandon Gignac a doublé l'avance des siens pendant un avantage numérique en milieu de période pour placer les locaux dans le siège du conducteur.

La deuxième a été un peu plus stressante pour les partisans, puisque les Cataractes ont multiplié les visites au cachot. Pourris en désavantage numérique depuis le début de la série, les hommes de Claude Bouchard ont toutefois limité le Phoenix a un but, celui de Carl Neill. Et Alexis D'Aoust a récupéré cette avance de deux buts par la suite en complétant un superbe jeu initié par Anthony Beauvillier et Dmytro Timashov. En se tenant loin du banc des pénalités en troisième, les Cataractes ont été bien peu menacés par la suite. C'est Timashov qui a fait exploser la foule en inscrivant le but d'assurance dans un filet désert dans la dernière minute de jeu.

«C'est dur, fermer une série dans cette ligue. Je suis content qu'on l'ait fait à notre première occasion. Ça va donner un peu de répit aux gars. Physiquement et mentalement. Ça faisait un bout de temps que cette équipe n'avait pas gagné une ronde, les jeunes dans la chambre devaient vivre avec ce spectre même si on n'en parlait pas. On vient de l'éliminer ce spectre-là. Et on l'a fait dans l'adversité. C'est un bon scénario pour nous», plaidait Bouchard, en relevant l'appui de la foule. «On a ressenti l'énergie, il faut être honnête. Je suis contents pour eux, ils attendaient une victoire comme celle-là depuis un bon bout de temps. Je suis content pour les propriétaires aussi, ils n'ont pas eu peur de poser beaucoup de gestes au cours de la saison pour en arriver là. Plus cette série avançait, mieux on jouait. Ce soir, il y a eu de l'indiscipline, ça aurait pu mal virer. Mais sinon, je suis content de la performance. »

Le vestiaire des Cataractes était fort animé après le triomphe. La consigne de ne pas être trop émotifs - dans les bons comme dans les mauvais moments - a été placée dans la filière 13 pour une bonne dizaine de minutes! Philippe Cadorette, qui en est à son cinquième printemps dans le circuit, regardait le tout un peu amusé. «Les gars sont vraiment contents. Je peux comprendre! C'est très encourageant la façon dont nous avons joué durant cette série. Nous avons offert des matchs de 60 minutes. Il y a eu de l'adversité, et nous avons très bien répondu», faisait valoir la première étoile du match, auteur de 24 arrêts vendredi.

La deuxième étoile, Danny Moynihan, parlait d'une victoire d'équipe. «Tout le monde a contribué encore une fois. C'est toujours bon d'inscrire un but rapide dans un match, tu vas chercher le momentum. La différence dans cette série, c'est que nous avons joué des matchs de 60 minutes. On a vu le résultat.»

Pour sa part, Anthony Beauvillier était un peu plus démonstratif. Après avoir été balayé à sa première saison, il avait vécu la douleur de perdre lors d'un match 7 l'an dernier en première ronde. Content d'être du bon bord cette fois? Sans aucun doute! «C'est l'fun comme feeling. Je suis tellement fier des gars. Ce ne fut pas une série facile, il ne faut pas se fier au fait que nous l'avons emporté en 5 matchs. Ce que nous avons vécu dans ces matchs, ça va nous aider pour ce qui nous attend. Mettre une série en banque, c'est bon pour la confiance du groupe. Qu'on le veuille ou non, c'était dans notre tête un peu. Cette étape est passée.»

Dans l'autre camp, Stéphane Julien rendait les armes. «On a tellement surtaxé des joueurs au cours des derniers matchs, ce fut plus difficile ce soir. Notre avantage numérique a fonctionné durant toute la série, mais il n'a pas été en mesure d'aller chercher le gros but. Cette équipe a été inconstante cette année, notre philosophie va changer», a promis Julien, qui a révélé vouloir poursuivre l'aventure à la barre de l'équipe.

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