Cataractes: grande saison, amères séries

Le directeur-gérant Martin Mondou et l'entraîneur Martin Bernard... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Le directeur-gérant Martin Mondou et l'entraîneur Martin Bernard ont tracé un bilan positif de la dernière année chez les Cataractes.

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La défaite au premier tour des séries ne doit pas porter trop ombrage au chemin parcouru par les Cataractes au cours des derniers mois. Voilà le message du directeur-gérant Martin Mondou et du pilote Martin Bernard, qui ont rencontré les médias vendredi matin, trois jours après avoir été expédiés en vacances forcées par le but en or de Nikolaj Ehlers lors du septième match face aux Mooseheads d'Halifax.

«Dans nos objectifs, on voulait passer la première ronde. C'est un échec de ce côté, et c'est encore difficile à avaler quelques jours plus tard. Mais je suis fier de la progression de notre équipe. On a terminé plus haut que l'on pensait grâce au développement des Beauvillier, Girard, Sylvestre, Yan et compagnie. En séries, on n'a jamais été déclassés, et on a été un peu malchanceux face à une équipe qui valait mieux que sa 12e place au classement général. Si Brandon Gignac ne casse pas son bâton au moment de lancer en prolongation, on ne se parlerait peut-être pas aujourd'hui. Mais tout ça, c'est de l'excellent millage pour notre jeune équipe», faisait valoir Mondou.

Bernard a pour sa part reconnu que sa troupe n'était pas totalement prête pour le premier match de la série. Et que les unités spéciales, particulièrement le désavantage numérique, auraient dû être plus solides. «On affrontait une équipe expérimentée, on a appris énormément. Lors du premier match par exemple, l'intensité était à point pour un bon match de la saison régulière, mais pas pour un match de séries. Je doute qu'on fasse à nouveau la même erreur l'an prochain. On a eu toute une série de hockey, qui valait peut-être une demi-finale. On met tout ça dans notre sac à dos et on continue à avancer. J'ai dirigé un groupe uni cette saison. Cette chimie, elle partait du groupe d'actionnaires, et elle s'est transmise jusqu'au vestiaire. C'est un environnement très stimulant pour travailler et progresser.»

Par ailleurs, le pilote des Cataractes disait ne pas regretter d'avoir visé Ehlers durant la série, parce que le Danois aimait bien chuter sur la glace pour tenter de piéger les officiels. En le qualifiant de Roi des plongeurs, Bernard a écopé d'une amende de 5000 $. «Je suis déçu pour l'organisation. J'ai simplement livré le fond de ma pensée, en toute franchise. J'ai appris que je ne pourrai plus le faire à l'avenir!»

Sur le plan financier, les Cataractes doivent oublier d'importants revenus en n'atteignant pas les quarts de finale. Mondou a reconnu que la franchise venait de traverser deux saisons très difficiles au plan économique, et que celle-ci n'allait pas permettre de renflouer les coffres. «C'est de plus en plus difficile financièrement. En huit ans, le budget d'opérations annuel a grimpé de 800 000 $. Heureusement, nous pouvons compter sur l'appui de bons commanditaires. Et l'arrivée de Tommy (Tremblay), un jeune dynamique, au sein de notre équipe devrait nous aider au point de vue marketing.»

Déjà la tête à l'an prochain

Mondou et Bernard se disaient très optimistes en vue de l'an prochain. Quatre joueurs - Gabriel Slight, Zach Taylor, Alex Pawelcyk et Alexandre Coulombe - devraient batailler pour l'un des trois casiers de 20 ans disponibles.

Mondou promet d'étudier sérieusement le dossier du successeur de Marvin Cüpper, mais prévient que la solution est peut-être à l'interne. Antoine Samuel, Mathieu Bellemare et Frédéric Foulem sont les gardiens appartenant présentement à l'organisation qui peuvent prétendre au poste de gardien titulaire. Foulem est le plus intriguant des trois, puisqu'il évoluait cette saison au sein du prestigieux programme de Shattuck St-Mary's. Il a en poche une bourse d'études complète pour Harvard s'il désire poursuivre son apprentissage aux États-Unis, mais le canal de communication est ouvert entre sa famille et les Cataractes.

«Nous avons discuté, notre entraîneur des gardiens est allé le voir jouer. On croit qu'il viendra visiter nos installations cet été et qu'il prendra une décision par la suite», confie Mondou. «Pour le reste, on va garder l'oeil ouvert mais dans la ligue, il n'y a pas une tonne d'options concernant des gardiens avec de l'expérience.»

Les Cataractes ne sont pas gênés de véhiculer qu'ils souhaitent veiller plus tard l'an prochain. «Il nous manque un trophée dans cette ligue (Coupe du Président), c'est notre but. Est-ce qu'on va l'atteindre l'an prochain? Dans deux ans? On verra, mais on aime vers où on s'en va. Et on n'aura pas peur d'ajouter les morceaux qui manquent en cours de route au besoin. Ceci dit, il n'en manque peut-être pas tant que ça. On pense que certains jeunes dans l'organisation seront prêts à nous en donner plus l'an prochain», conclut-il.

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