Éric Veilleux à la guerre avec ses soldats

Pour l'entraîneur des Admirals Éric Veilleux, l'intensité est... (Admirals de Norfolk)

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Pour l'entraîneur des Admirals Éric Veilleux, l'intensité est non négociable à l'entraînement. L'ex-pilote des Cataractes l'a rappelé à sa nouvelle bande de la East Coast League dès son premier entraînement, ce qui a fait les manchettes à Norfolk.

Admirals de Norfolk

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Gagne ou perd, Éric Veilleux va le faire avec ses soldats. À sa première année comme entraîneur-chef des Admirals de Norfolk dans la East Coast League, Veilleux s'est entouré de 11 anciens de la LHJMQ!

Une poignée était déjà sous contrat avec l'équipe - Gabriel Verpaelst, Josh Currie et Jonathan Lessard - au moment où il a pris les guides cet été. Marc-Olivier Roy et Alexis Loiseau ont été assignés à Norfolk par les Oilers d'Edmonton.

L'ex-pilote des Cataractes et du Drakkar est donc directement responsable des embauches des Charles-Olivier Roussel, Maxime Legault, Philippe Cadorette, Alexandre Ranger, Marcus Hinds et Mathieu Brisebois. Les quatre premiers ont déjà fait équipe avec Veilleux, alors ce dernier savait exactement à quoi s'attendre en faisant appel à eux pour meubler les trous dans son alignement.

«Quand tu connais les joueurs, c'est plus facile. C'est sûr qu'en partant, j'ai regardé dans ma cour! Je dois apprivoiser une nouvelle ligue. Avant le premier match hors-concours, je n'avais jamais vu un match de la East Coast League! Alors de le faire avec à bord des joueurs que je connais, c'est un petit avantage», sourit Veilleux, qui se dit impressionné par le calibre de jeu.

«Depuis la fusion l'an dernier, cette ligue est mieux structurée. Le hockey est rapide, et il y a du talent sur la glace. On joue par contre avec seulement 16 patineurs plutôt que 18, ce qui m'a obligé à revoir un peu mon système. Tu ne peux pas avoir autant d'intensité pendant 60 minutes avec un alignement réduit.»

L'intensité est toutefois non négociable à l'entraînement! Le petit général l'a rappelé à sa nouvelle bande dès son premier entraînement, ce qui a fait les manchettes à Norfolk!

Veilleux se défend bien d'avoir planifié cette petite crise. Les Admirals n'ont pas fait les séries l'an dernier dans la LAH, les Condors de Bakersfield non plus dans la East Coast League. Certains de ses joueurs ont vécu cette année de misère avec les Condors, Veilleux, lui, servait d'adjoint avec les Admirals. Pas question de revivre ça une deuxième fois d'affilée. 

«Il n'y a qu'une façon de se comporter, et c'est de compétitionner. Tout le monde ici veut une opportunité dans la Ligue américaine, ou encore en Europe. Je comprends ça. Mais si tu veux avoir une chance que ça t'arrive, tu dois compétitionner...»

Le début de saison des Admirals n'est pas facile. Deux victoires en six sorties, un dossier qui les place au dernier rang de la division Est. 

«C'est sûr que si tu regardes juste les chiffres, ce n'est pas exceptionnel... On a seulement 10 séances d'entraînement dans le corps. Le premier voyage de la saison est arrivé très vite, après le premier week-end. On a subi trois revers dans ce séjour en Floride... Malgré tout, je vois une progression, on s'en va du bon bord. J'ai une équipe jeune, j'ai trois gars qui pourraient jouer junior. Ça change un peu les données en début de saison. J'apprends aussi la dynamique des rangs mineurs. Les blessures à Edmonton dans la LNH et celles à Bakersfield dans la LAH m'affectent directement. Nos jeunes ne font pas si mal, mais notre noyau de vétérans doit en donner plus.»

Parmi les trois recrues de 20 ans à Norfolk, il y a le gardien Philippe Cadorette, dont l'avenir a commencé à faire jaser à travers les cercles de la LHJMQ. Cadorette a été sorti du match à son seul départ jusqu'ici, et il a aussi vu quelques minutes d'action dans une autre partie. 

S'il n'en tient qu'à Veilleux, Cadorette est toutefois chez les pros pour y rester. «Il doit s'ajuster à un calibre supérieur, c'est normal. Dans le junior, il y a des jeunes de 16 et 17 ans, et des gars moins talentueux sur les troisième et quatrième trios. Pas ici! Les joueurs dans la East Coast League ont tous connu de belles carrières junior, beaucoup ont touché à la Ligue américaine. Philippe travaille fort, il n'y a aucun doute dans mon esprit qu'il peut jouer ici. Il verra de l'action au cours du prochain week-end.»

Charles-Olivier Roussel est heureux de renouer avec Éric... - image 4.0

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Charles-Olivier Roussel est heureux de renouer avec Éric Veilleux après que leurs chemins se soient séparés il y a cinq ans.

Charles-Olivier Roussel veut relancer sa carrière

Jeune retraité du hockey professionnel à 23 ans, Charles-Olivier Roussel a eu envie après quelques mois de repos de se donner une dernière chance de percer. Il cherchait une opportunité l'été dernier quand son ancien mentor Éric Veilleux a pris la barre des Admirals. Roussel a sauté à pieds joints sur l'occasion pour lui offrir ses services.

«C'est Charlie qui a fait les premiers pas. Il pensait que je pouvais l'aider à repartir la machine. C'était une bonne situation pour nous deux», explique Veilleux. «Cette pause a été bénéfique au plan mental. Je pense que je n'ai jamais été aussi complet sur la glace. Je donne tout cette année afin de relancer ma carrière, et j'ai hâte de voir comment vont se dérouler les prochains mois.»

Ça faisait cinq ans que les routes de Veilleux et Roussel s'étaient séparées. Veilleux a même dirigé contre son ancien poulain à la Coupe Memorial, lui qui était à ce moment-là un membre des Sea Dogs. Il sourit quand on lui demande si le petit général a changé. 

«Non, pas vraiment! Je n'étais pas ici pour la première pratique, sauf que j'en entends encore pas mal parler. Disons que les gars ont rapidement appris à le connaître. Cette séance d'entraînement

a donné le ton, Éric est un entraîneur très exigeant. Personnellement, je trouve ça parfait. Il nous oblige à donner le maximum. C'est de cette façon qu'on progresse le plus, tant individuellement que collectivement. Je suis content de pouvoir me concentrer uniquement sur mon jeu, sans avoir à me demander ce que pense mon entraîneur. Avec Éric, l'heure juste, tu l'as!»

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