Les Cataractes tendent la main aux jeunes Atikamekws

Bryan Perro et Roger Lavergne ont visité la... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Bryan Perro et Roger Lavergne ont visité la dernière édition du Pow Wow de Wemotaci, lançant du même coup cette invitation pour le match de samedi face au Drakkar.

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(La Tuque) Après la controverse suscitée par la nouvelle image de marque des Cataractes de Shawinigan, l'organisation shawiniganaise a répondu à l'appel des membres des premières nations qui souhaitaient un meilleur partage de culture. Trois autobus ont été nolisés par les Cataractes pour permettre à de jeunes Atikamekws de vivre gratuitement, ce samedi, une expérience hockey au Centre Gervais Auto.

Cette initiative résulte d'une visite de certains membres de l'organisation des Cataractes à la dernière édition du Pow Wow de Wemotaci. «Lors du lancement de la nouvelle image, on nous a dit d'aller nous imprégner de la culture, des coutumes et de nous informer de la culture amérindienne. Bryan Perro et moi nous nous sommes rendus au Pow Wow, et nous les avons invités à venir partager avec nous le plaisir de voir un bon match de hockey. Le sport c'est rassembleur et on trouvait que c'était la meilleure façon d'établir une proximité encore plus grande», souligne le président des Cataractes de Shawinigan Roger Lavergne.

Au total, trois autobus se rendront à Shawinigan remplie de jeunes autochtones âgés entre 10 et 18 ans. Le départ se fera de Wemotaci pour deux autobus de 48 passagers et l'autre de La Tuque. L'annonce a été faite en début de semaine et déjà l'engouement se fait sentir.

«C'est une superbe invitation! C'est certain que les jeunes, et même les parents, sont excités de partir pour aller voir un match. C'est un tout inclus. Ils nous accueillent avec les entrées, ils vont remettre des chandails aux jeunes et il va aussi y avoir une période de signature d'autographes», souligne Christine Jean, directrice générale du Centre d'amitié Autochtone La Tuque (CAALT). «Le monde autochtone est hockey, autant chez les filles que chez les garçons. [...] C'est certain que c'est une belle façon de leur donner envie de continuer dans le sport et de persévérer là-dedans», ajoute Mme Jean.

Cette dernière ne croit pas que l'organisation des Cataractes ait agi en réaction au débat suscité par la nouvelle image.

Rappelons que la nouvelle image de marque des Cataractes dévoilée au début du mois d'août avait suscité la controverse, principalement dans le Canada anglais. Les affiches publicitaires montrent des joueurs mi-hockeyeur et mi-guerrier indien. «C'est certain qu'il faut faire attention de ne pas véhiculer une fausse image, mais je ne pense pas que c'était le but des Cataractes et je ne crois pas qu'il y ait de pardon à recevoir», a affirmé la directrice générale du CAALT.

D'ailleurs pour le président de Cataractes, il n'y a pas eu de controverse, ni de chicane avec les communautés autochtones. Selon lui, cette initiative est un simple échange culturel profitable aux deux communautés qui est «mis à l'avant-plan pour faire grandir tout le monde». «On n'a jamais senti aucun problème avec la communauté autochtone. [...... Ils n'ont jamais été offusqués par l'image de marque, bien au contraire», soutient M. Lavergne.

«Depuis les années 70, on a un indien comme signe et on est fier de l'avoir. Ce qu'on voulait faire ressortir ce n'est pas le côté belliqueux bien au contraire, on parle de courage, de détermination... C'est ça l'esprit d'un guerrier», ajoute-t-il.

En plus de la présence d'une centaine de jeunes atikamekws de la Haute-Mauricie, il ne serait pas impossible de voir le grand chef du Conseil de la nation atikamekw, Constant Awashish, faire la mise au jeu protocolaire lors du match de samedi. Il n'a pas été possible de parler à M. Awashish à ce sujet hier.

Au lendemain du lancement de la nouvelle image, le chef Awashish n'avait pas tardé à réagir. Il refusait de crier au scandale, mais il avait souligné que les gens auraient peut-être dû travailler avec des autochtones pour mieux comprendre la signification des symboles.

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