«Il n'y a plus personne qui se lève dans le vestiaire»

L'entraineur-chef des Olympiques Benoit Groulx, a dû s'adapter... (Martin Roy, Le Droit)

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L'entraineur-chef des Olympiques Benoit Groulx, a dû s'adapter aux besoins de la nouvelle génération de hockeyeurs.

Martin Roy, Le Droit

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(Shawinigan) Les pilotes de la LHJMQ ont un nouveau défi sur les bras. En plus de faire progresser leurs joueurs, de préparer les plans de match, de décortiquer l'adversaire et d'être un porte-parole de l'organisation au plan médiatique, ces entraîneurs doivent aussi s'assurer que leurs poulains restent affamés.

L'époque où les joueurs voyaient le hockey junior comme un rêve à atteindre, et éventuellement un chemin qui peut mener à la LNH, est révolue. Il s'agit maintenant d'une option parmi tant d'autres.

Jérémy Bouchard à Drummondville, Samuel Guilbault à Shawinigan, Tommy Veilleux à Gatineau ont fait leurs valises récemment. Il y avait aussi eu une première vague de départs volontaires dans les vestiaires du circuit Courteau après les camps d'entraînement.

Bienvenue dans la réalité de 2015, où même les entraîneurs les plus chevronnés doivent adapter leurs méthodes pour arriver à manoeuvrer efficacement à travers ce champ de mines. 

«Nous évoluons dans un environnement compétitif. Il y a des standards à respecter. Des sacrifices à faire. Ce n'est pas fait pour tout le monde. Avant, les joueurs étaient plus déterminés à faire carrière. Maintenant, si ça ne fonctionne pas ici, ça va faire ailleurs».

Ces commentaires sont ceux de Benoît Groulx, le pilote le plus auréolé de la LHJMQ avec trois bagues de la Coupe du Président. Les méthodes de Groulx sont connues, il ne fait pas dans la dentelle. S'il ne change pas l'essence du message, sa livraison est bien différente. 

«On doit faire preuve d'imagination, et de patience. Notre travail, c'est d'aider ces joueurs à cheminer au cours de leur passage ici, sur la glace comme à l'extérieur. Or on ne dirige plus une équipe en 2015, on dirige 24 individus différents, qui ont tous des besoins différents. Ce n'est pas pour rien que je me suis entouré de gars d'expérience comme Ron Choules et Roger Dejoie. Nous sommes cinq entraîneurs, et nous en avons plein les bottines pour tout gérer!»

Groulx semble un peu regretter l'époque des Claude Giroux et Maxime Talbot, qui s'assuraient que son message soit saisi. «Il n'y a plus personne qui se lève dans le vestiaire. Avant les leaders prenaient soin du message. C'est terminé, ça aussi! Les leaders, ils prêchent par l'exemple. Si, comme entraîneur, tu entres et que tu parles dans la chambre, le message se perd dans l'air c'est certain. Personne ne se sent trop concerné. Faut leur expliquer les choses individuellement, ne jamais arrêter d'expliquer», martèle le grand patron hockey des Olympiques.

«On entend beaucoup parler de partenariat dans la LNH entre les joueurs et entraîneurs. Ça s'en vient comme ça aussi dans le junior. À la différence que c'est plus délicat, un partenariat avec des jeunes de 16 à 20 ans. Mais c'est notre travail de trouver une façon. Chaque génération est différente. Dans 10 ans, le défi sera différent également. J'espère seulement que je ne serai plus là!», rigolait Groulx en guise de conclusion, lui qui ne cache plus depuis l'an dernier son désir de graduer éventuellement chez les pros.

Un intérim qui se prolonge

Les Voltigeurs sont en Abitibi ce week-end, un voyage qui s'annonce ardu puisqu'ils vont y défier deux des meilleures équipes de la LHJMQ. Le directeur-gérant Dominic Ricard sera à nouveau derrière le banc de l'équipe, lui qui n'a pas encore trouvé la perle rare pour remplacer Martin Raymond, qu'il a congédié il y a deux semaines.

Ricard a dirigé quelques entrevues cette semaine, mais certains successeurs potentiels ont décidé de se retirer du processus. Éric Veilleux avait d'abord refusé l'emploi, puis Frédéric Lavoie a refusé à deux reprises un tête-à-tête avec Ricard. En ajoutant Guy Boucher et Mario Duhamel aux autres candidats qui se sont retirés cette semaine, ça fait pas mal d'hommes de hockey qui ne voulaient pas s'engager avec les Voltigeurs!

Ça pourrait paver la voie à un intérim de plus longue durée pour Ricard. Le Shawiniganas  exclut d'ailleurs de moins en moins la possibilité de rester derrière le banc jusqu'à la fin de la saison. C'est toujours plus facile d'attirer un candidat de prestige durant la période estivale. Si ça se produit, attendez-vous à ce que Ricard revienne à la charge du côté de Veilleux, qui dirige présentement dans la East Coast League à Norfolk.

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