Et si Mondou appliquait les freins?

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Martin Mondou, avec ses lieutenants Mario Carrière et Martin Bernard, auront d'importantes décisions à prendre d'ici quelques semaines.

Courtoisie

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Martin Mondou doit actuellement se poser sérieusement des questions sur l'orientation à adopter lors de la prochaine période des transactions.

Les Cataractes disposent du noyau pour aspirer aux grands honneurs au cours des trois prochaines saisons. Or c'est impossible de foncer et d'être acheteurs durant trois ans! Afin d'éviter la grosse reconstruction, il doit cibler deux des trois prochaines campagnes.

Avec la cinquième place au classement général l'an dernier, tout indiquait que le directeur-gérant allait placer ses billes en vue des deux prochains printemps. Mais voilà, cette saison ne se déroule pas comme il le souhaitait jusqu'à maintenant.

Il y a d'abord Alexander Dergachev qui ne s'est pas pointé à Shawinigan. Il est encore éligible, mais rien n'indique que sa situation va changer, son agent Sergei Bogdan refusant de mettre de la pression sur son équipe de la KHL, même si celle-ci lui fait réchauffer le banc.

Il y a ensuite le rendement de ses portiers. En mettant sur pied un «Gardien Académie», il espérait que l'un d'eux arrache la pôle. Je ne déteste pas ce que montre Antoine Samuel depuis le début de la saison, mais les Cataractes continuent leur système d'alternance à trois gardiens. Une décision qui montre que Samuel n'a pas encore la pleine confiance de ses patrons.

Mais surtout, il y a le rendement général de l'équipe. Au plan statistique, ça va. Les Cataractes sont au premier rang de leur division par un mille, et ils luttent pour la tête du classement général. 

Sur la glace, de match en match, c'est moins joli: de l'inconstance, de l'égoïsme, de l'indiscipline sont trop souvent remarqués. Mondou a senti le besoin d'intervenir publiquement et dans le vestiaire il y a deux semaines. Un geste qui a entraîné un changement de comportement l'espace de quelques matchs, mais qui ressemble davantage à un coup d'épée dans l'eau avec un peu de recul.

Trop tôt pour foncer?

La tâche de Martin Bernard, Steve Larouche et Joël Duguay est de faire performer cette équipe au maximum de ses capacités. Le travail de développement effectué depuis deux ans a été impeccable, mais la mission est différente cette année et jusqu'ici, elle n'est pas pleinement concluante. Font-ils du mauvais boulot pour autant? Pas nécessairement. Ils ont peut-être besoin d'un peu plus de temps pour placer tout le monde sur la bonne chaise...

Ce qui nous ramène à la stratégie du directeur-gérant. Est-il sage de sacrifier des actifs de qualité pour un noyau qui ne semble pas prêt à défendre sa position de favori? 

Pour compléter le puzzle actuellement, il aurait besoin de dénicher un Européen de qualité, un vétéran de 20 ans d'impact et possiblement un gardien établi. Des morceaux qui seront très dispendieux... Le jeu en vaut-il la chandelle, quand on sait que tous les joueurs présentement dans le vestiaire sont éligibles à un retour l'an prochain, sauf les quatre vétérans de 20 ans?

La réponse viendra du vestiaire

La réponse n'appartient pas à Mondou. Elle sera dictée par les leaders de cette chambre. C'est à eux de prouver qu'ils peuvent tirer l'équipe vers le haut, avec un effort constant et, surtout, un raisonnement collectif.

Le talent de cette bande crève les yeux. Mais - et c'est ce qui fait la beauté du hockey - le talent se neutralise facilement s'il n'est pas propulsé par une solide éthique de travail et un plan de match acheté par tous. Spécialement en séries!

Les membres de l'édition 2015-16 disposent de quelques semaines encore pour convaincre Mondou qu'ils s'en vont dans la bonne direction. S'il n'y parviennent pas, Mondou aura d'excellentes raisons pour appliquer les freins. 

Ce n'est pas son genre. Il aime bien les coups d'éclat. Et il a les munitions pour atteindre les plus grosses cibles! Mais il a aussi assez d'expérience pour détecter si ça en vaut vraiment la peine...

Après des décennies à gagner sa vie avec... (Le Droit) - image 6.0

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Après des décennies à gagner sa vie avec un sifflet autour du cou, Réal Paiement avait besoin d'un nouveau défi. 

Le Droit

Un nouveau défi pour Réal Paiement

Après des décennies à gagner sa vie avec un sifflet autour du cou, Réal Paiement avait besoin d'un nouveau défi. L'ex-pilote des Patriotes de l'UQTR l'a trouvé grâce à un ancien camarade de classe, avec qui il avait aussi fait équipe derrière le banc le temps d'un tournoi: Mike Babcock!

«Quand tu regardes les nominations dans le hockey, dans la grande majorité du temps elles s'expliquent par le réseau de contacts. Il y a toujours un lien quelque part. C'est comme ça que ça fonctionne», explique Paiement, nouveau dépisteur des Maple Leafs de Toronto, qui ne nie pas que Babcock ait joué un rôle dans ses nouvelles fonctions.

Ceci dit, Paiement assure se plaire dans ce rôle. «Ça faisait quelques années que je pensais à la possibilité de faire cette transition. Bien sûr, c'est différent, on ne regarde pas du tout les matchs du même oeil. Mais ça reste du hockey...»

Paiement sourit quand on lui fait remarquer qu'il a joint les rangs d'une équipe qui repêche peu souvent dans la LHJMQ. Il y a bien eu Frédérick Gauthier en première ronde il y a trois ans, mais sinon, la récolte est mince. 

«Dans la position actuelle de l'organisation, on n'a pas les moyens de passer à côté du talent, que le gars soit francophone ou anglophone. Peu importe son pays d'origine, ou même sa religion. S'il a du talent et du caractère, il nous intéresse!»

Voltigeurs: Veilleux a dit non

C'est Éric Veilleux que Dominic Ricard visait quand il a remercié Martin Raymond samedi dernier. L'ex-pilote des Cataractes a refusé la proposition des Voltigeurs, parce qu'il tente réellement de s'établir chez les pros, lui qui est présentement le pilote des Admirals de Norfolk dans la East Coast League.

Ricard est donc passé au plan B depuis quelques jours, soit la confection d'une liste de successeurs qui sera raffinée ce week-end, en vue d'une courte ronde d'entrevues en début de semaine. Un processus auquel Mario Duhamel a décidé de lui-même de s'y soustraire, tout comme Frédéric Lavoie.

Quant à Guy Boucher, remercié par Berne mercredi, il n'a pas retourné les appels de Ricard, lui qui est un proche de Raymond. Parmi les candidats potentiels, il y a Steve Hartley, Daniel Jacob, Martin Daoust, Guillaume Latendresse et Steve Larouche. 

Ricard sera derrière le banc des Voltigeurs ce week-end, mais il exclut pour le moment la possibilité d'assurer l'intérim jusqu'à la fin de la saison.

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