La grande audition de Jean-François Grégoire

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Jean-François Grégoire surveille du coin de l'oeil la progression de son fils Thomas avec le Phoenix.

La Tribune

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(Shawinigan) Dominic Ricard n'avait sûrement pas prévu avoir autant de mal à trouver un successeur à Martin Raymond lorsqu'il a décidé de le virer cet automne.

Après avoir réfléchi pendant quelques jours, Éric Veilleux, le candidat numéro un, a refusé l'offre du Shawiniganais, ce qui a lancé une réelle course pour le job. À partir de là, des candidats comme Frédéric Lavoie et Guy Boucher ont refusé de rencontrer les Voltigeurs, d'autres se sont retirés du processus en cours de route.

C'est finalement à Bathurst que Ricard a trouvé son homme. Adjoint à Mario Pouliot, Jean-François Grégoire ne s'est pas fait prier pour revenir au Québec.

L'ex-Cataractes s'est amené à Drummondville sans promesse, mais dans une position où il avait tout à gagner au sein d'un club qui voulait faire un virage au point de vue identitaire.

«Si certains ont refusé l'emploi, moi je l'ai accepté volontiers. J'y voyais un beau défi. Et les défis, j'ai toujours aimé les relever», confiait Grégoire lors de son passage en Mauricie le week-end dernier.

La décision de Grégoire a déjà rapporté des dividendes. Il y a deux semaines, Ricard est retourné dans son fauteuil de directeur-gérant, lui laissant tout le plancher derrière le banc de l'équipe.

«C'est un scénario dont nous avions déjà discuté. Dominic voulait se concentrer sur ses tâches de directeur-gérant. Et puis nous avons pas mal la même vision du travail à faire comme entraîneur. C'est une belle marque de confiance dont je suis fier», fait valoir Grégoire, dont la prochaine étape à franchir sera de convaincre les Voltigeurs qu'il mérite de camper le même rôle l'an prochain.

«C'est le pari que j'ai pris en venant ici. J'espère bien le gagner!»

En accédant au poste d'entraîneur-chef, Grégoire suit les traces de son papa Jacques, ex-pilote des Cataractes. Le hockey a bien changé depuis que le paternel tenait le même rôle, alors il ne force pas trop sur les conseils.

«Il m'encourage beaucoup, par contre. Je pense qu'il est en train de repogner la piqûre du hockey junior. Lors d'un match émotif face aux Wildcats de Moncton l'autre jour à Drummondville, certains l'ont vu les bras dans les airs en fin de soirée dans les gradins»

Grégoire a lui-même deux fils qui baignent dans l'univers du hockey. Jérémy fait actuellement ses premiers pas chez les pros au sein de la filiale de la Ligue américaine du Canadien à Saint-John, tandis que Thomas est un jeune défenseur du Phoenix de Sherbrooke.

«Quand je suis revenu au Québec, je me suis impliqué près d'eux dans le hockey mineur plutôt que de chiâler dans les estrades! J'avais été approché quelques fois par des équipes juniors mais tant qu'ils étaient à la maison, je ne voulais pas m'éloigner.

Ils sont plus vieux maintenant, ils font leur chemin et je les suis comme tous les autres papas de hockeyeurs. Je vois évidemment moins de matchs sur place mais grâce à Internet, je peux en voir beaucoup quand même!»

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