Marvin Cüpper a su laisser sa marque chez les Cataractes

Débarqué à Shawinigan en obscur inconnu, le gardien... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Débarqué à Shawinigan en obscur inconnu, le gardien allemand Marvin Cüpper aura su laisser sa marque lors de son passage de trois saisons avec les Cataractes.

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(Shawinigan) Débarqué à Shawinigan dans l'anonymat le plus total à l'été 2012, dans l'ombre du jadis étiqueté «Crosby slovaque» Patrik Koys, Marvin Cüpper aura su braquer les projecteurs en sa direction avec brio pour laisser une empreinte historique lors de son passage de trois saisons avec les Cataractes, qui se terminera ce printemps.

Non seulement le portier allemand s'est hissé parmi les meilleurs gardiens de la Ligue de hockey junior majeur du Québec cette saison, mais il sera le dernier homme masqué en provenance de l'Europe à avoir évolué dans le circuit Courteau. «Dès le premier jour, j'ai senti que j'étais le bienvenu ici», confie-t-il.

Si son héritage demeurera bien ancré dans les livres de la plus vieille concession de la LHJMQ, son passage à Shawinigan a toutefois bien failli s'avérer bref. À l'automne 2012, les Cataractes venaient de soulever la Coupe Memorial quelques mois plus tôt et se préparaient à une douloureuse reconstruction. Avec les défaites qui s'accumulaient péniblement, Cüpper avoue avoir eu de la difficulté à s'acclimater à sa nouvelle terre d'accueil.

«Je n'ai jamais pensé à quitter pour rentrer chez moi. À un certain moment, j'ai songé à demander un échange, mais je savais que la situation allait s'améliorer et je suis bien content d'être resté ici. Je ne regretterai jamais d'être venu à Shawinigan.»

La patience du portier allemand aura finalement été payante cette saison, alors qu'il a signé 9 victoires de plus (36) que lors de ses deux premières campagnes combinées (27). «C'était très difficile mentalement de se préparer quand tu sais que ça va être aussi difficile gagner. Mais en bout de ligne, ça a été bon pour ma carrière, car ça m'a endurci mentalement.»

À l'aube de sa deuxième participation aux séries de la Coupe du Président - il était d'office lors du balayage subi l'an dernier aux mains du Drakkar de Baie-Comeau - Cüpper est bien conscient que sa carrière junior tire à sa fin. Néanmoins, il jure ne pas penser aux dépisteurs qui viennent parfois l'épier ou encore à un avenir chez les professionnels... pour l'instant.

«Évidemment que les séries seront déterminantes pour la suite de ma carrière. Mais j'essaie de ne pas m'en faire avec ce qui va arriver après mon année junior ou comment ça va arriver. J'y vais un match à la fois et on verra ce qui va se passer», mentionne le client d'Andrew Maloney de l'agence Maloney & Thompson Sports Management.

Alors que certains estiment que ses performances de cette saison - avec une équipe encore bien verte qui connaît une bonne campagne - méritent d'attirer l'attention des recruteurs de la Ligue nationale de hockey, Cüpper préfère ne pas s'immiscer dans le débat.

«Je ne sais pas si je mérite une chance chez les pros, car tout le monde a une opinion différente. Mais j'espère bien que j'aurai une chance de me faire valoir», sourit celui dont les statistiques le placent désormais parmi les plus prolifiques de l'histoire des Cataractes, aux côtés des Mathieu Chouinard, Julien Ellis et Gabriel Girard.

S'estimant chanceux d'avoir pu enfiler le maillot des Cataractes sous le regard de nombreux dépisteurs en trois ans, Cüpper se désole toutefois de constater que la Ligue canadienne de hockey fermera désormais la porte aux hommes masqués européens. Sans cette opportunité, il n'ose imaginer où sa carrière serait rendue aujourd'hui. Chose certaine, il aurait dû opter pour le hockey professionnel à un très jeune âge, en plein coeur de son développement.

«Je pense que tous les gardiens européens devraient avoir la chance de venir se développer dans la Ligue canadienne de hockey. Avec la nouvelle réglementation, ça sera difficile pour les gardiens européens d'obtenir autant de visibilité. C'est décevant comme règle», lance celui qui s'est exilé du domicile familial à 16 ans.

S'il parle avec ses parents pratiquement chaque jour, Cüpper a pu compter sur la visite de son père à deux reprises cette saison. Il n'est pas impossible que le paternel se pointe le bout du nez à Shawinigan pendant les séries éliminatoires, juste à temps pour constater l'ampleur de l'héritage que son fils aura laissé en plein coeur de la Mauricie.

Le cerbère en rafale

Né le 16 février 1994 à Koln, en Allemagne

A grandi dans une famille de quatre enfants, avec deux frères jumeaux de 26 ans et une soeur de 17 ans

A appris le français à l'école allemande pendant quatre ans comme langue seconde

Hockeyeur préféré: Henrik Lundqvist

Aspect favori de Shawinigan: le Centre Gervais Auto

Aspect qui lui manque le plus de l'Allemagne: la nourriture typique et les autoroutes (sans limite de vitesse)

Meilleur souvenir: ses deux participations au Championnat mondial junior de hockey en première division (2013, 2014) «J'essaie de m'en créer un nouveau cette année en séries.»

Film préféré: Lone survivor (Du sang et des larmes)

Musique préférée: blues, country

Plat préféré: pâtes au pesto

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