LHJMQ: pas facile de graduer pour les entraîneurs francophones...

Mario Duhamel, ancien entraîneur des Voltigeurs de Drummondville,... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Mario Duhamel, ancien entraîneur des Voltigeurs de Drummondville, attendra la bonne occasion pour revenir derrière le banc d'une équipe de hockey.

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Les bons emplois dans l'univers du hockey sont rares. Mario Duhamel peut en témoigner, lui qui doit se contenter d'un rôle de directeur-gérant adjoint dans le junior même s'il a passé les deux dernières années dans la meilleure ligue sur la planète!

Après deux saisons dans le personnel d'entraîneurs de l'Avalanche, Mario Duhamel se sentait mûr pour un nouveau défi. Ses responsabilités le gardaient loin du banc les soirs du match, et peu impliqué dans les décisions névralgiques. L'ex-pilote des Voltigeurs a d'un commun accord avec Patrick Roy quitté Denver à la fin de la dernière saison, convaincu qu'il trouverait un boulot plus stimulant au courant de l'été.

Mais voilà, la grande proposition ne s'est pas matérialisée, malgré plusieurs discussions. «J'ai eu une bonne entrevue dans la Ligue américaine, à Charlotte. Mais ça n'a pas fonctionné. J'ai eu d'autres discussions, qui n'ont pas abouti. Je ne me plains pas de mon sort, je suis heureux avec les Huskies. Ça me permet de toucher à une autre facette du métier. Ouvrir ses horizons, ce n'est jamais mauvais», plaide Mario Duhamel, dont les rumeurs l'expédiaient à Gatineau, pour la succession éventuelle de Benoît Groulx. 

Or ce dernier n'a finalement pas bougé de l'Outaouais, alors la fenêtre s'est refermée. «Ce serait mentir de dire qu'il n'y a pas eu de pourparlers avec les Olympiques. Mais bon, l'ouverture ne s'est pas créée...»

Non, Groulx n'a pas réussi à graduer, même s'il a répété sur toute les tribunes que c'est ce qu'il recherchait après avoir mené le Canada à la conquête de la médaille d'or avec Équipe Canada junior. Détenteur d'une bague de la Coupe Memorial, Éric Veilleux a pour sa part dû se contenter d'un rôle d'adjoint dans la Ligue américaine l'an dernier. 

Il a bien repris son rôle de pilote cette année, mais c'est dans la très peu sexy East Coast League. Jean-François Houle a fait le parcours inverse à Veilleux au cours des deux dernières saisons... 

Les Québécois ont-ils plus de mal que les autres à se faire reconnaître à leur juste valeur? «Oui, par la force des choses. Il y a peu de Québécois dans les postes de management dans la LNH. Et on évolue dans un monde de contacts... Je m'en suis rendu compte cet été, à mon entrevue dans la Ligue américaine. Je ne connaissais personne autour de la table, et c'était réciproque. Ce n'est pas une question qu'on se fait bouder mais quand l'entonnoir se rétrécit, ton réseau devient important. C'est à nous de travailler plus fort, pour se faire connaître davantage. S'apitoyer sur son sort, peu importe le domaine, ça ne mène jamais à rien.»

Le nouveau job de Duhamel lui permet justement d'élargir ses relations. En attendant que le téléphone sonne pour retourner dans la ligne de mêlée.

«J'aime ce que je fais. Et je ne passe pas mon temps à attendre une autre opportunité. Avec les Huskies, je touche à de nouvelles choses pour moi, j'améliore mon bagage. Tout comme je me suis amélioré comme entraîneur avec l'Avalanche, une expérience formidable que je ne regrette pas. Et puis actuellement, je peux

passer un peu plus de temps en famille. Tout ça fait en sorte que je peux attendre la bonne opportunité.»

Viendra-t-elle en cours de saison? Duhamel ne souhaite de malheur à personne, évidemment, au sein de la confrérie. Mais si une équipe de la LHJMQ se cherche un lanceur de relève avec expérience, Duhamel ne sera pas trop loin, lui dont l'un de les mandats est justement d'épier les rivaux des Huskies! 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer