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Du précieux millage en banque pour les Cataractes

Déçus, les joueurs des Cataractes peuvent néanmoins être... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Déçus, les joueurs des Cataractes peuvent néanmoins être fiers d'eux. Ils ont livré toute une bataille aux joueurs aguerris des Mooseheads.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

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Nikolaj Ehlers, qui ne s'est pas fait d'amis dans le coin par son attitude au cours des dix derniers jours, s'est servi de son immense talent pour offrir la série à son club. Toute la soirée, Marvin Cüpper était parvenu à le stopper. Mais en fin de troisième, Ehlers a fabriqué le filet égalisateur, puis il s'est lui-même chargé d'expédier les Cataractes en vacances, en prolongation, battant le portier allemand d'un tir parfait.

Une scène crève-coeur qui a mis fin à une saison étonnante des hommes de Martin Bernard. Un bond d'une douzaine de places au classement général, des jeunes qui ont progressé à vue d'oeil au fil des mois. Anthony Beauvillier est devenu le meneur de ce groupe et autour de lui, les autres éléments de l'équipe ont adopté son comportement de compétiteur. Ça fait pas mal de progrès en l'espace d'une saison!

Puis, le destin a voulu que les Cataractes doivent se frotter à une équipe aguerrie au premier tour des séries. Les Mooseheads ont dû se débrouiller avec un alignement dégarni durant toute la saison, ils valaient mieux qu'une 12e place au classement général. Une fois arrivé en séries, Dominique Ducharme avait l'ensemble de ses soldats à sa disposition, dont plusieurs avaient du vécu de qualité en séries.

C'est ce qui distinguait les Mooseheads des Cataractes durant cette confrontation épique. Ces derniers avaient vécu de l'adversité l'an dernier face au Drakkar en première ronde, mais c'était dans une cause perdue d'avance. Cette fois, ils avaient l'étiquette des favoris et la pression à supporter qui va avec ce statut, et ils ont mis un peu de temps avant de réaliser qu'au printemps, ça prend plus qu'une performance correcte pour engranger des victoires.

Les Mooseheads sortent de cette série après avoir exploité au maximum leurs capacités. Les Cataractes? Ils auront quelques regrets, c'est sûr. Et je ne parle pas des chances de marquer ratées en fin de troisième par Giovanni Fiore et Alexis D'Aoust, frustrés tour à tour par Éric Brassard. Ni à ce tir sur réception raté de Brandon Gignac en prolongation, alors que le filet était libre devant lui! Je fais entre autres référence au fait que les unités spéciales des Cataractes ont complètement été éclipsées par celles de leurs rivaux.

Reste que sept matchs d'une intensité aussi infernale, c'est du millage de qualité pour une jeune formation.

Mardi, avant la première mise en jeu, Martin Bernard était très détendu. Il était convaincu que ses hommes allaient être à la hauteur du rendez-vous. À part les premières minutes de la deuxième période, ils lui ont donné raison.

Ils ont vu Ehlers faire honneur à son statut de joueur étoile en faisant la différence en fin de soirée. Ehlers doit avoir passé 40 minutes sur la surface de jeu, il n'y a rien de honteux à être battu par un athlète de cette trempe dans un match aussi serré.

Dans deux ans, peut-être même dès l'an prochain, c'est un rôle que pourraient jouer Beauvillier, Dennis Yan ou Samuel Girard. Cette équipe a un brillant avenir devant elle. L'alignement n'est pas parfait, il faudra notamment trouver un successeur à Marvin Cüpper, mais le noyau dur en place fera vibrer pas mal le Centre Gervais Auto au cours des deux prochaines saisons si Martin Mondou ajoute les quelques morceaux qui manquent au puzzle.

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