«Je ne parierais jamais contre Daniel Sprong»

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Daniel Sprong a disputé cinq matchs jusqu'ici aux côtés des Crosby, Malkin et Letang, et les Penguins peuvent l'utiliser encore quatre soirs avant de voir sa première année de contrat être enclenchée

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(Trois-Rivières) Imaginez les Cataractes de Shawinigan sans Anthony Beauvillier. Ou les Wildcats sans Conor Garland.

Les Islanders doivent composer avec un cauchemar du genre, depuis que Daniel Sprong a réussi à se faire une place cet automne dans le vestiaire des Penguins de Pittsburgh. À 18 ans, il devait être la locomotive des Islanders, qui bâtissent autour de lui depuis trois ans. Au moment où le noyau arrivait à maturité, le voilà sous d'autres cieux, sans rien avoir obtenu en retour!

Remarquez, Sprong pourrait revenir à l'Île-du-Prince-Édouard, comme Anthony Duclair l'a fait l'an dernier chez les Remparts après un départ prometteur avec les Rangers. 

Sprong a disputé cinq matchs jusqu'ici aux côtés des Crosby, Malkin et Letang, et les Penguins peuvent l'utiliser encore quatre soirs avant de voir sa première année de contrat être enclenchée. 

Avec des gars comme Pascal Dupuis et Beau Bennett qui finiront par sortir de l'infirmerie, le directeur général Jim Rutherford sera peut-être tenté de renvoyer l'athlète natif des Pays-Bas dans le junior. Un scénario que Grant Sonier refuse de tenir pour acquis. 

«Je ne parierais jamais contre Daniel Sprong! Je suis en communication de façon régulière avec les Penguins. Daniel les a beaucoup impressionnés dès le camp des recrues. Et il continue de le faire. Jusqu'à preuve du contraire, il ne reviendra pas.»

Sprong a glissé en deuxième ronde au dernier encan de la LNH, là où les Penguins l'ont cueilli comme un fruit mûr. Il a déjà obtenu sa revanche, puisqu'il est le seul de sa cuvée dans le circuit Courteau à patiner sur les surfaces de jeu de la meilleure ligue au monde. 

«Je ne pense pas que personne n'ait jamais douté de son talent. C'est un surdoué de calibre mondial! Mais il y avait des réticences je crois sur sa façon de gérer la rondelle. Or Daniel a travaillé fort pour s'améliorer. Il y a des joueurs qui deviennent meilleurs quand ils côtoient l'élite. Pour d'autres, c'est l'inverse qui se produit. Daniel appartient à la première catégorie. Je savais qu'il jouerait dans la LNH, mais je ne savais pas quand ça se produirait. La réponse est venue rapidement!»

Certains hommes de hockey grimacent quand ils voient un jeune être utilisé de façon sporadique dans un circuit supérieur, plutôt que de dominer un peu plus bas. Sonier est plus nuancé. 

«Ça dépend de chaque joueur, de chaque situation. Les Penguins planifiaient de lui offrir une douzaine de minutes de temps de jeu. Ça ne s'est pas produit lors des trois premiers matchs mais à ses deux derniers, il a franchi ce plateau et ce fut probablement ses deux meilleurs matchs. Rendu là, ils connaissent leur équipe, et c'est aux dirigeants des Penguins de prendre les décisions.»

Le message aux entraîneurs et aux joueurs des Islanders, c'est de ne plus attendre après Sprong. «Ça change tout, qu'il ne soit pas avec nous. Par exemple, c'était un maître sur le jeu de puissance et il attirait beaucoup l'attention, ce qui donnait de l'espace à ses coéquipiers. On a une quarantaine de buts à remplacer mais ça ne peut se faire que par comité. Nous sommes donc en train d'évaluer notre équipe sans Daniel, afin de prendre les décisions qui s'imposent à la prochaine période de transactions. Et si jamais, il est retourné chez les juniors, nous trouverons bien une façon de lui trouver un gilet!»

Sans Sprong, les Islanders présentent une fiche de sept gains, six revers et une défaite subie en fusillade, ce qui leur confère le 10e rang au classement général. Une équipe de milieu de peloton, donc, qui pourra menacer les ténors du plateau si jamais le talentueux attaquant finit par revenir...

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Steve Larouche

Larouche aura bientôt sa chance

Grant Sonier magasinait un entraîneur-chef l'été dernier. Après bien des discussions, et un processus d'entrevues, il semble que deux finalistes avaient réussi à sortir du lot. Jim Hulton a finalement obtenu le job, un nez devant Steve Larouche.

«La candidature de Steve était excellente. J'ai adoré mes discussions avec lui. Il a beaucoup de bagage comme joueur, et du vécu comme entraîneur. C'est un gars qui comprend aussi les joueurs de notre époque, qui est en mesure de bien communiquer avec eux. Pour moi, c'est une question de temps avant qu'il n'obtienne sa chance comme entraîneur-chef dans notre ligue, ou encore chez les pros. Et c'est un gars qui obtiendra un succès quand ça se produira», confie Sonier.

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