Les Cataractes s'inclinent 4-3

Les Cataractes ont bourdonné autour de la cage... (Sylvain Mayer)

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Les Cataractes ont bourdonné autour de la cage de l'Océanic mercredi soir, mais ce sont les visiteurs qui ont engrangé les deux points de la victoire.

Sylvain Mayer

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(Shawinigan) L'expérience a fini par venir à bout de la vitesse et du talent brut, mercredi au Centre Gervais Auto. L'Océanic a survécu à un début de match difficile, et il a signé en fin de soirée un gain de 4-3 devant 2700 personnes médusées dans les gradins.

Les visiteurs, battus à leurs trois premières sorties face aux Cataractes, semblaient pourtant en route pour un autre revers en première période. Les hommes de Martin Bernard ont rapidement pris l'avance 2-0, concédant un premier tir au but après huit longues minutes de jeu.

Les locaux n'ont toutefois pas été en mesure d'aller chercher le troisième but qui aurait fait plier leurs rivaux. Ces derniers ont su trouver les ajustements au premier entracte pour contrer la vitesse des Shawiniganais et à partir de là, on a eu droit à un jeu d'échecs.

Avec une marque de 2-2, Alex Pawelczyk croyait avoir fait mal à l'Océanic avec un but sur une déviation d'un tir de la pointe en fin de deuxième, mais les équipiers de Serge Beausoleil ont à nouveau trouvé le moyen de créer l'égalité en troisième. Puis ce fut leur tour d'inscrire un filet tardif en troisième, celui de Nicolas Werbik, qui a départagé les deux clubs à l'aide d'un bon tir des poignets.

Le jeu de puissance des Cataractes, le deuxième plus prolifique du plateau, a obtenu une chance ultime de créer l'égalité dans les deux dernières minutes de jeu mais Louis-Philip Guindon s'est interposé.

«Le premier trio de l'Océanic, et son gardien, ont eu le meilleur sur notre premier trio et notre gardien. C'est pas trop compliqué à résumer», proposait Martin Bernard, en pointant donc du doigt les Anthony Beauvillier, Dennis Yan, Giovanni Fiore et Frederic Foulem. «Notre quatrième trio a été bon, notre troisième et notre deuxième également. Mais notre premier est -2. Sur le but gagnant, Yan n'avait aucune raison d'envoyer la rondelle à l'aveugle dans l'enclave, en espérant que peut-être un coéquipier passerait par là. Ça s'est transformé en revirement bête, puis l'Océanic a marqué...», soupirait-il.

Bernard a quand même relevé du positif dans cette sortie. Ses meilleurs éléments en attaque ont construit plus d'attaque collectivement.

«On peut bâtir sur certaines choses. Pour le reste, il y a des soirs où notre jeunesse paraît. Dans la gestion de nos émotions, dans notre manière de réagir en fonction du pointage, il reste de l'apprentissage à faire. On regarde les équipes qui ont du succès dans la ligue depuis quelques semaines, elles misent sur une brigade défensive avec des gars d'expérience. Nous, on va à la guerre avec des jeunes», soulignait Bernard, qui assure ne pas lancer de message à son directeur-gérant. «Je suis payé pour diriger les joueurs dans le vestiaire, et c'est ce que je fais. Le mandat, c'est de faire progresser nos jeunes et là-dessus qu'on s'applique.»

Écorché par Bernard, Beauvillier convenait que son équipe traversait une séquence difficile. Il disait ne pas trop s'en faire avec les déclarations du directeur-gérant Martin Mondou, qui exige un meilleur effort de sa troupe avant d'aller chercher du renfort.

«Des léthargies, toutes les équipes en traversent. Ça nous arrive en ce moment, avant la période des transactions, alors ça fait jaser. Mais c'est mieux que ça arrive maintenant qu'avant les séries. Du côté des joueurs, il faut laisser les distractions de côté, et travailler avec acharnement pour s'en sortir. Il faut aussi donner du crédit à l'Océanic, elle a joué un fort match», plaidait le capitaine.

Son compagnon de trio Fiore parlait de malchance pour expliquer en partie le revers. «C'est sûr qu'on a de la misère à jouer pendant 60 minutes par les temps qui courent. Mais il faut dire aussi que la rondelle ne roulait pas pour nous ce soir. Sur notre trio, la chimie était bonne mais les résultats ne sont pas venus.»

Dans l'autre vestiaire, Serge Beausoleil savourait le triomphe. «En retard par deux buts, je savais que les gars n'allaient pas lâcher. C'est notre identité. J'ai bien aimé notre deuxième période puis en troisième, c'est un tir des ligues majeures qui a fait la différence. Je suis fier des gars, ils ont travaillé très fort. On a limité les Cataractes à une douzaine de chances de marquer, c'est positif», racontait le pilote de l'Océanic, qui a vu ses troupes se rapprocher à trois points des Cataractes et du sommet de la division. «Pincez-moi! Nous ne sommes pas dans la même catégorie que les Cataractes. Mais de belles choses se produisent pour nous parce qu'on travail.»

Outre Pawelczyk, Dennis Yan et Brandon Gignac ont marqué pour les Cataractes, qui vont maintenant se préparer à défier les Remparts vendredi soir à Québec.

Carnet de notes

Fatigué de voir Gabriel Slight faire preuve d'indiscipline, Martin Bernard a rayé son gros attaquant de 20 ans de l'alignement mercredi.

Fraîchement rappelé, Justin Bernier a bien paru sur le deuxième trio, récoltant une passe aux côtés de Gignac et d'Alexis D'Aoust. «Il a écopé de trois pénalités au dernier match, c'était inacceptable. On a expliqué notre décision à Gabriel et on s'attend maintenant à le voir rebondir face aux Remparts.»

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