Gilles Courteau ne veut pas revenir en arrière

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Gilles Courteau est sensible aux critiques dirigées vers son circuit depuis quelques jours.

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(Shawinigan) Ça tire de partout! Philippe Boucher a mis le feu samedi avec un monologue virulent sur les officiels, qu'il a nuancé le lendemain... en s'attaquant au jeu sans émotion sur les glaces de la LHJMQ!

Depuis, Benoît Groulx l'a appuyé publiquement, tout comme Yanick Jean des Saguenéens de Chicoutimi et Bruce Richardson des Tigres de Victoriaville. De son côté, Martin Bernard, des Cataractes, a demandé des changements dans l'élaboration du calendrier, convaincu que certaines blessures y sont directement reliées.

Tous ces propos se sont évidemment rendus jusqu'aux oreilles du commissaire Gilles Courteau. S'il n'a pas voulu élaborer directement sur les sorties de Boucher, puisqu'il l'a convoqué à une audience le 23 novembre, Courteau ne s'est pas défilé sur l'insatisfaction générale déclenchée à la suite du constat que les foules sont en baisse dans les arénas de la ligue. 

«On ne peut pas rester insensible à ce qui se dit présentement. On cherche toujours à améliorer notre produit. Ceci dit, notre intention n'est pas de museler nos équipes. Il y a encore et toujours de la place pour alimenter les rivalités. Il s'agit de le faire de la bonne façon. De ne pas franchir certaines limites. Le hockey a changé, il faut savoir s'ajuster.»

Courteau, par exemple, défend sa décision d'avoir imposé une amende de 5000 $ à Bernard le printemps passé, parce qu'il avait traité Nikolaj Ehlers de «roi des plongeons».

«Il aurait pu le dire d'une autre façon. Il a plutôt choisi les mots pour faire les manchettes. Pour nous, c'est inacceptable. On veut vendre notre produit en mettant l'accent sur nos joueurs, ça contrevenait directement à ça. En plus, nous avons un programme pour aider les joueurs de différentes façons. Comment on pourrait d'un côté offrir un tel encadrement et de l'autre, laisser un entraîneur dire n'importe quoi sur un joueur sans conséquence?», se questionne Courteau. 

«On ne peut pas revenir en arrière, on ne reverra plus des incidents comme il y a eu entre les Saguenéens et les Remparts en séries il y a quelques années. Même si les Nordiques reviennent, la rivalité avec le Canadien sera différente de celle du passé. Mais il y a encore de la place pour mettre du piquant, à l'intérieur de certaines balises. Ce que je décode, c'est que ce n'est pas tout le monde qui comprend la limite. On va s'assurer dans nos prochaines réunions que nos équipes soient mieux informées sur ce qui est acceptable et sur ce qui ne l'est plus afin d'éliminer les zones grises.»

Sur la glace, Courteau convient qu'il y a de moins en moins de bagarres. La LHJMQ a pris des mesures pour éliminer les joueurs qui n'étaient pas en mesure de contribuer autrement qu'en jetant les gants, une espèce en voie de disparition dans le hockey professionnel. Courteau insiste toutefois que la dimension physique du sport est là pour rester. 

«J'étais à Drummondville vendredi pour le match Voltigeurs-Sea Dogs. Ce fut un match rapide, excitant et robuste. Les dépisteurs me faisaient remarquer à quel point le match était très physique. Je suis convaincu qu'aucun des 3000 spectateurs n'a demandé à être remboursé. C'est faux de dire que nous voulons évacuer ça de notre produit. Mais hockey physique, ça ne passe pas automatiquement par les bagarres...», lance Courteau, qui croit que la LHJMQ doit tout de même scruter à la loupe cette dimension du sport. 

«Le jeu n'a jamais été aussi rapide, les joueurs n'ont jamais été aussi forts. Quand ça frappe, ça fait mal! Le week-end dernier, il y a eu six commotions cérébrales sur des mises en échec où il n'y a eu aucune pénalité. La sécurité de nos joueurs est importante, on doit être prudent.»

Parlant de commotions cérébrales, Bernard a vu deux de ses joueurs tomber au combat de cette façon la semaine dernière, alors que son équipe était impliquée dans une séquence de quatre matchs en cinq jours, avec un sprint final de trois sorties en moins de 48 heures, dont une sur la route. Le pilote des Cataractes y voit un lien direct entre le calendrier surchargé et l'engorgement soudain de sa clinique. 

«C'est un bon point que Martin amène. Ça fera partie de notre réflexion quand nous nous pencherons sur l'élaboration du calendrier 2016-17. Je conviens que ce sont des séquences qui sont difficiles pour nos joueurs. On a déjà réduit le calendrier de 72 à 70 matchs, puis de 70 à 68. Veut-on le réduire à nouveau? Amorcer la saison plus tard? On a une bonne réflexion à ce niveau qui nous attend.»

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