Place au duel Cataractes-Mooseheads

L'entraîneur Martin Bernard et le vétéran Christophe Lalonde... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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L'entraîneur Martin Bernard et le vétéran Christophe Lalonde sont unanimes, les Cataractes devront trouver une façon de freiner l'attaquant-vedette des Mooseheads, Nikolaj Ehlers, pour accéder au deuxième tour des séries éliminatoires.

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Nous y sommes. Après un marathon de 68 matchs, les Cataractes s'engagent vendredi soir dans la grande danse du printemps avec, comme premier partenaire, les Mooseheads d'Halifax, qui sont arrivés à Shawinigan cette semaine sans complexe. Les deux clubs disent attendre la première mise en jeu avec impatience, sans vouloir changer la recette qui leur a permis de connaître du succès cet hiver.

«Nos gars sont dans un très bon état d'esprit. On se concentre sur les choses à réaliser pour connaître du succès et on y va match par match. Oui, ce sont les séries, mais il ne faut rien changer à notre routine», insiste le pilote des Cataractes Martin Bernard. «C'est comme un olympien qui garde la même routine le jour J. Il ne va pas tout changer parce que l'enjeu est différent. Il faut faire abstraction de tout ce qui entoure les séries et ne se concentrer que sur notre travail sur la glace. Ça reste du hockey!»

Bien sûr, les Mooseheads possèdent leur propre identité. Il y a le duo Nikolaj Ehlers-Timo Meier, probablement la meilleure paire dans toute la LHJMQ. Bernard a refusé hier de dévoiler s'il avait mandaté des joueurs pour assurer leur couverture. «Ce que je peux dire, c'est que nous sommes bien au fait que ces deux joueurs peuvent changer l'issue d'un match. Ils sont très explosifs. Mais ce serait une erreur de se concentrer uniquement sur eux. Les Mooseheads, c'est bien plus que Meier et Ehlers», propose Bernard, en confiant que ses hommes doivent tout faire pour éviter de leur offrir de l'espace gratuit en avantage numérique. «C'est l'une des clés. En séries l'an dernier, on a vu le Drakkar être très discipliné, beaucoup plus qu'en saison régulière. S'il y a une leçon à retenir de cette série l'an dernier, c'est celle-là! À ce temps-ci de l'année, il n'y a pas de place pour l'indiscipline.»

Christophe Lalonde est d'accord. Mais il ajoute que son équipe doit rendre la vie un peu plus dure à Ehlers. «C'est un gars très rapide. Mais nous possédons aussi pas mal de rapidité, ce n'est pas là qu'il peut nous brûler. Alors il faut être physique, lui laisser le moins de marge de manoeuvre possible. On a les gars pour faire ce travail, il ne faut pas passer à côté. Maintenant, il ne faut pas juste penser à Ehlers. On affronte un club avec du vécu, avec pas mal de punch offensif, il faut craindre les Mooseheads et s'assurer d'offrir notre meilleur hockey», souligne la peste de 20 ans, lui qui va partager son expérience des séries avec ses coéquipiers avant le déclenchement des hostilités. «Je peux aider un peu de ce côté, mais il ne faut pas trop mettre d'emphase là-dessus, on se doit de garder la même approche. Même s'il y a de l'excitation dans l'air.»

Dans l'autre camp, Dominique Ducharme parle le même langage. «On se concentre sur nos affaires. On respecte les Cataractes, ils ont connu une belle saison. Mais de notre côté, j'ai aimé notre fin de saison, nous avons fait face à beaucoup d'adversité. On amorce cette série avec confiance», lance l'entraîneur-chef.

Les Mooseheads contrôlaient leur destinée au dernier jour de la saison dimanche. Une défaite, et ils avaient rendez-vous avec les Remparts. Une victoire offrait plutôt un duel face aux Cataractes. Ducharme assure que son équipe n'a pas «choisi» les Shawiniganais. «Il y avait tellement de possibilités dans la dernière semaine, c'était impossible de prévoir ce qui allait arriver. De toute façon, ce n'est jamais une bonne idée de choisir son adversaire! Ce qu'on souhaitait au dernier match de la saison, c'était de terminer le travail sur une bonne note.»

Cette victoire aux dépens des Wildcats oblige quand même les Mooseheads à trouver des façons de battre Marvin Cüpper, le gardien le plus efficace de la LHJMQ. Si les Mooseheads peuvent miser sur un patineur d'exception en Ehlers, les Cataractes peuvent certainement prétendre au même statut pour leur portier allemand. «Ils ont tous les deux un gros impact, c'est vrai. On le connaît, Cüpper. Il était très solide également à ses deux premières campagnes alors que c'était plus difficile autour de lui», faisait valoir Ducharme. «Pour battre un bon gardien, c'est sûr qu'il faut accepter de travailler à l'intérieur. Ce sont des choses que l'on travaille depuis le début de la saison, et qu'il faut appliquer si on veut avoir du succès.»

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